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Budget: Sébastien Lecornu reconnaît un texte "imparfait", mais appelle à "ne pas compromettre l’avenir du pays"

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Après trois jours d'étude en commission des finances, l'examen de la partie recettes du budget 2026 de l'État débute ce vendredi 24 octobre à l'Assemblée nationale. Les élus disposent en tout de 70 jours pour examiner le projet de loi de finances (PLF) dans sa totalité à compter du dépôt du texte le 14 octobre, soit jusqu'au 23 décembre.

L'ESSENTIEL

  • L'examen de la partie recettes du budget 2026 de l'État a débuté aujourd'hui dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Il reste moins de deux mois aux députés pour trouver un compromis. Lire la brève
  • La motion de rejet préalable déposée par La France insoumise a été rejetée par l'Assemblée nationale, avec 60 votes pour et 258 contre. Lire la brève
  • Olivier Faure prévenait aussi ce matin sur BFMTV que "s'il n'y a pas d'évolution d'ici lundi" sur le budget, "ce serait terminé" pour le gouvernement. Lire l'article
  • Ordonnances, vote des députés... Les différents scénarios pour aboutir, ou non, à une suspension de la réforme des retraites. Lire l'article

Sébastien Lecornu reconnaît un texte "imparfait"

C'est la fin de ce direct sur les débats autour du budget à l'Assemblée nationale, merci de l'avoir suivi.

Sébastien Lecornu a ouvert aujourd'hui à l'Assemblée les débats sur le budget de l'État, qui promettent d'être décisifs dès ce weekend, le PS exigeant davantage de justice fiscale, et menaçant dans le cas contraire de faire tomber le gouvernement.

Fait inhabituel, le Premier ministre s'est rendu au palais Bourbon pour une déclaration d'un quart d'heure en ouverture des débats en séance sur la partie recette. Il reconnaît un budget "imparfait", mais appelle à à "ne pas compromettre l’avenir du pays".

Éric Coquerel craint que le gouvernement "ne compte pas réellement changer son budget"

Invité de BFMTV, le député LFI de Seine-Saint-Denis, président de la commission des Finances à l'Assemblée assure que le projet de loi de finances "va être battu" au Parlement, où "il y a déjà eu des débats intéressants."

"Sébastien Lecornu se dit ouvert, mais on a vu dans les débats qu'en réalité, il ne compte pas réellement changer son budget", regrette-t-il, estimant que celui-ci est "globalement une catastrophe".

François Ruffin assure qu'il y a "15 milliards d'euros à prendre sur les grandes fortunes"

Place maintenant aux discussions sur le budget. À la tribune, François Ruffin député "Debout!" de la Somme, évoquant la justice sociale, assure qu'il y a "quinze milliards d'euros à prendre sur les grandes fortunes de notre pays", "qu'importent les moyens", évoquant notamment la taxe Zucman.

"On ne doit pas sortir de ce premier volet des recettes du budget avec quelques milliards d'euros, il doit y avoir une somme conséquente qui doit sortir d'ici, sinon ça ne sera pas acceptable pour le pays", insiste le député.

Le gouvernement n'a déposé qu'un seul amendement à son budget

Après une courte suspension de séance, Amélie de Montchalin, ministre chargée des Comptes publics, a pris la parole pour répondre aux députés qui se sont succédés à l'Assemblée.

"Il y a pour moi quelques petits motifs d'espoir", commence-t-elle à propos du budget qui va pouvoir être débattu par les parlementaires.

"Nous avons déposé un seul amendement, celui sur le logement et sur la manière de soutenir la construction de logements neufs", a déclaré la ministre.

Au total, plus de 2.000 amendements ont déjà été déposés par les différents groupes politiques sur la première partie, celle des recettes, du budget proposé par le gouvernement.

La députée LFI Claire Lejeune évoque un "budget Frankenstein, défendu par des revenants que personne ne veut"

La succession de prises de parole des différents groupes à l'Assemblée continue avec Claire Lejeune, députée LFI, qui charge un "budget Frankenstein, défendu par des revenants que personne ne veut."

"Il faut être bien naïf pour croire au compromis. Vous avez contribué à rendre ce régime autoritaire. Ne nous parlez pas de démocratie, ni du respect du travail parlementaire: vous en avez que faire", martèle l'élue.

Et d'ajouter: "C'est un budget de la cruauté, on s'attaque aux malades de longue durée, aux apprentis, aux retraités."

Le député macroniste Paul Midy estime que "mieux vaut un budget imparfait que pas de budget"

À l'Assemblée nationale, Paul Midy, député Ensemble pour la République, juge de son côté que la priorité est "d'avoir un budget avant la fin de l'année" et que celui-ci "sera peut-être imparfait pour nous tous, mais mieux vaut un budget imparfait que pas de budget."

"Nous sommes prêts, y compris au compromis, ajoute Paul Midy. Nous voulons que ça marche et nous pensons que c'est possible".

Jean-Philippe Tanguy qualifie le budget de "pitoyable"

Appelé à son tour à s'exprimer devant l'Assemblée nationale, le député RN Jean-Philippe Tanguy dénonce un "budget pitoyable, musée des horreurs de Bercy et de la Commission européenne".

"Aucune hausse d'impôts ne peut régler le problème", estime l'élu de la Somme, qualifiant le gouvernement d'"illibéral".

La motion de rejet déposée par LFI rejetée à l'Assemblée

La motion de rejet préalable déposée par La France insoumise a été rejetée par l'Assemblée nationale, avec 60 votes pour et 258 contre.

Avant le vote, les groupes Ensemble pour la République, Socialiste et Droite Républicaine avaient annoncé leur décision de ne pas voter la motion.

Pour Prisca Thevenot, Sébastien Lecornu a "ouvert des pistes de réponse aux demandes du PS"

Prisca Thevenot, députée Ensemble pour la République des Hauts-de-Seine, estime sur BFMTV que les débats sur le budget s'annoncent "houleux, denses", mais "auront lieu" à l'Assemblée nationale.

Elle juge que Sébastien Lecornu "a répondu ou ouvert des pistes de réponse aux demandes du Parti socialiste", après qu'Olivier Faure a exigé des mesures de justice fiscales et menacé le gouvernement de censure.

"J'espère que le Parti socialiste sera prêt à entendre les demandes de l'ensemble des parlementaires, à savoir permettre le débat", ajoute-t-elle.

Aurélien Le Coq, député LFI, dénonce un budget "d'horreur sociale"

C'est maintenant Aurélien Le Coq, député La France insoumise - Nouveau Front populaire du Nord, qui s'exprime depuis le perchoir de l'Assemblée nationale.

Il dénonce un budget "d'horreur sociale" avec lequel "tout le monde va morfler".

"Vous avez du sang sur les mains", ajoute-t-il, évoquant les coupes budgétaires annoncées, notamment dans le domaine de la Santé. "Vous vous apprêtez à pourrir la vie de millions de Français que vous avez déjà jeté dans la pauvreté", martèle l'élu.

Éric Coquerel, président de la commission des Finances, estime que "le budget est antisocial et antiécologique"

Le président de la commission des Finances Éric Coquerel dénonce un "budget antisocial et antiécologique".

"Depuis octobre 2024, l’équation n’a pas bougé. Nous allons débattre d’un budget minoritaire, présenté par un gouvernement minoritaire et je ne vois pas comment son sort pourra être différent. Je ne vois pas comment notre Assemblée pourrait l’adopter", déclare-t-il à la tribune de l'Assemblée nationale.

Il poursuit: "Cet énième projet de budget macroniste fait que poursuivre et aggraver les effets néfastes des budgets précédents. C'est un budget anti-social et anti-écologique, qui associé à celui de la sécurité sociale, est un musée des horreurs inégalitaire."

Philippe Juvin fustige l'augmentation des dépenses de l'Éducation nationale

"Est-il logique d'augmenter le nombre de fonctionnaires de l'Éducation nationale alors que le nombre d'enfants baisse et que nous fermons les écoles? Mon sentiment, c'est qu'il n'y a pas suffisamment de réflexion sur le fond, et particulièrement sur les dépenses inutiles", a soulevé le rapporteur général du projet de loi de finances pour 2026.

Philippe Juvin affirme que "la France ne produit pas assez"

"Quand vous divisez l’ensemble des heures travaillées en France, par la population en âge de travailler, nous sommes parmi les derniers en Europe", a déclaré le rapporteur général du projet de loi de finances pour 2026.

Philippe Juvin, rapporteur général de la commission des finances juge qu'il faut "donner un budget à la France"

Le rapporteur général de la commission des finances Philippe Juvin déclare que "nous devons malgré nos différences, donner un budget à la France".

"Il ne conviendra à personne totalement, car il sera un budget de compromis mais le pire serait l’absence de budget et l’image terrible que nous offririons au monde", ajoute-t-il.

Jean-Luc Mélenchon dénonce "une tambouille" entre "macronistes, socialistes et EELV"

Jean-Luc Mélenchon dénonce, dans un tweet, "la réunion secrète entre macronistes, socialistes et EELV", faisant référence à la réunion plus tôt entre les partis de gauche, hors LFI, et le bloc central.

"La France insoumise n'a rien à voir avec cette tambouille. Les accords entre eux ne nous engagent pas. Cette nouvelle coalition secrète est une honte", ajoute-t-il.

Le chef de file des Insoumis poursuit: "À l'Assemblée et partout en France, LFI mène la bataille contre ce budget de malheurs et ses auteurs Lecornu et Macron. Ils doivent partir."

Roland Lescure appelle à "protéger les commerces des territoires menacés par la concurrence déloyale"

“Le libre échange, ce n’est pas une religion, c’est un modèle économique qui fonctionne quand tout le monde joue le jeu”, a rappelé le ministre de l’Économie et des Finances Roland Lescure. “Aussi, protégeons-nous les commerces de nos territoires menacés par la concurrence déloyale grâce à une taxe sur les petits colis (...) Protégeons nos postiers”.

Le Premier ministre concède que "le budget que vous présente le gouvernement n’a pas vocation à tout régler"

Sébastien Lecornu concède, dans l'hémicycle, que "le budget que vous présente le gouvernement n’a pas vocation à tout régler. Bien des sujets seront tranchés par les Français en 2027".

Mais il appelle à "ne pas compromettre l’avenir du pays".

"Ne donnons pas raison aux commentateurs pessimistes. Démontrons à nos partenaires économiques dans le monde que nous restons un pays fiable et moteur", ajoute-t-il.

Sébastien Lecornu propose "d’augmenter de 6,7 milliards d’euro le budget des armées"

Le Premier ministre affirme, devant les députés, que le budget prévoit "d’augmenter de 6,7 milliards d’euros l’année prochaine le seul budget des armées".

"C’est 0,2 points de PIB, et cela représente plus de 25 milliards d’euros par an de plus qu’en 2017", précise-t-il.

Sébastien Lecornu reconnaît que cet effort "est conséquent" mais qu'"il déterminera notre avenir et notre capacité à garantir la paix pour nous-même et notre continent".

Le gouvernement prévoit "une importante réforme de l'État" pour faire des économies

Sébastien Lecornu confirme que "l’effort portera aussi sur le fonctionnement de l’État".

"Le budget initial prévoit de premières pistes d’économies, de supprimer certains doublons et de traquer certains surcoûts. Est-ce que cela suffira? Non. Il faut aller beaucoup plus loin dans une logique de moyen et de long-terme", ajoute-t-il.

Le Premier ministre précise: "Nous proposerons de construire une clarification des compétences de chaque acteur public et donc une importante réforme de l’état, l’une des plus importantes de ces dernières décennies."

Sébastien Lecornu déclare que "l'État entend récupérer l'argent de ceux qui fraudent ou abusent"

Le Premier ministre explique qu'"un projet de loi pour lutter contre les fraudes fiscales et sociales a été déposé en même temps que les lois de finances" et déclare que "l’État entend récupérer l’argent de ceux qui fraudent ou abusent".

"Cela n’est pas une petite affaire, car on parle de 20 milliards d'euros par an d’argent public non perçu. On ne peut plus voter de nouvelles lois fiscales ici même sans garantir la pleine justice et équité entre celles et ceux qui les respectent et celles et ceux qui les contournent", ajoute-t-il.

Le Premier ministre assure que "le déficit doit revenir en dessous de 5% l'année prochaine"

Sébastien Lecornu affirme que "le déficit sera ramené de 5,8% en 2024 à 5,4% en 2025" et qu'il "doit revenir en dessous de 5 % l’année prochaine".

Sébastien Lecornu déclare que "le projet de budget est un budget de transition"

Le Premier ministre Sébastien Lecornu commence sa prise de parole en disant que "ce projet de budget est un budget de transition".

"Transition car il protège certains choix du passé notamment pour l’emploi, transition car il comporte certaines bases de compromis, transition car il ne faut pas amputer l’avenir et permettre aux Français de trancher certains débats lors de la prochaine présidentielle", précise-t-il.

Sébastien Lecornu va s'exprimer à l'Assemblée

Le Premier ministre est désormais attendu dans quelques minutes à la tribune de l'Assemblée nationale pour s'exprimer à l'ouverture des débats sur la partie recette du budget 2026 de l'État.

Une réunion entre le PS, les Écologistes, le PCF, Horizons, Renaissance et le MoDem a eu lieu ce matin sur le budget

Les représentants du PS, du PCF, des Écologistes, d'Horizons, de Renaissance et du MoDem se sont retrouvés ce matin pour évoquer le budget 2026.


Gabriel Attal (Ensemble pour la République), Paul Christophe (Horizons), Cyrielle Chatelain (les Écologistes), Boris Vallaud (Parti socialiste) et Jean-Paul Matteï (MoDem) étaient présents.

Cette réunion était à l'initiative de Boris Vallaud, président du groupe PS à l'Assemblée nationale.

Marine Le Pen n'exclut pas le dépôt d'une motion de censure dans les prochains jours

La présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale n'exclut pas de déposer une motion de censure dans les prochains jours. "Nous verrons bien, on ne s'interdit rien", déclare-t-elle.

Marine Le Pen estime que "le PS soutiendra le gouvernement jusqu’au bout"

Interrogée sur l'ultimatum posé par Olivier Faure sur l'évolution du budget, Marine Le Pen estime que "c'est du bidon".

Pour elle, "la messe est dite". Elle précise: "Le PS soutiendra le gouvernement jusqu’au bout. Il y a un scénario qui a été écrit, les décors sont de Sébastien Lecornu, les textes sont d’Olivier Faure, et il y a sûrement quelqu'un qui intervient pour les costumes."

La présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale ajoute: "Tout ça est écrit à l’avance, ils mettent en scène leurs désaccords, alors que tout est déjà dealé."

Un déjeuner entre des députés du socle commun et le ministre chargé des relations avec le parlement avant le début des débats à l'Assemblée nationale

Avant les débats sur le budget 2026 qui débutent à 15 heures dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, un déjeuner a lieu au ministère des relations avec le Parlement entre le ministre et des députés du socle commun, a appris BFMTV de l'entourage de ministres.

Si la présence de Sébastien Lecornu était initialement attendue pour ce déjeuner calé en dernière minute ce matin, il ne sera finalement pas présent, indique Matignon à BFMTV.

Marine Le Pen dénonce "le matraquage des classes moyennes" dans le budget 2026

À l’issue d'un déplacement au Louvre, Marine Le Pen a indiqué qu'il y a "100 % de chance" que le Rassemblement national "soit en désaccord avec le projet de loi de finances ou le projet de loi de financement de la sécurité sociale".

Elle ajoute: "Dans le projet de loi de financement de sécurité sociale, il y a un matraquage des classes moyennes notamment par l’intermédiaire de baisses de prestations, et ça n’est pas admissible pour nous."

Marc Fesneau juge les "ultimatums" et le "chantage" venant du PS "inutiles"

Le président des députés Modem à l'Assemblée nationale dénonce sur X "les ultimatums et les caricatures (...) inutiles" venant du Parti socialiste en pleine recherche d'un compromis sur le budget 2026.

"Le chantage par voie de presse n’est pas une voie pour la discussion. Les Démocrates continueront de s’abstraire de ces mises en scène délétères", écrit Marc Fesneau.

Olivier Faure assure que "le RN n'est pas un parti qui protège les classes populaires et la classe moyenne"

Sur BFMTV, le premier secrétaire du PS s'en prend au Rassemblement national qui "n'est pas un parti qui protège les classes populaires et la classe moyenne".

"C'est un parti qui est du côté du grand capital, ils sont contre absolument toute forme de taxation des plus riches", fustige Olivier Faure.

Olivier Faure appelle à "taper sur les ultra-riches et sur les super-héritages"

Olivier Faure craint sur BFMTV que "ce que les plus riches ne paieront pas, ce sera aux Français de le payer" et explique que "si on a entre 15 et 20 milliards de recettes en plus", alors les socialistes auront "les moyens de corriger" la copie du gouvernement.

"Il faut taper sur les ultra-riches et sur les super-héritages", tranche le premier secrétaire du PS.

Olivier Faure prévient que "s'il n'y a pas d'évolution d'ici lundi" sur le budget, "ce serait terminé"

Olivier Faure lance un nouvel ultimatum au gouvernement sur BFMTV. Le premier secrétaire du PS prévient que "s'il n'y a pas d'évolution" sensible "d'ici lundi", sur le budget, "ce serait terminé".

LFI annoncera le nom de son candidat à la présidentielle "en temps voulu", Manuel Bompard rejette déjà une primaire "avec Raphaël Glucksmann"

Marine Tondelier a annoncé mercredi son intention d'être candidate à l'élection présidentielle: "c'est son choix", souligne Manuel Bompard sur Sud Radio qui note que la patronne des écologistes est en réalité "candidate à la primaire de son parti pour être candidate à une autre primaire si elle devait exister derrière".

"Le principe d'une primaire, c'est qu'à la fin vous devez vous engager à faire campagne pour celui qui gagne", soutient le député insoumis.

Sur l'organisation de cette primaire à gauche justement, le coordinateur national de LFI tranche la question: "moi je ne vais pas participer à une primaire avec Raphaël Glucksmann (...) avec lequel j'ai beaucoup de points de désaccord".

De leur côté, les insoumis présenteront le nom de leur champion pour 2027 "en temps voulu".

Manuel Bompard fustige un budget de la Sécurité sociale "invotable"

Le coordinateur de LFI et député des Bouches-du-Rhône, "ne croit pas" sur Sud Radio ce matin que les socialistes ont réussi leur pari malgré l'entérinement hier de la lettre rectificative concernant la suspension de la réforme des retraites.

"Dans ce budget de la Sécurité sociale, il y a des mesures tout à fait scandaleuses", fustige Manuel Bompard qui note un projet "invotable" par la gauche.

Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, assure que le gouvernement veut "un débat et un compromis"

Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, revient sur France 2 sur le rejet en commission des Finances du texte amendé sur les recettes du budget 2026.

Cette dernière se veut positive en assurant qu'en "commission les députés font des propositions" et votent parfois "des choses contradictoires".

"Nous voulons un débat et nous voulons un compromis", assure la membre du gouvernement de Sébastien Lecornu.

Plus que 60 jours pour examiner le projet de loi de finances

Les députés ont entammé cette semaine un véritable contre-la-montre pour le budget 2026.

Depuis lundi 9 heures et pendant trois jours, la commission des Finances s'est penchée sur la première partie du projet de loi de finances (PLF), celle consacrée aux recettes, pour une arrivée aujourd'hui dans l'hémicycle et un vote solennel le 4 novembre. Suivront l'examen des dépenses, puis le Sénat.

Les élus disposent en tout de 70 jours pour examiner le PLF à compter du dépôt du texte à l'Assemblée nationale le 14 octobre, soit jusqu'au 23 décembre, avec une promulgation avant le 31 décembre. Il en reste désormais 60.

"Larcher a poussé une gueulante": le Sénat bientôt en conflit avec Sébastien Lecornu?

"Un problème de confiance": pilier des gouvernements Barnier puis Bayrou, le Sénat s'agace d'être "occulté" par Sébastien Lecornu, fustigeant le choix du Premier ministre de se tourner vers la gauche au détriment de son socle parlementaire, majoritaire à la chambre haute.

Au sommet de l'institution, le président Gérard Larcher (LR) a fait part de son mécontentement ces derniers jours sur l'organisation des débats budgétaires, haussant notamment le ton mercredi soir lors de la conférence des présidents, réunion des hauts responsables sénatoriaux chargés d'arrêter l'ordre du jour en présence de Laurent Panifous, nouveau ministre des Relations avec le Parlement.

"Larcher a poussé une gueulante. Il ne peut pas accepter que le Sénat soit la cinquième roue de la charrette", affirme un participant à l'AFP. "Une discussion budgétaire désordonnée, ça n'est pas possible pour lui", appuie un autre.

"On a un problème de confiance", explique un proche du sénateur des Yvelines. "Larcher veut qu'on respecte le bicamérisme. Et s'il n'est pas respecté, il usera de toutes les armes à sa disposition pour le faire respecter", avertit-il.

Quels sont les différents scénarios pour aboutir, ou non, à une suspension de la réforme des retraites

Recours aux ordonnances, parcours législatif inédit et complexe, loi spéciale, vote du budget à l'Assemblée nationale... Compte tenu du temps imparti donné aux parlementaires pour se mettre d'accord sur le budget de l'État pour l'année 2026, de (très) nombreux scénarios sont sur la table avant une potentielle adoption.

Une seule certitude: les élus disposent en tout de 70 jours pour examiner le projet de loi de finances à compter du dépôt du texte à l'Assemblée nationale le 14 octobre, soit jusqu'au 23 décembre, avec une promulgation avant le 31 décembre.

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Sans mesures significatives de "justice fiscale", le camp gouvernemental risque la censure

Le chef des députés PS Boris Vallaud laisse planer la menace d'une censure du gouvernement si les macronistes ne se montrent pas "capables de justice fiscale" lors de l'examen de la partie recettes du budget 2026 de l'État.

"Si le bloc central n'est pas capable de voter la taxe Zucman, cet impôt minimal et indispensable sur les très hauts patrimoines, s'il n'est pas capable de voter l'ISF sur les milliardaires, sur lequel nous avons travaillé et que nous proposerons, s'il n'est pas capable de justice fiscale, je ne suis pas sûr qu'il sera possible de discuter de la suite", indique Boris Vallaud dans une interview au Parisien parue hier.

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Sébastien Lecornu appelle les députés à "trouver les voies du compromis"

Sébastien Lecornu a relativisé hier le revers du vote contre sur les recettes du budget 2026 en commission, n'y voyant pas un "échec".

"J'ai surtout vu un premier tour de piste, un premier tour de chauffe en quelque sorte, dans lequel chacun est venu avec ses convictions", a-t-il dit, invitant chacun à "trouver les voies du compromis".

"Je pense que nous avons un chemin" qui "va se concrétiser dans l'hémicycle", a lui espéré le député Modem Jean-Paul Mattei, en conclusion des débats de la commission des Finances.

Seuls les députés Renaissance ont voté pour la version amendée en commission du texte sur les recettes du budget 2026

Lors du récent examen en commission (qui précède l'examen dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale et fait office de répétition générale) de la partie recettes du budget de l'État pour 2026, ce texte a été largement rejeté par les députés.

Seuls les députés Renaissance l’ont validé, faisant redouter une impasse dans la chambre basse du Parlement. Au terme de trois jours d'intenses débats, il a été sèchement balayé, avec 11 voix pour et 37 contre.

Seuls les députés Renaissance ont approuvé le texte, le RN et la gauche votant contre et, plus inattendu, LR, dont sont issus six ministres du gouvernement - désormais suspendus de leur parti. Les deux autres groupes macronistes, le Modem et Horizons, se sont abstenus.

Le budget 2026 arrive à l'Assemblée nationale, les débats débutent à 15 heures

Bonjour à tous et bienvenue sur ce direct consacré à l'actualité politique en France.

Après avoir été étudié en commission des finances depuis lundi, la partie recettes du budget de l'État pour l'année 2026 commencera à être débattue dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale aujourd'hui vers 15 heures.