BFM
Alerte info

INFO BFMTV. Une quatrième personne mise en cause dans l'incendie de Crans-Montana

BFM Maxime Brandstaetter
placeholder video
Téléchargez la nouvelle application BFM
Le chef du service de la sécurité publique de la commune de Crans-Montana devient la quatrième personne mise en cause dans le cadre de l'enquête sur l'incendie du bar Le Constellation. Il sera entendu début février.

Après Jacques et Jessica Moretti, les patrons du bar Le Constellation qui a pris feu pendant la soirée du Nouvel an, puis l'ancien chargé de la sécurité de la ville de Crans-Montana, une quatrième personne est mise en cause dans le cadre de l'enquête autour de l'incendie.

Selon les informations de BFMTV, c'est désormais l'actuel chef du service de la sécurité publique de la commune de Crans-Montana qui est mis en cause. Il sera entendu le 6 février prochain.

"Qui a fermé les yeux?"

Sous ses ordres, les chargés de sécurité de la commune ont pour mission, notamment, de contrôler annuellement les établissements accueillant du public et de vérifier si les normes de sécurité incendie sont respectées, et ce chaque année. Un défaut avait ainsi été soulevé par l'enquête, puisqu'en 10 ans, le bar Le Constellation n'a été contrôlé que trois fois. Le dernier contrôle datait de 2020.

BFMTV a pu avoir accès aux rapports d'inspection qui ont été faits par les chargés de sécurité au fil des années depuis 2015. Ils pointent à chaque fois de nombreux défauts: un escalier d'issue de secours en bois, des salariés non-formés, des extincteurs non-indiqués... Une suite de problèmes qui n'a pas empêché la mairie de rendre un avis positif, ne mettant pas fin à l'activité du bar.

Toutefois, le chef du service de la sécurité publique mis en cause n'a été embauché qu'en mai 2024. Alors que reproche la justice à celui travaillait dans une autre commune auparavant? Est-ce de ne pas avoir organisé le contrôle du bar le Constellation en 2025 alors qu'il faut le faire tous les ans? À cette qestion, il n'y a pas encore de réponse. Mais reste qu'il est impossible de reprocher des faits datant d'avant mai 2024 à ce mis en cause.

"Qui a fermé les yeux?", demande Me Jean-Claude Giudicelli, avocat de deux victimes grièvement blessées lors de l'incendie, sur BFMTV. Il qualifie ces rebondissements dans l'enquête de "comédie judiciaire".

Dès le lendemain du drame, les autorités locales avaient elles-mêmes avoué un manque de contrôles mais avaient déclaré qu'elles "assumeraient leurs responsabilités".

L'ancien chargé de sécurité entendu le 9 février

Le couple de gérants fait l'objet d'une instruction pénale pour "homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d'incendie par négligence". Jacques et Jessica Moretti sous tous les deux sous mesures de contrainte. Le premier patron a tout d'abord été placé en détention provisoire le 9 janvier, puis libéré le 23, après le paiement d'une caution.

Les deux Français ont déjà été auditionnés une première fois à la mi-janvier afin de donner leur version des faits aux enquêteurs. Ils ont été interrogés sur la mousse antiphonique collée au plafond et qui a pris feu en raison des feux de bengale placés sur des bouteilles de champagne.

Ils ont pu donner des informations sur les mesures de sécurité prises dans le bar, mais aussi sur une porte de service fermée lors du mouvement de foule des clients tentant de fuir les flammes.

Mercredi 28 janvier, BFMTV a appris qu'un ancien chargé de sécurité de la mairie de Crans-Montana était lui aussi mis en cause dans l'enquête. C'est lui qui avait contrôlé les normes de sécurité du bar en 2018 et 2019. Désormais prévenu dans cette affaire, il sera entendu le 9 février.