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"Mon objectif, c'est que la gauche perdre la ville": Sarah Knafo "réfléchit" à se porter candidate à la mairie de Paris

BFM Salomé Robles
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L'eurodéputée Reconquête s'est dite "prête" ce dimanche 21 décembre sur BFMTV à se lancer dans la course à la mairie de Paris. Elle assure qu'elle ne le fera pas pour "faire perdre la droite", notamment celle portée par Rachida Dati.

Ira ou n'ira pas? Invitée de BFMTV ce dimanche 21 décembre, Sarah Knafo a déclaré "réfléchir" à se porter candidate en vue des élections municipales à Paris. "Je m'intéresse tout particulièrement à ce qu'il se passe dans la capitale", a-t-elle affirmé. L'eurodéputée Reconquête, parti créé par Éric Zemmour, espère "décider bientôt".

"Je réfléchis, j'étudie les programmes des différents candidats (...). Je verrai si je considère que les Parisiens ont déjà le candidat qu'ils méritent", a-t-elle soutenu. Dans tous les cas, elle s'est dite "prête y aller". "Ça m'intéresse beaucoup", a confié Sarah Knafo.

"Faire gagner la droite"

À Paris, socialistes, communistes et écologistes porteront une liste commune de la gauche dans la capitale dès le premier tour des élections municipales. Selon un sondage Ipsos pour Le Parisien publié le 13 décembre, cette alliance menée par Emmanuel Grégoire serait en tête du premier tour des élections avec 32% des intentions de vote. Rachida Dati, elle, arriverait deuxième avec 27% des voix.

Une candidature de Sarah Knafo pourrait-elle jouer les trouble-fête pour Rachida Dati? "Si j'y allais je ne serais jamais là pour faire perdre la droite mais au contraire pour faire gagner la droite", a répondu ce dimanche l'intéressée.

"Mon objectif, c'est que la gauche perdre la ville", a-t-elle ainsi martelé.
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Favorable à une union des droites

Si elle n'appelle pas Rachida Dati à une alliance dès le premier tour, Sarah Knafo voit toutefois l'union des droites comme "un sujet majeur". Au-delà du sujet des municipales à Paris, elle déplore de "voir la gauche qui arrive toujours à s'allier, qui arrive toujours à comprendre que l'intérêt des électeurs c'est d'avoir à la fin des partis qui se retrouvent".

"Il faudra enfin pour redresser le pays qu'on arrive à se mettre tous ensemble", a-t-elle appelé, plaidant notamment pour "l'union la plus large" lors du deuxième tour de la prochaine élection présidentielle afin d'"enfin remporter une victoire commune".

Celle qui place son parti à "équidistance entre le RN et LR" est également favorable à l'organisation de primaires à droite en vue du scrutin. "Toute la droite y gagnerait", a-t-elle soutenu, estimant que cela permet de "mettre les projeteurs sur les idées de droite".