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"Historique": le socialiste Emmanuel Grégoire salue l'"union" de la gauche hors LFI à Paris

BFM Baptiste Farge
Le député socialiste Emmanuel Grégoire le 5 novembre 2025 à Paris

Le député socialiste Emmanuel Grégoire le 5 novembre 2025 à Paris - GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Pour la première fois, socialistes, communistes et écologistes porteront une liste commune de la gauche dans la capitale dès le premier tour des élections municipales.

Après de longues tractations, la fumée blanche est enfin arrivée et Emmanuel Grégoire s'en réjouit. Le député socialiste, qui portera une liste d'union de la gauche hors La France insoumise dès le premier tour des municipales à Paris en mars, évoque un événement "historique" sur RTL ce jeudi 18 décembre.

Et pour cause: si la majorité de gauche est plurielle depuis 2001 dans la capitale, les écologistes avaient toujours présenté une liste autonome au premier tour, à l'inverse des communistes alliés directement au Parti socialiste.

Mercredi, un accord a été approuvé dans la soirée par le conseil fédéral des socialistes parisiens, à 85%, et par plus de 70% des militants écologistes de Paris.

"Maintenant, nous souhaitons à travers ce rassemblement créer une dynamique qui soit historique pour Paris et qui permette de protéger Paris de ce backlash conservateur, de cette menace de l’extrême droite que l’on voit monter partout", se projette Emmanuel Grégoire.

"La seule liste qui peut protéger Paris" face à la droite

L'ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo se présente comme la principale alternative à Rachida Dati, ministre de la Culture et maire du VIIe arrondissement parisien, qui est soutenue notamment par le parti Les Républicains.

"Nous allons construire un rassemblement pour permettre à l’électeur de gauche de comprendre qu’aujourd’hui il y a une confrontation qui s’engage avec Rachida Dati et que nous sommes la seule liste qui peut protéger Paris de basculer à droite", dit-il.

Une manière d'incarner le vote utile, alors que sa liste est menacée à gauche par celle portée par la députée insoumise Sophia Chikirou. Emmanuel Grégoire joue la sérénité. L'élu parisien parie que cette très proche de Jean-Luc Mélenchon sera "en dessous des 10%" des votes exprimés, nécessaires pour se qualifier au second tour.

Se voulant "sans ambiguïté", il assure une nouvelle fois qu'il n'y aura "pas d'accord" avec La France insoumise, même si son allié écologiste David Belliard prône l'ouverture envers le mouvement de gauche radicale en vue de l'entre-deux-tours.

Une liste d'alliance menée par Emmanuel Grégoire remporterait 32% des suffrages au premier tour des municipales, devant la liste de Rachida Dati (27%), d'après un sondage Ipsos pour Le Parisien datant du 13 décembre.

Le conseiller municipal Pierre-Yves Bournazel (Horizons), dont la candidature est appuyée par le parti présidentiel Renaissance, est quant à lui crédité de 14% des intentions de vote. Tandis que Sophia Chikirou est donnée à 13%. Une tendance qui, si elle se confirme, pourrait déboucher sur une quadrangulaire au second tour.