L'Assemblée nationale rejette les motions de censure déposées par La France insoumise et le Rassemblement national

La motion de censure du gouvernement Lecornu déposée par la France insoumise a été rejetée à 19 voix près par les députés ce vendredi 23 janvier: 269 députés ont voté "pour" la censure, dont cinq socialistes, deux Liot et un LR, n'atteignant pas la majorité requise de 288 voix.
Quelques instants plus tard, la motion de censure du Rassemblement national a elle aussi été rejetée, avec 142 voix pour.
LFI annonce de prochaines motions de censure
"L'écart s'est considérablement réduit par rapport à la précédente", note Éric Coquerel après les résultats du premier vote, évoquant la motion de censure déposée par LFI contre le Mercosur qui avait atteint 256 voix.
"C'est un enseignement. Cela nous insiste pour les suivantes, avec la motion de censure qui va arriver après le recours au prochain 49.3 (sur la partie "dépenses du budget, NDLR) et la motion de censure finale, à mettre encore plus la pression sur tous les députés d'opposition afin qu'ils censurent ce gouvernement et ce budget catastrophique pour ce pays", a réagi le député.
Le député RN Jean-Philippe Tanguy a quant à lui fait part d'une "grande colère" et d'une "indignation pour l'intérêt national" après les résultats du vote de la motion de censure de son groupe.
Sébastien Lecornu s'est défendu avant le vote des deux motions de censure, de recourir finalement au 49.3 pour faire passer sans vote le budget, expliquant que "quand le débat ne permet plus de conclure, quelqu'un doit assumer".
Une réponse à l'utilisation du 49.3
Après son recours à l'article 49.3 pour faire passer la partie "recettes" du budget de l'État sans vote des députés, Sébastien Lecornu a été confronté à deux nouvelles motions de censure de la part de La France insoumise et du Rassemblement national. Les deux partis ont déjà tenté de censurer le gouvernement en place par le passé, en vain.
"La première mission du gouvernement est de donner un budget à la nation", avait justifié le Premier ministre, avouant avoir tranché avec "amertume" en faveur de cet outil constitutionnel.
Rapidement, par la voix de sa cheffe de groupe Mathilde Panot notamment, LFI a dénoncé un "budget de malheur" voté "en force". De son côté, Marine Le Pen a condamné des "annonces irresponsables" du Premier ministre "pour acheter le PS". "Il est plus que temps que les députés qui ont prétendu diminuer les impôts et rétablir les comptes publics prennent enfin leurs responsabilités", a assuré la députée.











