Élection présidentielle 2027: Gabriel Attal affirme "n'avoir jamais exclu" l'idée d'une primaire au sein de son camp

Qui portera le programme électoral de Renaissance pour l'élection présidentielle de 2027? La question est pour le moment encore sans réponse définitive. Invité de BFMTV-RMC ce mardi 27 janvier, le patron du parti présidentiel Gabriel Attal ne veut pas encore parler de "qui" mais surtout du "quoi". "Il y a beaucoup de candidats sans projet. Moi je veux que notre projet ait un candidat", a-t-il lancé.
Si les ambitions de Gabriel Attal pour la présidentielle se murmurent au sein du parti et au-delà, son allié historique Édouard Philippe s'est déjà lancé dans la course tandis que le ministre de la Justice Gérald Darmanin a dit dimanche sur LCI qu'il "songe" à la présidentielle et qu'il se sent "capable" d'être le candidat de son camp. De quoi craindre un trop-plein de candidats du même bord politique.
Selon Gabriel Attal, "il faut que des personnalités qui défendent un projet proche ne soient bien évidemment pas toutes candidates à la présidentielle", pour ne pas notamment avoir au second tour un duel "La France insoumise-Rassemblement national".
Interrogé sur l'organisation d'une éventuelle primaire, le plus jeune Premier ministre de la Ve République assure n'avoir "jamais exclu cette possibilité-là".
Néanmoins, le concept même d'une primaire n'est pas pour enchanter tous les cadres du parti. "Ce que je constate, c'est que la plupart que l'on présente aujourd'hui comme des candidats principaux sont contre l'idée de la primaire", note Gabriel Attal. "Il y a beaucoup de débats sur le périmètre de cette primaire", ajoute-t-il. Car là est la princiaple interrogation: si primaire il y a, quels partis rassemblera-t-elle?
Une primaire de la gauche "unie" en octobre
À l'heure actuelle, Gabriel Attal insiste: il finalise avant tout les contours du projet que son parti présentera aux Français. "C'est d'abord un projet qui incarne Renaissance, sur lesquels ont travaillé les adhérents, les élus, les experts. Et ensuite, on va le défendre", appuie-t-il,
De leur côté, des responsables politiques de la gauche ont d'ores et déjà annoncé l'organisation d'une primaire de la gauche unie le 11 octobre prochain, avec pour volonté de présenter un candidat commun pour le PS, EELV, Génération.s, Debout et l'Après sous la bannière Front populaire 2027. Une primaire sans La France insoumise, qui présentera vraisemblablement son propre candidat, mais aussi sans le mouvement de Raphaël Glucksmann Place publique. Le Parti communiste, quant à lui, pourrait finir par intégrer le projet, selon plusieurs cadres de gauche.
François Ruffin (Debout) a déjà annoncé ce lundi 26 janvier sa volonté de se présenter à l'élection présidentielle dans le cadre de cette primaire afin de devenir "le premier président au Smic". La cheffe des écologistes Marine Tondelier est également d'ores et déjà candidate.
Quant au Rassemblement national, la figure du parti dépend aujourd'hui d'une décision de justice, attendue pour l'été. Si la peine d'inéligibilité de Marine Le Pen est confirmée en appel dans le cadre de son procès pour l'affaire des assistants parlementaires du Front national au Parlement européen, cette dernière devrait laisser sa place à son dauphin, Jordan Bardella.











