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"Si j’échouais à convaincre les Havrais...": Édouard Philippe conditionne sa candidature à la présidentielle à une victoire aux municipales

BFM Alixan Lavorel
L'ancien Premier ministre, Édouard Philippe, le 10 septembre 2024

L'ancien Premier ministre, Édouard Philippe, le 10 septembre 2024 - Ludovic MARIN / AFP

Sur le plateau de LCI, l'actuel maire du Havre confie que s'il n'arrive pas à convaincre les habitants lors des municipales de mars prochain, il ne serait alors "pas dans une bonne position pour convaincre les Français" en 2027 dans la course à l'Élysée.

Le maire Philippe avant le candidat Philippe? L'ancien Premier ministre Édouard Philippe a évoqué ce lundi 8 décembre sur LCI l'avenir de sa candidature à la présidentielle de 2027. Une candidature qui semble désormais conditionnée à une victoire aux municipales de mars prochain au Havre, où il est maire depuis 2010.

"Si j’échouais à convaincre les Havrais (...), je ne serais pas dans une bonne position pour espérer convaincre les Français", estime Édouard Philippe.

Celui qui dit "aimer" sa ville assure que ce qu'il "vit" et "apprend" dans son mandat local est "infiniment plus précieux" que ce qu'il a pu faire en tant que député à Paris au palais Bourbon.

Prendre ses distances avec Emmanuel Macron

"Là où les Havrais m'ont donné tort, les Français vont me donner raison?", se questionne l'ancien Premier ministre qui finit par botter en touche en souhaitant ne pas "se placer dans la situation où je ne vais pas remporter l'élection à laquelle je me présente".

Édouard Philippe espère capitaliser sur une victoire dans sa ville aux municipales afin de relancer sa campagne pour la présidentielle qui patine depuis quelques mois.

D'après un sondage Elabe BFMTV/La Tribune Dimanche publié début novembre, "Édouard Philippe recule fortement par rapport à avril dernier". Pour autant, "parmi les trois candidatures testées [du camp présidentiel, NDLR], Édouard Philippe obtiendrait 15,5%, contre 12,5% pour Gabriel Attal et 7% pour Gérald Darmanin dans les configurations comparables". Il serait également "le seul à prendre la deuxième place de manière nette" et affronterait le candidat du RN au second tour.

Le patron du parti Horizons prend également ses distances avec Emmanuel Macron, en jugeant notamment qu'en "l'état" le budget de la sécurité sociale "ne peut pas être voté" mais aussi en assumant il y a quinze jours son appel à la démission du chef de l'État.