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Sophia Chikirou et des candidats insoumis aux municipales appellent à faire de la lutte contre les violences dans le périscolaire une "priorité"

BFM Salomé Robles
Une affiche de Sophia Chikirou, députée de La France Insoumise, lors du lancement de sa campagne électorale pour les élections municipales à Paris, le 14 novembre 2025.

Une affiche de Sophia Chikirou, députée de La France Insoumise, lors du lancement de sa campagne électorale pour les élections municipales à Paris, le 14 novembre 2025. - THIBAUD MORITZ / AFP

Des accusations de maltraitance et de violences sexuelles contre des enfants ont été révélées lors d'encadrements périscolaires et extrascolaires de plusieurs villes du pays. La France insoumise appelle à un meilleur contrôle ainsi qu'à des formations plus complètes.

"Ces lieux, qui devraient être synonymes de protection et d’émancipation, deviennent, partout en France, trop souvent le théâtre de faits graves". Dans une tribune publiée dans La Tribune Dimanche, 92 candidats de La France insoumise aux municipales de mars 2026 disent vouloir faire des violences contre les enfants une priorité de leurs politiques.

Ils ciblent notamment le cadre de l'encadrement périscolaire, au cœur de multiples révélations ces dernières semaines. Morigny-Champigny, Nantes, Paris... De nombreux établissements sont accusés de violences sexuelles ou de maltraitances.

Pour La France insoumise, ces affaires "ne relèvent pas de dérives isolées" mais "révèlent des défaillances persistantes dans l’organisation, l’encadrement et le contrôle des accueils collectifs de mineurs".

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Le mouvement estime que cette situation "est le produit de choix politiques", pointant ainsi du doigt l'"austérité budgétaire imposée par l'État", l'"affaiblissement des politiques nationales de soutien aux collectivités", la "précarisation des métiers de l’animation" ou encore l'"insuffisance des contrôles".

"Au cœur des priorités"

Un constat partagé notamment pas le collectif SOS périscolaire qui a déploré le manque de professionnalisation des métiers de l'animation et l'encadrement périscolaire, ainsi que la loi du silence qui règne dans le milieu.

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"Trop souvent, l’enfance et la jeunesse ne sont pas placées au cœur des priorités municipales, au détriment de la sécurité et des droits des enfants", écrivent ainsi les candidats insoumis auprès de nos confrères de La Tribune Dimanche.

Pour contrer cela, ils esquissent plusieurs pistes. D'abord, selon eux, il est nécessaire de "renforcer les contrôles des accueils collectifs de mineurs par les services de l’État". Ainsi, les formations certifiantes et les diplômes "doivent intégrer des modules obligatoires de prévention et de lutte contre les violences physiques et sexuelles", demande La France insoumise.

"Une communication effective entre la Justice, l’Éducation nationale et les communes doit permettre la suspension immédiate des agents mis en cause", plaident également ces 92 têtes de listes aux municipales, dont Sophia Chikirou, candidate à la mairie de Paris, où plusieurs affaires ont récemment été révélées.

Auprès de BFMTV, Patrick Bloche, premier adjoint chargé de l’éducation et de la petite enfance à la mairie de Paris, a annoncé le 7 décembre que 36 animateurs avaient été suspendus, dont 19 pour violences sexuelles sur mineurs.

Une "professionnalisation durable des équipes"

S'ils étaient élus maires de leur ville respective, ces candidats insoumis abaisseraient "à un adulte pour 8 enfants en maternelle et un adulte pour 12 enfants en élémentaire, afin de garantir une vigilance réelle et continue" et mettraient "fin à l’ensemble des dérogations existantes en matière d’encadrement".

Dans cette tribune, ils appellent à une "professionnalisation durable des équipes", notamment sur "l’accompagnement du handicap, le soutien scolaire, l’hygiène et la santé des enfants".

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"Chaque commune doit également se doter de procédures claires de recueil de la parole des enfants et de protocoles de signalement conformes à l’article 40 du code de procédure pénale", avancent les insoumis.

Ils déplorent que, selon eux, l'"héritage d’une politique des loisirs fondée sur l’éducation populaire, la protection des mineurs et l’égalité d’accès pour tous les enfants aux loisirs est aujourd’hui mis à mal".