L'Équateur affirme qu'un agent de la police américaine de l'immigration a tenté d'entrer dans son consulat de Minneapolis
Un patch et un badge ICE sont visibles sur un agent du département de la Sécurité intérieure alors que le vice-président américain JD Vance s'exprime à Royalston Square, à Minneapolis, dans le Minnesota (États-Unis), le 22 janvier 2026. - Photo par JIM WATSON / POOL / AFP
Le ministère des Affaires étrangères de l'Équateur a dénoncé ce mardi 27 janvier une tentative d'incursion d'un agent de la police américaine de l'immigration dans son consulat à Minneapolis, sur fond de tensions autour des descentes ordonnées par l'administration Trump.
Le gouvernement de Daniel Noboa, l'un des plus proches alliés de Washington en Amérique latine, a adressé une note de protestation à l'ambassade des États-Unis à Quito à propos de cet événement, a indiqué le ministère dans un communiqué.
Des fonctionnaires du consulat "ont empêché l'entrée de l'officier" de l'ICE mardi matin pour protéger "les Équatoriens qui se trouvaient alors dans le siège consulaire", a-t-il précisé.
Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent un homme au visage dissimulé tenter de pénétrer dans le bâtiment, tandis qu'un fonctionnaire l'avertit qu'il n'y est pas autorisé. Le ministère demande à ce que "des actes de cette nature ne se reproduisent dans aucun des bureaux consulaires de l'Équateur aux États-Unis".
Donald Trump annonce une "petite désescalade"
Donald Trump a annoncé ce mardi une "petite désescalade" à Minneapolis après l'arrivée de son conseiller dépêché pour désamorcer les tensions autour de l'opération anti-immigration ayant conduit à la mort de deux manifestants, tués par balles par des agents fédéraux.
La semaine dernière, une photo montrant un enfant équatorien de 5 ans apeuré, escorté par un agent de l'ICE qui le tenait par son sac à dos Spider-Man, a fait le tour du monde et attisé les protestations. Un juge a temporairement bloqué l'expulsion hors des États-Unis du jeune garçon arrêté avec son père, "jusqu'à nouvel ordre".
Deux versions s'opposent concernant sa prise en charge par la police de l'immigration. Selon une représentante du réseau scolaire que l'enfant fréquentait, il a été utilisé comme "appât", forcé de frapper à la porte de son domicile pour faire sortir les personnes qui s'y trouvaient.
Les autorités fédérales affirment au contraire qu'il a été récupéré devant chez lui après que son père a pris la fuite.
La montée de la violence liée au narcotrafic, le chômage et le coût de la vie élevé comptent parmi les raisons qui poussent les Équatoriens à migrer. En 2025, plus de 9.500 d'entre eux ont été expulsés des États-Unis. Le plus fort des expulsions de ces cinq dernières années a eu lieu en 2023: quelque 18.400 migrants avaient alors été renvoyés en Équateur, selon les chiffres du ministère des Affaires étrangères.












