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"Des mots qui glacent le sang": Fabien Roussel décrit une "France sidérée" par les propos du chef d'état-major des armées

BFM Vincent Gautier
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En meeting ce dimanche 23 novembre à Marseille, Fabien Roussel a une nouvelle fois dénoncé les propos du général Fabien Mandon tenus mardi devant les maires réunis en congrès.

Pour Fabien Roussel, "la France est sidérée" et "le peuple français est sous le choc". "Sous le choc" des propos du chef d'état-major des armées, sur lesquels est revenu le secrétaire général du Parti communiste français dès le début de son intervention en meeting, à Marseille, ce dimanche 23 novembre.

Mardi, face aux maires réunis en congrès porte de Versailles, le général Fabien Mandon avait jugé nécessaire que le pays restaure sa "force d'âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l'on est" et qu'il soit prêt à "accepter de perdre ses enfants" dans un contexte international de plus en plus tendu, en particulier à cause de la guerre entre l'Ukraine et la Russie.

Après ces propos, Fabien Roussel avait fait partie des premières personnalités politiques à dénoncer les "discours va-t-en-guerre insupportables" tandis que Jean-Luc Mélenchon avait exprimé son "désaccord total" avec le chef d'état-major des armées.

"Nous ne voulons pas d'une Troisième Guerre mondiale"

Les mots du général Fabien Mandon "glacent le sang", a affirmé Fabien Roussel à la tribune ce dimanche, faisant le parallèle entre ces déclarations et la mort de Mehdi Kessaci, frère d'un militant engagé contre le narcotrafic et assassiné le 13 novembre dernier.

"Nous ne voulons perdre aucun de nos enfants, ni ici, ni à l'étranger", a poursuivi le maire de Saint-Amand-les-Eaux. "Or malheureusement, à Paris comme à Berlin, ils présentent la guerre comme inévitable et leur slogan se résume à: 'Si tu veux la paix, préparer la guerre'".

Tandis que des diplomates ukrainiens, européens et américains se sont donné rendez-vous à Genève depuis ce dimanche pour discuter du plan de paix mis sur la table par Washington, un cadre perçu comme une forme de capitulation aussi bien par Bruxelles que par Kiev, Fabien Roussel a affirmé être "autant opposé au nationaliste Poutine qu'à ceux qui voudraient nous faire entrer en guerre contre le peuple russe". Il a également plaidé pour "une paix juste et durable, garantissant la sécurité pour tous les peuples d'Europe, de l'Atlantique en Oural".

"Nous ne voulons pas d'une Troisième Guerre mondiale alimentée par des nationalismes, alimentée par des chefs d'État en quête d'autorité, alimentée par des impérialismes puissants", a encore tonné Fabien Roussel. "Jamais nous ne voterons des crédits militaires et les pleins pouvoirs à des dirigeants prêts à envoyer nos enfants se faire tuer pour des guerres qui ne sont pas les nôtres."