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Présidentielle 2027: Amélie de Montchalin en faveur d'une primaire "la plus large possible"

BFM A. La. avec AFP
La ministre chargée des Comptes publics, Amélie de Montchalin, tient une conférence de presse après une réunion hebdomadaire du cabinet au palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 16 avril 2025.

La ministre chargée des Comptes publics, Amélie de Montchalin, tient une conférence de presse après une réunion hebdomadaire du cabinet au palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 16 avril 2025. - Ludovic MARIN / AFP

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La ministre du Budget a appelé ce mardi 27 janvier à "une primaire ouverte" en vue de l'élection présidentielle "parce que si on a dix candidats qui disent des choses assez similaires mais qui se battent entre eux, à la fin, on fera gagner les extrêmes".

La ministre de l'Action et des Comptes publics Amélie de Montchalin a appelé ce mardi 27 janvier à "une primaire ouverte" en vue de l'élection présidentielle, affirmant que le RN n'était "pas de droite" et l'accusant de "mensonge" et "d'incompétence".

"J'appelle à une primaire ouverte", "la plus large possible", a déclaré la ministre sur CNews/Europe 1, "parce que si on a dix candidats qui disent des choses assez similaires mais qui se battent entre eux, à la fin, on fera gagner les extrêmes".

Indiquant qu'elle-même ne s'y présenterait pas, elle a jugé "très important qu'on (...) arrive unis" car "le poison en politique, c'est la division."

"On est un certain nombre de notre famille politique, de cette génération que le président de la République a pu faire émerger, à considérer que 2027 ne se gagnera pas sur juste un projet, (mais aussi sur) une méthode de gouvernement, d'élargissement, de rassemblement."

La ministre dénonce le "chantage pathétique" du RN

Selon elle, les Français "en ont marre de voir des guerres picrocholines, alors que ce qu'ils veulent, c'est un cap pour le pays".

Elle a critiqué l'attitude du Rassemblement national, qui a voté pendant la séquence budgétaire, "main dans la main avec les Insoumis, 34 milliards de hausses d'impôts pour les entreprises", une position que le parti d'extrême droite a, selon elle, "un problème à assumer".

Elle a accusé le RN "d'un chantage pathétique", et ses députés de "faire pression sur le terrain (sur les) députés de la droite républicaine qui s'apprêtent à (ne pas censurer le budget mardi, NDLR), même si ce budget n'est pas celui qu'elle aurait voulu".

"On parle de l'union des droites", a-t-elle relevé, mais pour elle, le budget, avec ces impôts votés par le RN, "révèle qu'il n'est pas de droite".

Elle a accusé les partis "extrêmes" de "mensonge" et d'être "dangereux pour notre pays".

"Entre ce que dit Jordan Bardella sur les chaines de télévision" ou "aux patrons" (le président du RN tient désormais des propos plutôt libéraux, NDLR), "et ce que font les députés du RN, il y a un gouffre et ce gouffre s'appelle l'incompétence", a-t-elle conclu.