Gouvernement: le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez estime qu'une censure "créerait de graves désordres"

L'ESSENTIEL
- Sébastien Lecornu a proposé de suspendre la réforme des retraites en l'état pour l'âge et la durée de cotisation jusqu'à la prochaine élection présidentielle. Lire l'article
- Le Premier ministre soumettra cette suspension "dès le mois de novembre" aux députés par un amendement au projet de budget de la Sécurité sociale (PLFSS). Lire l'article
- Olivier Faure, qui appelle le PS à ne pas censurer le gouvernement, entend réintroduire la taxe Zucman par amendement. Lire la brève
- En raison du gel du barème, 200.000 nouveaux ménages risquent de devoir payer des impôts sur le revenu. Lire l'article
Les deux motions de censure examinées ce matin par les députés
Ce direct consacré à l'actualité politique est désormais terminé, merci de l'avoir suivi sur BFMTV.com
Les députés examineront ce matin deux motions de censure déposées par le Rassemblement national et La France insoumise. Entre 273 et 282 députés pourraient voter la censure, un chiffre insuffisant pour provoquer la chute du Premier ministre Sébastien Lecornu et son gouvernement.
Devant les sénateurs, le chef du gouvernement Sébastien Lecornu a proposé de suspendre la réforme des retraites, en soumettant un amendement au projet de budget de la Sécurité sociale en novembre.
Motion de censure: le député RN Jean-Philippe Tanguy estime "entre trois et cinq" le nombre de députés frondeurs LR
Le député Rassemblement national de la Somme Jean-Philippe Tanguy comptabilise "entre trois et cinq" députés Les Républicains qui pourraient voter la censure contre le gouvernement de Sébastien Lecornu.
Le député PS Laurent Baumel estime que les socialistes qui voteront la censure "ne seront pas dans le respect d'une procédure de décision collective"
Le député socialiste Laurent Baumel rappelle sur BFMTV que la décision des socialistes de ne pas censurer le gouvernement de Sébastien Lecornu "résulte d'un vote quasi-unanime" du bureau national du PS.
"Les collègues qui ne seront pas dans le respect de cette ligne ne sont pas simplement dans l'expression d'une position de conscience personnelle (...) ils ne seront pas dans le respect d'une procédure de décision collective", poursuit-il sur notre antenne.
Le vice-président des Républicains annonce que "la plupart des députés LR" ne censureront pas le gouvernement
Le vice-président des Républicains Guillaumé Larrivé explique sur BFMTV que "la plupart des députés LR feront comme Laurent Wauquiez, c'est-à-dire qu'ils ne censureront pas", une position qu'il "regrette".
Laurent Nuñez croit "en l'intelligence collective du Parlement" pour "trouver des compromis"
Le nouveau ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez croit "en l'intelligence collective du parlement" pour "trouver des compromis".
"Ça se fait dans plein de pays européens, je ne vois pas pourquoi ça ne se ferait pas en France", affirme-t-il, soulignant les "avancées" proposées par Sébastien Lecornu comme la suspension de la réforme des retraites ou le fait de ne pas utiliser le 49.3.
"Ce n'est pas rien, il y a une main qui est tendue, j'espère qu'elle sera saisie dans l'intérêt même de notre pays et sa stabilité", déclare l'ancien préfet de police de Paris.
Le président de l'UDI Hervé Marseille "pense qu'il n'y aura pas de censure"
"Je pense qu'il n'y aura pas de censure", prédit sur LCI le président de l'UDI Hervé Marseille sur LCI, mettant tout de fois en garde contre "des votes individuels qu'on ne connaît pas."
Jordan Bardella affirme qu'il va "proposer à de potentiels alliés de travailler ensemble" si le RN a une majorité relative
Sur LCI, le président du Rassemblement national Jordan Bardella affirme qu'il va "proposer à de potentiels alliés de travailler ensemble" si le RN dispose d'une majorité relative.
"Si demain, le président de la République prend la décision de dissoudre l'Assemblée nationale et que j'ai une majorité absolue, je vais immédiatement à Matignon", a aussi déclaré Jordan Bardella.
Laurent Nuñez met en garde contre les nombreux États du monde "qui nous veulent du mal"
Selon le ministre de l'Intérieur, "il y a beaucoup d'États qui nous veulent du mal, qui nous regardent avec beaucoup d'intérêt".
"On est victime d'ingérences étrangères, il y a des actions de désinformation, la guerre qui est à nos portes...", liste-t-il, estimant que le budget présenté est "un budget de souveraineté".
"Il y a une augmentation significative pour le budget des armées, une augmentation importante pour budget de la justice et celui du ministère de l'Intérieur", se félicite Laurent Nuñez.
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez estime qu'une censure "créerait de graves désordres"
Sur BFMTV, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez estime qu'une censure "créerait de graves désordres dans le pays" et une "instabilité extrêmement importante".
"Ce n'est évidemment pas souhaitable, il faut qu'on ait un budget", affirme-t-il.
Cinq députés d'Outre-mer du groupe socialiste voteront la censure du gouvernement
Dans un communiqué, cinq députés du groupe socialiste à l'Assemblée nationale indiquent qu'ils voteront la censure du gouvernement demain.
Béatrice Bellay, Christian Baptiste, Élie Califer, Jiovanny William et Philippe Naillet sont tous les cinq députés d'Outre-mer. Ils estiment notamment que leurs territoires "sont appelés à payer solidairement et disproportionnellement la note de la mauvaise gestion des finances à l’échelle nationale".
La Confédération des Petites et moyennes entreprises (CPME) fait part de son inquiétude sur le projet de budget
La CPME, deuxième organisation patronale par la représentativité, estime que le projet de budget présenté la veille "inquiète profondément les chefs d'entreprise".
La Confédération des Petites et moyennes entreprises salue dans un communiqué la reprise de la baisse de la CVAE, un impôt de production, entamée en 2021 mais suspendue en 2024 et 2025, qui devrait reprendre en 2026 jusqu'à la suppression totale de la CVAE en 2028.
Mais elle juge "incompréhensible" le choix d'imposer "plus de 10 milliards d'euros de nouveaux impôts et taxes" aux entreprises et entrepreneurs dans le projet de loi de finances (PLF).
La CPME critique également l'impact du budget sur le coût du travail, estimant qu'il "fragilise à la fois les entreprises et le pouvoir d'achat des salariés". Elle pointe en outre des mesures spécifiques à l'Outre-mer qui "viennent encore fragiliser des territoires déjà durement touchés".
La Commission européenne attend des mesures pour compenser le report de la réforme des retraites en France
La suspension de la réforme des retraites aura "des implications budgétaires importantes", estime le commissaire européen à l'Économie Valdis Dombrovskis, qui attend de la France "des mesures pour respecter ses engagements" budgétaires.
"Nous suivons" le débat sur le budget "avec attention, notamment les implications de la suspension de la réforme des retraites car cela aura des conséquences budgétaires importantes", déclare Valdis Dombrovskis dans un entretien à l'AFP.
"Il est important que des mesures soient prises pour respecter ses engagements" fixés en termes de réduction du déficit public", affirme-t-il également.
Bruno Retailleau dénonce "un pouvoir prêt à lâcher n'importe quoi pour se maintenir à tout prix"
Dans un communiqué, Bruno Retailleau dénonce "un pouvoir prêt à lâcher n’importe quoi pour se maintenir à tout prix".
Évoquant la réforme des retraites, il déclare: "Le coût de cette suspension est exorbitant, à travers les milliards qui manqueront pour sauver notre régime par répartition et donc assurer une retraite décente à ceux qui viendront après nous".
L'ancien ministre de l'Intérieur estime que "pour glaner quelques voix, l’avenir est sacrifié" et regrette qu'"aucune des exigences que la droite avait formulée à Sébastien Lecornu n’a été respectée".
À l'inverse, selon lui, "désormais, les socialistes pourront imposer leurs choix à loisir". En outre, Bruno Retailleau estime également qu'"Emmanuel Macron installe un paysage politique aux couleurs (...) aussi du RN qui n’a pas voté la réforme des retraites et s’est abstenu sur la taxe Zucman".
"La censure est un moyen": les Jeunes Républicains appellent à "faire barrage" au budget de Sébastien Lecornu
Sur BFMTV, le président des Jeunes Républicains, Théo Am'Saadi, appelle à "faire barrage à ce budget", qu'il qualifie de "budget socialiste".
"Et la censure est un moyen de faire barrage à ce budget", ajoute-t-il.
Le député PS Laurent Baumel assure que son parti "n'a pas conclu de pacte de non-censure"
Le député socialiste Laurent Baumel affirme que le PS "n'est pas en train de se faire avoir" par le gouvernement car il "n'a pas renoncé à l'exercice du droit de censure si les promesses qui (lui) ont été faites ne sont pas tenues".
"LFI fait comme si on s'était engagé à voter ce budget", déplore-t-il, assurant:
"On n'a pas conclu un pacte de non censure" avec Sébastien Lecornu.
La députée insoumise qualifie le projet de budget de "boucherie sociale"
Interrogée sur BFMTV, la députée insoumise Alma Dufour appelle le Parti socialiste à se "rappeler pourquoi on a construit le NFP il y a un peu plus d'un an".
"Ce budget, c'est une boucherie sociale", dénonce-t-elle, citant le gel des pensions de retraite, le gel des allocations chômage, la baisse des APL ou encore une taxe sur les maladies de longue durée.
Pour le sénateur Claude Malhuret, "la taxe Zucman est à la croissance ce que l'hydroxychloroquine était au Covid"
Le président du groupe Les Indépendants au Sénat évoque "deux mesures qui ont coulé le pays", citant la retraite à 60 ans et les 35 heures.
Pour Claude Malhuret, "il ne manque plus qu'une troisième mesure pour nous achever: la taxe Zucman, qui fera s'enfuir toutes les startups de la tech et de l'innovation".
Il soutient que "la taxe Zucman est à la croissance ce que l'hydroxychloroquine était au Covid". Cette substance avait été promue comme traitement, sans donnée scientifique fiable.
Le Parti socialiste a indiqué son intention de réintroduire par amendement cette proposition visant à taxer le patrimoine des grandes fortunes.
Boris Vallaud appelle Sébastien Lecornu à "tenir son engagement" sur la réforme des retraites
Depuis l'Assemblée générale, le patron des députés socialistes Boris Vallaud s'exprime sur la suspension de la réforme des retraites et ses modalités.
"Nous attendons que (Sébastien Lecornu) tienne son engagement et que personne ne se défile à cette promesse faite aux Français", affirme-t-il.
"S'il n'y a pas de suspension, il n'y a pas de gouvernement".
Plus tôt dans l'après-midi, le Premier ministre a indiqué qu'il soumettra un amendement proposant la suspension de cette réforme. Cela signifie que la globalité du budget soit votée, notamment par le PS, pour qu'elle soit suspendue.
Clameurs au Sénat lorsque Sébastien Lecornu aborde la suspension de la réforme des retraites
Au Sénat, Sébastien Lecornu revient sur les débats autour de la réforme des retraites. Il rappelle que la suspension est un "acte qui devra être financé".
Revenant sur sa proposition de la veille d'une conférence sur les retraites et le travail, il dit souhaiter que celle-ci fasse "ses propositions d'ici le printemps". "Et toutes les propositions seront à étudier", assure-t-il.
Alors que Sébastien Lecornu déclare que "suspendre ce n'est pas renoncer", des clameurs se font entendre dans la salle.
Sébastien Lecornu annonce un projet de loi sur la décentralisation "avant les élections municipales"
Hier, Sébastien Lecornu a mentionné un objectif de "décentralisation". Il indique qu'un "projet de loi en ce sens sera soumis avant les élections municipales.
"Il faut décentraliser en partant de l'État", souligne-t-il.
Le Premier ministre entend ainsi "rendre nos services publics plus efficaces". L'objectif est notamment d'"identifier une bonne fois pour toute: qui est responsable de quoi?".
Il souhaite toutefois "que les moyens alloués aux collectivités maintienne une trajectoire de hausse en 2026" ou encore qu'aucun hôpital ne ferme l'année prochaine. "On peut faire des économies sans entrer dans l'austérité", soutient-il.
Devant le Sénat, Sébastien Lecornu assure que "toutes les économies seront débattues"
Sébastien Lecornu s'exprime au sujet des économies qui doivent être réalisées dans le projet de budget pour 2026.
"Toutes les économies seront débattues", assure le Premier ministre, tout "en ne perdant jamais de vue la croissance, l'emploi, l'attractivité économique".
Il précise notamment que "les moyens des administrations baisseront".
Sébastien Lecornu au Sénat pour sa déclaration de politique générale
Sébastien Lecornu s'adresse aux sénateurs pour sa déclaration de politique générale. Son discours ne sera pas identique à celui prononcé hier à l'Assemblée nationale.
"Le temps du compromis est indispensable", débute-t-il.
"Il nous faut sortir de cette crise par le haut et dans le respect de nos oppositions", ajoute-t-il, rappelant: "la priorité, c'est le budget".
Jean-Pierre Farandou reconnaît "un effort particulier demandé aux retraités" dans le budget
Le nouveau ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou concède "effort collectif qui concerne toutes les catégories de Français (...) au regard de la situation des finances publiques".
Il reconnaît notamment "un effort particulier demandé aux retraités avec un gel des pensions en 2026 et une sous-indexation des pensions jusqu'à 2030", tout en rappelant que le projet de budget est "une copie de départ" et que "les débats se tiendront".
"Nous serons attentifs aux pensions les plus modestes et aux retraités les plus démunis", assure Jean-Pierre Farandou, l'ancien patron de la SNCF.
Sébastien Lecornu propose de passer par un amendement pour la suspension de la réforme des retraites
Répondant à une question du député Horizons Paul Christophe sur la suspension de la réforme des retraites, Sébastien Lecornu pense "qu'il faut que le gouvernement dépose un amendement au projet de loi de finance pour la sécurité sociale dès le mois de novembre".
"Mais, si le gouvernement dépose cet amendement, ça sera au Parlement de le décider", rappelle le Premier ministre, appelant chacun à "porter ses convictions".
L'écologie absente du discours de Sébastien Lecornu? Le Premier ministre affirme qu'il ne pouvait "pas parler de tout"
"Votre silence (sur les enjeux environnementaux et climatiques, NDLR) est alarmant", dénonce Cyrielle Châtelain, présidente du groupe "Écologistes et Social" à l'Assemblée nationale, référence à la déclaration de politique générale d'hier.
En réponse, Sébastien Lecornu affirme qu'il ne pouvait pas "parler de tout". "Vous me permettez cette séance de rattrapage", répond-il ainsi à Cyrielle Châtelain.
Le Premier ministre explique que la priorité est de "continuer la décarbonation d'une partie de notre économie, de notre vie quotidienne" et de notre énergie.
"Peut-être que ça va trop lentement", concède-t-il.
L'ancien Premier ministre Michel Barnier s'adresse au gouvernement de Sébastien Lecornu
L'ancien Premier ministre Michel Barnier, élu à l'Assemblée nationale lors d'une législative partielle à Paris en septembre, s'exprime dans l'hémicycle. Il pose une question au sujet de la situation au Proche-Orient à Sébastien Lecornu.
Sébastien Lecornu va faire face à ses premières questions au gouvernement à l'Assemblée
Au lendemain de sa déclaration de politique générale, Sébastien Lecornu revient dans l'arène. À 14 heures, le Premier ministre va faire face à ses premières questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
Éric Coquerel redoute "une entourloupe" sur le mode d'application de la suspension de la réforme des retraites
Depuis l'Assemblée nationale, le député insoumis Éric Coquerel dit redouter "une entourloupe" sur le mode d'application de la suspension de la réforme des retraites.
Jonas Haddad, porte-parole des Républicains, "pense" que des députés LR voteront en faveur de la censure
Jonas Haddad, porte-parole des Républicains "pense" sur BFMTV que des députés LR voteront en faveur de la motion de censure contre le gouvernement demain à 9 heures.
"Si j'étais député (...) moi, j'aurais voté la censure", poursuit ce dernier sur notre antenne qui dénonce un budget fait avec "le pistolet sur la tempe du Parti socialiste".
Paul Christophle, frondeur socialiste qui votera la censure du gouvernement, "ne sait pas" combien de ses collègues feront le même choix
Paul Christophle, député PS de la Drôme et qui votera demain en faveur de la censure du gouvernement, "ne sait pas" le nombre total de collègues socialistes qui feront le même choix que lui.
"On réclame un changement de politique, on ne voit rien encore dans la méthode et la démarche", assure le député.
Paul Christophle, frondeur socialiste qui votera la censure du gouvernement, explique son choix sur BFMTV
Paul Christophle, député PS de la Drôme et qui votera demain en faveur de la censure du gouvernement à l'encontre de l'avis du parti, explique sur BFMTV les raisons de son choix.
S'il salue la "victoire" de voir la réforme des retraites suspendue, l'élu assure "ne pas avoir entendu grand chose" sur deux autres "pilliers" des demandes socialistes: "la justice fiscale et le pouvoir d'achat".
"Ce sont sur ces deux points-là que le Premier ministre et le gouvernement n'ont pris aucun engagement", juge le socialiste.
Les Jeunes LR appellent à "une rupture nette et franche" et demandent aux députés d'avoir "le courage de censurer" le gouvernement
Auprès de Paris-Match, Théo Am’Saadi, nouveau président des Jeunes LR depuis à peine un mois, appelle les députés du groupe à l'Assemblée nationale à "acter la rupture avec le gouvernement car la droite ne peut pas gouverner au service de la gauche".
Il réclame d'ailleurs une "rupture nette et franche" car "Les Jeunes Républicains veulent que la droite reste à droite et refuse de plier face aux fantaisies de la gauche".
"Nos députés doivent tout faire pour éviter la faillite budgétaire, si cela doit passer par la censure, alors nous devons avoir le courage de censurer", lance Théo Am’Saadi.
74,57%: une large majorité des adhérents Les Républicains approuvent la non-participation au gouvernement
Sur X, Les Républicains ont partagé les résultats définitifs de la concertation lancée par Bruno Retailleau auprès des adhérents du parti à propos de "la décision du Bureau politique de ne pas participer au gouvernement".
La décision du patron des LR a été largement approuvée par ces derniers avec 74,57% de réponse positive. "Ce résultat confirme la clarté de notre ligne: les Républicains restent indépendants et fidèles à leurs convictions", assure le parti.
Annie Genevard assure ne pas avoir été exclue des LR et ajoute qu'elle a "toujours l'étiquette et souhaite la garder"
La ministre de l'Agriculture expliquait ce matin sur Ici Besançon être toujours "attachée à son parti" et assurait d'ailleurs que pour l'heure "il n'y a pas d'exclusion, pas de suspension" et "ne sait pas ce qui va être décidé".
"Le capitaine ne quitte pas le navire en pleine tempête (...) J'ai toujours l'étiquette LR et je souhaite la garder", poursuit Annie Genevard.
Retraites: Annie Genevard prévient que "suspension ne veut pas dire abrogation" et "continue de penser qu'une réforme est indispensable"
La ministre de l'Agriculture, en conflit avec LR après être restée à son poste malgré la demande de Bruno Retailleau de quitter le gouvernement, dit ce matin sur Ici Besançon contiuer "de penser qu'une réforme du système de nos retraites est indispensable".
"Le Premier ministre, compte tenu de la situation politique de notre pays, (...)a bien été conduit à remettre cette question dans le débat public. Cela dit, suspension ne veut pas dire abrogation", prévient Annie Genevard.
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Le député Horizons Loïc Kervran "certain qu’aucune voix" du parti "n’ira à la censure”
Sur BFMTV, le député Horizons (parti d'Édouard Philippe, NDLR) assure "qu’aucune voix de député Horizons n’ira à la censure”.
Budget 2026: l'enveloppe allouée à la sécurité va augmenter de 370 millions d'euros
Contrairement à ce que nous indiquions précédemment, les moyens alloués à la sécurité (police, gendarmerie nationale, sécurité civile et sécurité routière) vont augmenter -et non baisser- de 370 millions d'euros en 2026 si la copie du gouvernement était adoptée.
Parmi les 12 enveloppes du gouvernement qui voient leurs crédits croître dans le projet de budget pour l'année 2026, le ministère de l'Intérieur se trouve parmi les chanceux.
6,67 milliards en plus aux Armées, 2,5 milliards en moins pour le Travail... Les contours des budgets octroyés aux ministères
Alors que le projet de loi de finances (PLF) a été présenté hier par le gouvernement, les budgets alloués à chacun des postes de dépense de l'État sont aussi connus.
12 ont connu une augmentation, notamment les Armées qui héritent de la plus grosse augmentation, comme l'avait souhaité le président de la République, avec 6,67 milliards d'euros en plus l'an prochain.
Ce sont aussi 4,44 milliards en plus qui iront au portefeuille consacré aux engagements financiers de l'État, comme la dette. Le ministère de l'Écologie est aussi l'un des plus gâtés avec une enveloppe supplémentaire de 3,1 milliards d'euros.
À l'inverse, 17 ministères ont vu leurs enveloppes fondre. Les crédits alloués au travail, à l'emploi et l'administration de ministères sociaux fond de 2,5 milliards d'euros. De même les aides aux collectivités territoriales chutent de 910 millions d'euros et le budget de la cohésion des territoires de 860 millions d'euros.
Olivier Faure estime que trois députés de son parti "à peu près" voteront la censure
Le patron du PS a fait ses comptes et estime "à peu près" que trois députés de son parti voteront la censure du gouvernement Lecornu II.
"Ce n'est pas une consigne, je ne suis pas un caporal-chef, je suis celui qui anime un parti démocratique, nous avons délibéré collectivement. J'attends maintenant que la délibération collective soit respectée parce que, quand on est dans un parti démocratique, les décisions s'imposent à tous", a-t-il expliqué sur BFMTV/RMC.
Il m'a dit "je prends mon risque": Olivier Faure indique que Sébastien Lecornu l'a prévenu de la suspension de la réforme des retraites avant de monter à la tribune
Olivier Faure a relaté sur BFMTV/RMC l'instant avant que Sébastien Lecornu n'entame son discours de politique générale ce mardi.
"Il m'a dit 'je prends mon risque'", a confié de Premier secrétaire du PS. "Parce qu'il prend un risque politique, je le reconnais. J'ai applaudi lorsque j'ai entendu l'ensemble des phrases permettant de comprendre qu'il s'agissait d'une suspension de l'âge légal mais aussi des trimestres pour qu'il n'y ait pas de leurre sur l'engagement du Premier ministre".
La survie du gouvernement de Sébastien Lecornu va se jouer à quelques voix près
Si chaque député suit les directives de son parti lors du vote de la motion de censure ce jeudi, 265 parlementaires devraient voter en sa faveur, soit 46% des sièges de l'hémicycle.
Il manquerait alors 24 voix seulement pour obtenir la majorité et provoquer la chute du gouvernement Lecornu II. Même les neuf députés non-inscrits ne permettraient pas de faire pencher la balance. Toutefois, certains députés ont d'ores et déjà annoncé aller en contre-courant de leur parti, de quoi faire tout basculer.
Lire notre article complet sur les votes qui peuvent faire tomber le gouvernement de Lecornu.
Olivier Faure confiant sur l'union avec les écologistes et les communistes à la présidentielle en dépit des désaccords sur le budget
Si le Parti socialiste se distingue des écologistes et des communistes vis-à-vis du budget 2026, Olivier Faure estime qu'une coalition entre ces trois forces politiques de gauche pour les élections présidentielles est toujours envisageable.
"Nous avons déjà fait des choix différents l'an passé et ça n'avait pas empêché socialistes, écologistes et communistes de se retrouver. Et j'espère bien que nous allons continuer à travailler ensemble parce qu'il peut y avoir des différences d'appréciations à un moment donné, ça ne veut pas dire que nous sommes en désaccord", a-t-il précisé.
Marine Le Pen "optimiste" d'être candidate aux législatives, l'exécution provisoire de sa peine d'inéligibilité "ne semble pas pouvoir s'appliquer" selon elle
La présidente des députés RN à l'Assemblée nationale se dit, ce matin sur France Inter, "optimiste" quant à ses chances d'être candidate aux législatives en cas de dissolution du palais Bourbon.
"Pour le mandat de député, l'exécution provisoire ne semble pas pouvoir s'appliquer", assure Marine Le Pen.
La députée du Nord a été condamnée à de la prison ferme et cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire dans l'affaire des assistants parlementaires. La cour d'appel de Paris rendra sa décision du 13 janvier au 12 février 2026.
"Un président des très riches", l'héritage d'Emmanuel Macron selon François Hollande
"Ce qu'il reste d'un président, ce sont les crises qui ont été traversées", estime François Hollande sur RTL. "Je pense que pendant la crise sanitaire, (Emmanuel Macron) a assumé ses fonctions."
"Après je pense que son élan réformateur n'a duré que quelques mois et qu'il est devenu assez vite un président pas seulement des riches mais des très riches", lance l'ancien président de la République.
"Et je pense que c'est ce qu'il restera, hélas pour lui, de sa fonction présidentielle", conclut le désormais député sur RTL.
Le Rassemblement national "votera évidemment contre" la taxe Zucman assure Marine Le Pen
Le Rassemblement national "votera évidemment contre" la taxe Zucman, explique Marine Le Pen sur France Inter.
Car, selon elle, cette taxe visera les "biens professionnels" à l'inverse de sa proposition d'impôt sur la fortune financière.
Laurent Nuñez salue un "geste de responsabilité" sur les retraites
Laurent Nuñez salue la décision de Sébastien Lecornu de proposer une suspension de la réforme des retraites pour s'éviter la censure des socialistes.
Évoquant une "crise parlementaire", le ministre de l'Intérieur considère sur France Info que le Premier ministre a fait un "geste de responsabilité". Celui-ci "renvoie à l'Assemblée nationale notamment la responsabilité de lancer une discussion sur le débat budgétaire", ajoute-t-il.
"Est-ce qu'on s'est fait acheter? Pas du tout", se défend Olivier Faure
Attaqué par le Rassemblement national sur son refus de voter la censure a priori, le Premier secrétaire du Parti socialiste s'est défendu sur BFMTV/RMC.
"Est-ce qu'on s'est fait acheter? Pas du tout. Je vais me battre désormais pied à pied et nous verrons bien qui de la droite ou de la gauche obtiendra satisfaction [sur le budget]".
Union des droites: Marine Le Pen répète qu'elle n'y "croît pas" et assure qu'elle est "peut-être la dernière gaulliste"
Sur France inter, Marine Le Pen appelle à "l'union nationale" et redit qu'elle ne croît "pas à l'union des droites".
"Je suis peut-être la dernière gaulliste (...) Il y a des patriotes qui peuvent venir de droite, de gauche", assure la présidente des députés RN à l'Assemblée nationale.
Olivier Faure reconnaît que la suspension de la réforme des retraites n'est pas définitive
Le Premier secrétaire du Parti socialiste a reconnu lors de son entretien sur BFM/RMC que la suspension de la réforme des retraites n'était pas suffisante.
"Le débat sémantique sur décalage ou suspension n'a aucun sens. Il y a bien une suspension au sens où tout est interrompu maintenant ça n'est pas définitif, il faut maintenant gagner les élections présidentielles", a-t-il défendu.
"C'est une évidence qu'il y aura un choix entre la droite et la gauche au moment de cette élection".
"Si ce n'est pas avec nos propositions, nous ne voterons pas" le budget, tranche François Hollande
François Hollande ne votera pas la censure mais votera-t-il le budget? "Le gouvernement a lui même dit que c'était une copie qui pourrait être modifiée au cours du débat, donc j'attendrais la fin du débat pour me prononcer", répond-il prudemment sur RTL.
L'ex-président de la République estime notamment que la répartition des impôts pour les ménages "n'est pas bonne". "Ça ne peut pas être à ce point déséquilibré. Les contributions des plus hauts revenus devront être remises en cause."
"Il faut aller au bout des discussions. Si le budget est présentable, avec nos dispositions je ne sais pas pourquoi nous serions à ne pas le voter. Si ce n'est pas avec nos propositions, certainement nous ne le voterons pas".
Yaël Braun-Pivet appelle à un "débat correct" sur le budget
Yaël Braun-Pivet appelle à les parlementaires à être "responsables" pour tenir un "débat correct" sur le budget, qui doit être examiné dans un délai de 70 jours au Parlement.
"Ce que je souhaite, ce sont des débats qui ne s’enlisent pas, que le Parlement soit responsable pour que tous les débats aient lieu", explique la présidente de l'Assemblée nationale sur France 2.
Olivier Faure déclare que les députés PS vont réintroduire la taxe Zucman par amendement
Le Premier secrétaire du Parti socialiste a déclaré sur BFM/RMC qu'il réintroduirait par la voie d'un amendement la taxe Zucman à l'Assemblée nationale.
"Si elle n'était pas adoptée, nous aurons d'autres propositions sur toute une série qui vise les grandes fortunes, les grands patrimoines et les grandes entreprises", a-t-il indiqué.
François Hollande parle de "défaite pour le Rassemblement national" qui "voulait le chaos"
À quelques voix près, il semblerait que Sébastien Lecornu ne soit pas censurer par l'Assemblée nationale jeudi. "C'est une défaite pour le Rassemblement national", assure François Hollande sur RTL ce matin. "Car ils voulaient la censure, ils voulaient renverser le gouvernement, ils voulaient la dissolution. Ils voulaient le chaos."
"Je ne les compare pas, mais LFI était dans la même disposition d'esprit pour essayer de destituer le président de la République", ajoute-t-il.
Marine Le Pen "a toujours espoir" de voir la censure être votée, "de toute façon le gouvernement tombera"
"Le moyen de sortir de la crise, c'est l'élection", assure sur France Inter Marine Le Pen. La présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale "a toujours espoir" de voir la censure être votée par les parlementaires demain matin.
La députée du Pas-de-Calais affirme que "ça ne tiendra pas sur la durée" et "de toute façon le gouvernement tombera".
Yaël Braun-Pivet aurait préféré bâtir "un accord global" autour des retraites
Si elle salue la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu, Yaël Braun-Pivet aurait préféré que la proposition du Premier ministre de suspendre la réforme des retraites, faite pour éviter la censure des socialistes, s'inscrive dans un "accord global".
"Ce que j’aurais souhaité - j’imagine que c’est ce qu’a essayé de faire le Premier ministre - c'est de se dire qu’en contrepartie de cela, on assure la stabilité jusqu’à l’élection présidentielle de 2027. Donc pour le budget et les mois à venir", dit la présidente de l'Assemblée nationale sur France 2.
Olivier Faure se réjouit d'avoir obtenu "un gage" du Premier ministre avec la suspension de la réforme des retraites
"Nous avons un gage du Premier ministre", a salué Olivier Faure lors de son entretien dans le Face à Face de BFM/RMC.
Le Premier secrétaire du Parti socialiste salue le compromis trouvé avec Sébastien Lecornu sur la suspension de la réforme des retraites mais rappelle que sa famille politique n'a pas la paternité du texte.
"Je n'ai pas écrit le texte et si ça l'avait été, il aurait été très différent".
Marine Le Pen n'abandonnera pas, si elle accède à l'Élysée, sa propre réforme des retraites
"Non" Marine Le Pen n'abandonnera pas si elle accède à l'Élysée sa propre réforme des retraites visant à établir entre 60 et 62 ans l'âge légal de départ.
"C'est un coût que nous assumons", assure la députée sur France Inter.
Face aux voix dissidentes au sein du PS, François Hollande assure "faire confiance à l'intelligence collective"
Alors que le PS appelle à ne pas censurer, certains députés socialistes ont annoncé aller à contre-courant et voter la motion de censure de Sébastien Lecornu. Sur RTL, François Hollande assure toutefois "faire confiance à l'intelligence collective des socialistes", après le travail effectué par le parti sur la stabilité du pays et la suspension de la réforme des retraites.
"Quand on a autant de victoires, ça serait quand même paradoxal de les remettre en question", souligne-t-il avec un sourire.
Yaël Braun-Pivet "se réjouit" de la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu
"Le gouvernement propose, nous débattrons, vous voterez". Cette phrase, répétée comme un mantra par Sébastien Lecornu à de multiples reprises lors de sa déclaration de politique générale, satisfait Yaël Braun-Pivet.
"Cela me réjouit, car cela fait des années que je plaide pour que l’Assemblée nationale retrouve pleinement sa place, que les députés puissent s’exprimer, avoir de réels débats et voter", déclare la présidente de la chambre basse sur France 2.
Pour joindre la parole aux actes, le Premier ministre a notamment annoncé qu'il n'utiliserait pas l'article 49.3 de la Constitution, permettant au gouvernement de faire adopter un texte sans vote des députés.
François Hollande déplore les appels à la censure, qui annulerait "la conquête" sur la réforme des retraites
Pour l'ex-président de la République et désormais député François Hollande, les socialistes ont été, dans leurs discussions avec Sébastien Lecornu "non seulement en responsabilité mais en conquête, en gain", notamment sur la suspension de la réforme des retraites.
Il assure ainsi ne pas comprendre la position de certains partis. "C'est assez paradoxal que des groupes qui ont milité pour revenir sur la réforme des retraites, par leurs votes, seraient dans la situation d’annuler cette conquête pour un motif purement politique", lance-t-il sur RTL ce matin.
Selon lui, être dans l'opposition ne signifie pas forcément la censure.
Marine Le Pen "savait que le PS trahirait" les oppositions pour ne pas censurer le gouvernement
Sur France Inter Marine Le Pen, députée du Pas-de-Calais et présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale, assure qu'elle "savait que le PS trahirait", car selon elle ils cherchaient "une excuse pour ne pas retourner aux élections".
Fiscalité sur les holdings: "une usine à gaz monstrueuse" pour Patrick Martin
"Je peux vous dire qu'il y aura plusieurs dizaines de milliers d'entreprises qui vont être concernées (par ce dispositif, NDLR), c'est une usine à gaz monstrueuse", assène le président du Medef.
François Hollande souligne la "nécessité de faire voter un budget"
"Il y a une nécessité de faire voter un budget", assure François Hollande au micro de RTL, pour expliquer la décision du Parti socialiste de ne pas voter la censure de Sébastien Lecornu.
Il assure que le travail du parlement sera ensuite de "revoir" certaines dispositions du projet de loi de financement de la sécurité sociale et du budget.
"Si c'est pour nous refaire le coup du conclave", s'interroge Patrick Martin
Pour le président du Medef, la perspective d'une nouvelle réunion avec les partenaires sociaux (conférence sociale) autour de la réforme des retraites interroge.
"Si c'est pour nous refaire le coup du conclave...", s'interroge Patrick Martin qui souhaite avoir plus de détails avant de confirmer sa participation.
Manuel Bompard "trouve affligeante" la non-censure du gouvernement par les socialistes
Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, "trouve affligeant" l'accord trouvé entre le gouvernement et les socialistes permettant à Sébastien Lecornu d'esquiver probablement les motions de censure de demain matin.
"Et en contradiction avec la campagne menée au nom du Nouveau Front populaire" l'an dernier selon ce dernier.
Patrick Martin (Medef): "une forme de tristesse et d'inquiétude"
Sur Radio Classique, le patron du Medef revient sur la suspension de la réforme des retraites et évoque "une forme de tristesse et d'inquiétude pour le pays. La France va s'appauvrir". "On va s'adapter", ajoute-t-il.
"Sa suspension va coûter plus que ce qu'annonce le ministre", prévient Patrick Martin qui rappelle que cette "réforme est nécessaire".
Manuel Bompard dénonce un budget à l'"exact inverse des revendications de la gauche"
Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, voit sur CNews que le budget proposé hier est l'"exact inverse des revendications de la gauche".
"La CFDT sera responsable" pour "assurer la pérennité du régime" des retraites, promet Marylise Léon
Pour la numéro un de la CFDT, la suspension de la réforme des retraite était une condition sine qua non à la stabilité politique. "Il y avait besoin de réparer la blessure démocratique de l'adoption de la réforme des 64 ans en 2023", estime la syndicaliste.
Pour autant, elle promet que lors des négociations à venir "la CFDT sera responsable". Le syndicat défend depuis plusieurs années un système de retraite par points qui permettrait "à chacun d'avoir la liberté de choix".
"On s’est engagés sur la question de l’équilibre financier à horizon 2030, on sera au rendez-vous pour assurer la pérennité du régime", assure Marylise Léon.
"C'est un enterrement, avec sur le cercueil les roses du PS": l'amertume du bloc central après la suspension de la réforme des retraites
Du côté des macronistes, on ne cache pas son amertume de perdre l'une des réformes les plus marquantes de la présidence Macron. "On s'est pris des tomates, des permanences et même des domiciles de députés ont été vandalisés en 2023. Tout ça... pour rien", souffle-t-on à BFMTV.
"Ça n'est pas une suspension, c'est un enterrement. Avec sur le cercueil les roses du PS", prévoit, pessimiste, un élu Horizons sur l'avenir de la réforme des retraites.
"Il n'arrivera jamais à faire passer le budget", estime enfin auprès de BFMTV un cadre du bloc central.
"À la fin on va se faire rouler": la crainte des socialistes, toujours dubitatifs après la suspension de la réforme des retraites
La déclaration de politique générale a peut-être permis à Sébastien Lecornu de conserver son siège à Matignon. Mais les socialistes, faiseurs de roi qui pourraient faire tomber le gouvernement à tout moment, restent dubitatifs.
"Les retraites c'est l'arbre qui cache la forêt du pouvoir d'achat. À la fin on va se faire rouler", confie un député PS à BFMTV.
"C'est une grande victoire": Marylise Léon se réjouit de la suspension de la réforme des retraites
"Bravo au travailleurs et aux travailleuses qui se sont battus avec beaucoup de dignité en 2023" lors des magnifestions contre la réforme Borne des retraites, a déclaré la numéro un de la CFDT Marylise Léon sur France Inter.
"C'est une grande victoire", s'est-t-elle réjouit, au lendemain de l'annonce du Premier ministre Sébastien Lecronu d'une suspension de la réforme des retraites. "C’est un travail de longue haleine (...), ça fait partie du jeu et d’une bonne articulation entre le combat syndical et politique", a-t-elle ajouté.
"Rien ne me gachera ce plaisir!"
Amélie de Montchalin défend une "cohérence avec la situation politique" actuelle sur les retraites
Ministre de l'Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin justifie la suspension de la réforme des retraites, proposée par Sébastien Lecornu ce mardi pour s'éviter la censure des socialistes.
"Je suis favorable à ce que l'on donne un budget à la France et que nous nous mettions en cohérence avec ce qu’est la situation politique d’aujourd’hui", dit-elle sur TF1, rappelant que le camp présidentiel "n'a pas la majorité absolue" à l'Assemblée nationale.
"Le pire pour notre pays est que nous constations un blocage et que nous cherchions aucune solution", ajoute la ministre.
Le ministre de l'Économie n'a "pas prévu" de baisser les dépenses de l'AME
Baisser les dépenses de l'AME? "Non ce n'est pas prévu", explique sur RTL Roland Lescure.
Le ministre de l'Économie rappelle qu'il s'agit d'un "enjeu de santé publique".
Roland Lescure confirme "14 milliards de hausses d'impôts" dans le budget 2026
Sur RTL, Roland Lescure, ministre de l'Économie explique que le budget 2026 fera "25 milliards d'économies".
Pour cela, le patron de Bercy confirme "14 milliards de hausses d'impôts". Le ministre note aussi "des centaines de niches fiscales" existantes et "une vingtaine sur 474" sur lesquelles le gouvernement va se pencher. Plusieurs "vont disparaître sur plusieurs années".
Roland Lescure sera "le garant du cadre du budget"
Roland Lescure, ministre de l'Économie, dit sur RTL qu'il sera "le garant du cadre du budget".
Ce dernier assure qu'il fera tout pour faire "respecter les engagements européens" de se trouver "sous les 3%" de déficit du PIB en 2029, "parce qu'en-dessous de 3% on stabilise la dette", assure le patron de Bercy.
Le gouvernement table pour l'heure sur une réduction du déficit à 4,7% du PIB l'an prochain.
Olivier Dussopt, qui a porté la réforme des retraites, juge que sa suspension est "une grosse erreur"
L'ex-ministre du Travail d’Emmanuel Macron qui a porté la réforme des retraites lors de son vote en 2023 fustige dans Le Parisien la décision du Premier ministre et du président de suspendre jusqu'à la prochaine présidentielle la loi.
"Remettre en cause la réforme des retraites est une grosse erreur", estime Olivier Dussopt.
Une majorité de Français ne souhaite pas que la motion de censure soit votée (sondage BFMTV)
Les motions de censure de La France insoumise et du Rassemblement national seront examinées demain matin à 9 heures à l'Assemblée nationale, tandis que le PS a fait le choix de ne pas censurer le nouveau gouvernement de Sébastien Lecornu.
Un choix partagé par 56% des Français, selon une enquête "L'Opinion en direct" menée par Elabe pour BFMTV.
Le souhait d'une motion de censure est largement partagé du côté des électeurs du Rassemblement national, à hauteur de 60%, ainsi que par les partisans du NFP, à 53%, même si l'avis est très divisé au sein de la gauche. Et pour cause: 68% des électeurs LFI sont pour et 68% des Français qui soutiennent le PS s'y opposent.
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Olivier Faure est l'invité du "Face à Face" sur BFMTV et RMC à 8h35
Le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure est l'invité du "Face à Face" sur BFMTV et RMC à 8h35.
Des dissidences aussi chez Les Républicains?
Le patron des députés Les Républicains Laurent Wauquiez a indiqué à la tribune de l'Assemblée nationale que son parti "ne censurera pas le gouvernement".
"Notre priorité, c'est que la France ne soit pas bloquée. Et nous nous engageons, conscients des compromis nécessaires pour que des lois indispensables soient adoptées.", a-t-il détaillé.
Mais plusieurs personnalités de son parti ont appelé à voter pour la censure du gouvernement de Sébastien Lecornu, à l'instar de plusieurs vice-présidents LR comme François-Xavier Bellamy ou Florence Portelli.
La porte-parole des Républicains Agnès Evren a, elle, comptabilisé "pas plus" de deux ou trois députés de son parti qui voteront en faveur de la motion.
Manuel Bompard appelle les députés socialistes à "désobéir" et à voter en faveur de la motion de censure
Le coordinateur national de La France insoumise Manuel Bompard a appelé les députés socialistes à "désobéir" aux consignes du parti et à voter la motion de censure contre le gouvernement de Sébastien Lecornu.
"Le Parti socialiste, dans cette histoire, s'est fait rouler dans la farine", a estimé Manuel Bompard, pour qui "un amendement qui ne suspend pas la réforme", mais "la décale".
Le PS demande à ses députés de ne pas censurer le gouvernement de Sébastien Lecornu
L'annonce de la suspension de la réforme des retraites est "une victoire" et "un premier pas" selon le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale Boris Vallaud. Conséquence, son parti a annoncé qu'il ne votera pas la censure contre Sébastien Lecornu.
Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure a demandé aux députés socialistes de "respecter" cette décision collective. Mais le député socialiste Paul Christophle a déjà annoncé qu'il votera la censure, estimant que "le compte n'y est pas".
Sébastien Lecornu veut suspendre la réforme des retraites jusqu'à la prochaine élection présidentielle
Bonjour à tous et bienvenue sur ce direct consacré à l'actualité politique en France. Lors de son discours de politique générale hier, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé vouloir suspendre la réforme des retraites en l'état pour l'âge et la durée de cotisation jusqu'à la prochaine élection présidentielle.











