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Des "propos injurieux et antisémites": la direction de la Sorbonne saisit la justice après une diffusion lors d'un cours magistral

BFM A.Si. avec AFP
Sorbonne Université (Photo d'illustration)

Sorbonne Université (Photo d'illustration) - Carine Schmitt, Hans Lucas / AFP

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Sorbonne Université annonce dans un communiqué ce lundi 24 novembre avoir saisi la justice après la diffusion de propos "injurieux et antisémites" projetés sur un écran lors d’un cours magistral. L’établissement condamne fermement "tout agissement de ce type".

La direction de Sorbonne Université, à Paris, a saisi la justice après des "propos très graves, injurieux et antisémites", affichés sur un écran lors d'un cours magistral de médecine générale à la faculté de santé, a-t-elle annoncé dans un communiqué ce lundi 24 novembre.

"Sorbonne Université a pris connaissance jeudi de propos très graves, injurieux et antisémites lors d'un cours magistral du DES médecine générale à la faculté de santé. L'établissement condamne avec la plus grande fermeté tout agissement de ce type", a-t-elle indiqué, réaffirmant "son engagement à lutter contre l'antisémitisme, le racisme et toute forme de discrimination".

"Des propos explicitement racistes"

L'université a transmis "l'ensemble des éléments en sa possession" au procureur de la République "dans les plus brefs délais", au titre de l'article 40 du code de procédure pénale.

Elle explique avoir "reçu un signalement pour des propos antisémites affichés sur l'écran de l'amphithéâtre durant un cours magistral".

"Six enseignantes et une centaine d'étudiantes et d'étudiants ont été exposés, durant ce cours, à des propos explicitement racistes et faisant l'apologie du nazisme, affichés sur l'écran de l'amphithéâtre suite aux réponses formulées sur l'outil Wooclap (outil pédagogique numérique, ndlr) utilisé lors de l'enseignement", poursuit-elle.

Le cours a été suspendu et l'amphithéâtre évacué. Le département de médecine générale a mis en place "une cellule psychologique accessible à l'ensemble des étudiantes et des étudiants qui en ressentiraient le besoin", et "le référent laïcité, lutte contre le racisme et l'antisémitisme de l'établissement a également été saisi".

"L'identification de l'auteur ou des auteurs est en cours et l'université engagera des poursuites disciplinaires dès que les identifications auront été établies", prévient l'université.