"C'est odieux": deux chasseurs condamnés après avoir tué un cerf sur la propriété de Luc Besson

Deux chasseurs jugés pour avoir abattu un cerf sur la propriété du réalisateur Luc Besson ont été condamnés ce mardi 20 janvier à un stage de sensibilisation, le retrait de leur permis de chasse et plusieurs milliers d'euros de dommages et intérêts.
Le 21 février 2025, les deux pères de famille étaient entrés sur la propriété du réalisateur du Grand Bleu à Cisai-Saint-Aubin (Orne) lors d'une chasse, poursuivant un cerf avec une meute de chiens jusqu'à la terrasse de la maison.
L'un d'eux avait ensuite tué l'animal à coups de dague alors que l'autre tenait ses bois sous les yeux de la mère de Luc Besson, qui filmait la scène, puis laissé le cerf mort sur sa terrasse.
Les deux hommes ont été déclarés coupables de "chasse non autorisée sur le terrain d'autrui" et "chasse à l'aide d'un engin, instrument, mode ou moyen prohibé". Ils ont été condamnés à un stage de sensibilisation à la réglementation et la sécurité de la chasse, pris en charge par l'Office français de la biodiversité (OFB) et au retrait de leurs permis de chasse pendant un an avec exécution provisoire.
"Ils ont tué l'animal comme des sauvages"
Les deux hommes, qui ont refusé de parler à la presse, sont également condamnés à 600 euros d'amende (doublée pour l'auteur du coup de couteau), et à payer solidairement 3.000 euros de dommages et intérêts aux parties civiles, les associations Stéphane Lamart et Aspas (Association pour la protection des animaux sauvages).
Luc Besson et sa mère ont obtenu l'euro symbolique de dommages et intérêts qu'ils réclamaient. Dans sa motivation, le tribunal a estimé que le cerf "n'était pas blessé mortellement" avant l'arrivée des deux chasseurs sur la terrasse, qui s'étaient justifiés en prétendant avoir achevé l'animal pour mettre fin à ses souffrances.
Selon le tribunal, les deux hommes auraient dû faire reculer les chiens, appeler l'OFB et mettre en sécurité l'habitante des lieux.
Sur X, Luc Besson s'est félicité de la condamnation des deux chasseurs en disant espérer qu'elle les "fera réfléchir quant à la cruauté de leur geste".
"Comme le tribunal l'a souligné, le cerf n'était pas mortellement blessé avant leur acte barbare. Puisse ce jugement servir d'exemple", a poursuivi le cinéaste.













