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Guerre à Gaza: Israël annonce une "réouverture limitée" du poste-frontière de Rafah

BFM A. La. avec AFP
Des personnes fuyant Rafah arrivent dans la ville de Khan Yunis suite aux nouveaux ordres d'évacuation israéliens, dans le sud de la bande de Gaza, le 31 mars 2025.

Des personnes fuyant Rafah arrivent dans la ville de Khan Yunis suite aux nouveaux ordres d'évacuation israéliens, dans le sud de la bande de Gaza, le 31 mars 2025. - Eyad BABA

Le poste-frontière de Rafah est un point d'entrée essentiel de l'aide humanitaire, entre la bande de Gaza et l'Égypte. Il a été partiellement rouvert ce lundi 26 janvier "dans le cadre du plan en 20 points du président Trump" pour la paix.

Israël a annoncé ce lundi 26 janvier une "réouverture limitée" du poste frontière de Rafah, entre la bande de Gaza et l'Égypte, prévue par l'accord de cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre.

"Dans le cadre du plan en 20 points du président Trump, Israël a accepté une réouverture limitée du passage frontalier de Rafah, réservée aux piétons et soumise à un mécanisme d'inspection israélien complet", a écrit le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur le réseau social X.

Le poste-frontière de Rafah est un point d'entrée essentiel de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza. Sa réouverture est réclamée de longue date par les Nations Unies et la communauté humanitaire.

Mais depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu à Gaza le 10 octobre, les autorités israéliennes ne l'ont pas autorisée, invoquant le fait que le Hamas n'a pas encore restitué le corps du dernier otage israélien retenu à Gaza, le policier Ran Gvili, et la nécessité d'une coordination avec l'Égypte.

Un "Nouveau Gaza" proposé par Trump

Dimanche, des médias israéliens ont rapporté que les émissaires du président américain Donald Trump, Jared Kushner et Steve Witkoff, avaient exhorté le Premier ministre Netanyahu à rouvrir Rafah sans attendre la restitution de la dépouille de Ran Gvili.

La famille de l'otage avait, elle, appelé les autorités israéliennes à ne pas passer à la phase deux du cessez-le-feu sans restitution.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont arrivés dimanche en Israël pour des discussions sur l'avenir de la bande de Gaza.

Après l'annonce par les États-Unis du passage à la deuxième étape du plan Trump, le président américain a révélé la semaine dernière au Forum économique mondial de Davos son projet pour un "Nouveau Gaza", censé transformer le territoire palestinien dévasté en un complexe luxueux de gratte-ciels en bord de mer.

La deuxième phase prévoit le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne qui contrôle encore environ la moitié de la bande de Gaza et le déploiement d'une force internationale

Si la trêve a mis fin aux bombardements israéliens massifs de Gaza, en proie à une grave crise humanitaire, les deux parties s'accusent quotidiennement d'en violer les termes.