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"Nous devons être préparés à la guerre": le vice-président iranien avertit que Téhéran "se défendra avec force" en cas d'attaque américaine

BFM TC avec AFP
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L'Iran doit être prêt "à la guerre", a déclaré jeudi 29 janvier, le premier vice-président iranien, Mohammad Reza Aref, face aux menaces d'une intervention militaire américaine.

La tension dans le Golfe persique ne faiblit pas. Face à l’armada américaine déployée dans la région par Donald Trump, qui a déclaré que le "temps était compté" avant une éventuelle intervention américaine en Iran, le premier vice-président iranien, Mohammad Reza Aref, a appelé son pays à se tenir prêt "à la guerre", jeudi 29 janvier.

"Aujourd'hui nous devons être préparés à la guerre. La République islamique d'Iran ne déclenche jamais une guerre, mais si elle lui est imposée, elle se défendra avec force", a-t-il menacé, cité par l'agence de presse Isna.

Le régime iranien sous pression

Entre les menaces américaines et les sanctions inédites de l’Union européenne, le régime iranien se retrouve acculé de toutes parts, après avoir réprimé dans le sang des manifestations de sa population.

"Tout régime qui tue des milliers de ses propres citoyens travaille à sa propre perte", a déclaré la cheffe de la diplomatie européeenne Kaja Kallas à Bruxelles, ce jeudi 29 janvier. Elle a également souligné, en réaction à l'éventualité de frappes américaines, que le Moyen-Orient n'avait pas besoin d'une "nouvelle guerre".

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Malgré cette pression inédite sur le pouvoir en place et sur l’Ayatollah, la République islamique d’Iran campe sur ses positions. Le chef de la diplomatie du pays, Abbas Araghchi, multiplie les avertissements contre les Occidentaux. Il a notamment affirmé, mercredi 28 janvier, que les Gardiens de la Révolution - désormais qualifiés d’organisation terroriste par l’UE - avaient déjà "le doigt sur la gâchette" pour réagir à une potentielle attaque des États-Unis, qui souhaitent également régler le dossier du nucléaire iranien.

Partenaire du régime, le Russie a estimé que le potentiel de négociations était "d'être épuisé", appelant "toutes les parties à la retenue".

La répression du mouvement de contestation contre le régime des Mollahs, débuté à la fin du mois de décembre, a fait près de 6.000 morts, selon l'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis.