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Match Group, géant des services de rencontre avec Meetic, OKCupid, ou encore Tinder, confirme un "incident de sécurité", mais estime que cela concerne "un volume limité" de données personnelles

BFM Business Sylvain Trinel
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L'entreprise derrière les principales applications de rencontre annonce avoir subi un incident de sécurité mais relativise sa portée sur ses utilisateurs.

Evoqué dans un article de Bloomberg, le vol de données au sein des infrastructures de Match Group nous a été confirmé. L'entreprise derrière Meetic, OKCupid, Tinder ou encore Hinge a en effet annoncé avoir identifié "un incident de sécurité".

"Match Group a immédiatement pris les mesures nécessaires pour mettre fin aux accès frauduleux, la sécurité de ses utilisateurs étant une priorité absolue", explique le groupe américain dans une déclaration envoyée à BFM Tech.

Des vérifications encore en cours

S'il précise que des vérifications sont en cours auprès d'experts en cybersécurité indépendants, il relativise la portée de cet incident puisque "rien ne confirme" la consultations et l'obtention d'identifiants de connexion, d'informations financières ou des communications privées de ses membres.

"Nous estimons que l'incident concerne un volume limité de données personnelles et nous sommes d'ores et déjà en train d'informer les utilisateurs concernés, le cas échéant."

Le 28 janvier 2026, Bloomberg révélait une vague de cyberattaques sur la plupart des applications du groupe, mais également chez certains de ses concurrents, dont Bumble, qui avait expliqué que c'était le compte d'un sous-traitant qui avait été compromis par une attaque de phishing.

L'incident aurait eu lieu le 16 janvier dernier et serait à imputer au groupe de hackers ShinyHunters, bien connu du milieu des vols de cryptomonnaies.

La semaine dernière, Mandiant, une filiale de Google dédiée à la cybersécurité, avait alerté sur les techniques utilisées par ces pirates, relativement novatrices pour le secteur. Après s'être introduits dans les systèmes internes, ils visent l'environnement de logiciels pour voler des données sensibles.

Selon Charles Carmakal, directeur technique chez Mandiant, ShinyHunters aurait aussi approché certaines de ses victimes pour leur extorquer de l'argent - un élément non confirmé.