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Municipales 2026: à Grenoble, l'élu LFI Alan Confesson soutient Laurence Ruffin plutôt que la liste insoumise

BFM Amélie Com
Laurence Ruffin lors de la conférence de presse annonçant sa candidature.

Laurence Ruffin lors de la conférence de presse annonçant sa candidature. - Photo par JEFF PACHOUD / AFP

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L'adjoint au maire insoumis rejoint la liste de Laurence Ruffin, candidate aux élections municipales de Grenoble. LFI ayant décidé de présenter une liste autonome, Alan Confesson accuse le mouvement d'être dans une logique "purement identitaire et sectaire".

Aux municipales de la capitale des Alpes, le candidat LFI, Allan Brunon fera cavalier seul. Mais sur le terrain, les insoumis ne sont pas tous d'accord. Actuel adjoint au maire de Grenoble, Alan Confesson, a décidé de faire faux bond à son mouvement, rapportent nos confrères d'Ici. L'élu rejoint donc la liste de Laurence Ruffin, la candidate du "rassemblement de la gauche écologiste et citoyenne".

"Ma loyauté va à Grenoble avant tout", lâche-t-il. Élu depuis 2014 dans la majorité d'Éric Piolle, actuel maire de la capitale des Alpes, Alan Confesson martèle que pour le prochain scrutin "rien ne me paraissait plus naturel que faire perdurer cette expérience qui a déjà tant contribué à transformer la vie quotidienne des Grenobloises et des Grenoblois". L'expérience, en l'occurrence, une alliance écologiste, communiste et insoumise.

Surtout, le candidat LFI "n'est pas de Grenoble", "ne connaît pas la ville", accuse Alan Confesson. "Personne ne peut sérieusement penser qu'il peut être maire et qu'il se désintéresse totalement des dossiers locaux", déplore l'élu. Et cette future liste insoumise sera "constituée des éléments les plus sectaires et les plus vindicatifs" du mouvement, estime l'élu.

Des motifs fallacieux

Selon lui, la liste autonome des insoumis aurait été montée pour des "motifs fallacieux". Car "il n'y a pas de désaccord qui justifie qu'on ne soit pas allié avec les écologistes, les communistes et les autres forces de gauche", estime-t-il.

Dans les rangs du mouvement créé par Jean-Luc Mélenchon, une autre élue, à la région Auvergne-Rhône-Alpes cette fois, a elle aussi exprimé son désaccord avec la démarche de LFI. "Ce que fait LFI à Grenoble est insensé", s'emportait Émilie Marche, le 1er octobre, auprès du Dauphiné Libéré. Depuis, elle a été suspendue du mouvement.

Alan Confesson devrait lui aussi être sanctionné par les instances nationales des insoumis. "C'est une décision qui a été difficile à prendre, je suis engagé depuis 2008 dans cette force politique, et en même temps, on a atteint un tel niveau de violence, c'est devenu tellement angoissant de militer à l'intérieur de ce mouvement que désormais cela me fera ni chaud ni froid", indique-t-il à ICI.