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"On va arrêter de faire semblant": Jean-François Copé estime que "le temps du schisme" est arrivé chez les Républicains

BFM Orlane Edouard
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Tandis que la députée européenne de Reconquête, Sarah Knafo, s'est dit "prête" à travailler avec Les Républicains à Paris en cas de victoire de Rachida Dati aux municipales, Jean-François Copé refuse catégoriquement sur BFTMV-RMC de participer à une alliance avec l'extrême droite.

"On va arrêter de faire semblant". Jean-François Copé a affirmé ce jeudi 8 janvier sur BFMTV-RMC que "le temps du schisme" était arrivé aux Républicains invitant les membres du parti qui seraient dans l'ambiguïté à clarifier leurs positions après une main tendue adressée par Sarah Knafo.

Lors d'une interview sur TF1, mercredi soir, la députée européenne de Reconquête, désormais candidate au poste de maire de Paris, s'est dite "prête" à travailler avec Rachida Dati, membre de LR, si celle-ci gagnait les élections municipales de la capitale.

"On a rien à voir avec Sarah Knafo, ni Eric Zemmour qui, je rappelle, est profondément anti-européen et qui en a fait son ADN", a affirmé Jean-François Copé ce jeudi sur BFMTV-RMC, avant de lancer: "pour moi, les choses sont très simples: que ceux qui ont envie de faire cette alliance-là, la fassent. Le temps du schisme est arrivé".

"Une alliance contre-nature"

Figure de la droite républicaine, le maire de Meaux estime qu'un rapprochement avec un parti d'extrême droite serait "contre-nature". "Concevoir l'idée qu'on puisse faire une alliance avec Éric Zemmour, c'est accepter l'idée d'une alliance contre-nature avec des gens qui pensent des choses qui ne sont pas les mêmes que nous", a-t-il clarifié.

"La droite française continue d'exister, a ajouté Jean-François Copé. Ce sont des millions de Français qui veulent de l'ordre et du progrès et qui considèrent qu'on doit être capable de gouverner la France de manière responsable sans aller avec l'extrême droite".

Pour l’ancien président de l’UMP, "il va (donc) falloir trancher". "Ou on est dedans ou on est dehors. Je n'ai pas de problème à ce qu'on soit moins nombreux, mais on doit être cohérent", a-t-il insisté.

Pour ce dernier, "aujourd'hui les Républicains cherchent leur voie, cherchent un leadership, cherchent une ligne politique, un projet". Il estime que le parti est "malade" et doit être restructuré", comme l'ensemble de "la droite de gouvernement".

"Si on veut y parvenir, il y a une première question qu'on va devoir trancher. Quels sont ceux qui veulent aller avec le Rassemblement national et quels sont ceux qui ne le veulent pas. Moi, j'ai toujours été très clair", martèle-t-il encore.