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"Un immense gachis": Gabriel Attal déplore le "spectacle lamentable" de l'Assemblée "devenue un théâtre sans public"

BFM Astrid Bergere
Le secrétaire général du parti Renaissance, Gabriel Attal, après sa rencontre avec le Premier ministre François Bayrou à l'hôtel de Matignon, le 2 septembre 2025, à Paris

Le secrétaire général du parti Renaissance, Gabriel Attal, après sa rencontre avec le Premier ministre François Bayrou à l'hôtel de Matignon, le 2 septembre 2025, à Paris - Thomas SAMSON

L'ancien Premier ministre fustige la situation politique française, qu'il attribue aux conséquences de la dissolution de l'Assemblée nationale en 2024.

17 jours sont passés depuis le début de l'année 2026 et la France n'a toujours pas de budget. Gabriel Attal, président du groupe Ensemble pour la République (EPR) à l'Assemblée nationale, affirme dans un entretien au Parisien, qu'"il est temps d'en finir avec ce budget".

Au lendemain de l'allocution de Sébastien Lecornu, dans laquelle il a annoncé une série de mesures -dans le budget 2026- en faveur notamment du pouvoir d'achat des Français, Gabriel Attal estime que "la qualité principale de ce budget est d'avoir un budget".

"Un débat secondaire"

Alors que semble se profiler l'idée que ce budget pourrait être adopté par 49.3 ou par ordonnance, l'ancien Premier ministre pense que "c'est un débat secondaire" par rapport à "tout ce qu'il se passe autour de nous".

49.3 ou ordonnances: pourquoi Sébastien Lecornu n'a-t-il que ces deux options pour faire adopter le budget?
49.3 ou ordonnances: pourquoi Sébastien Lecornu n'a-t-il que ces deux options pour faire adopter le budget?
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Il précise: "Le monde traverse des bouleversements majeurs [...] Si on n’avance pas, le rapport de force va être bouleversé, et la France changera de catégorie: de grande puissance, elle deviendra un pays déclassé".

Le président du groupe Ensemble à l'Assemblée nationale porte un regard critique sur la crise politique actuelle, qu'il attribue à la "situation générée par la dissolution" voulue par Emmanuel Macron en juin 2024.

"L’Assemblée est devenue un théâtre sans public. La seule chose que les Français ont eue à voir ces dernières semaines, c’est une forme de spectacle lamentable et d’absence de cap total. C’est un immense gâchis", affirme-t-il.

Une candidature en 2027?

Et pour Gabriel Attal, une nouvelle dissolution n'est "ni nécessaire, ni souhaitable". Il pense que "c’est à l’Assemblée nationale de régler les problèmes des Français, pas aux Français de régler les problèmes de l’Assemblée nationale".

Sera-t-il candidat à l'élection présidentielle de 2027? "Je réfléchis beaucoup à ce que doit être la manière d’exercer la fonction de président de la République [...] Je réfléchis à tout cela avec beaucoup d’humilité, mais aussi avec beaucoup de détermination", conclut-il.