Loi anti-squat: Guillaume Kasbarian menacé de mort, l'ancien ministre macroniste ne "lâchera rien"
Guillaume Kasbarian au ministère de l'Écologie le 23 septembre 2024 - Alain JOCARD / AFP
"Aucune menace ne m’empêchera jamais d’exprimer mes idées". Guillaume Kasbarian, ancien ministre délégué au Logement et père de la loi anti-squat de juillet 2023, subit une vague de menaces de mort, confirme ce lundi 10 novembre son entourage au Figaro.
Une vingtaine de menaces de mort ou de violences physiques, appelant tantôt à la "guillotine", à une exécution ou à voir l'élu "caner dans un caniveau" ont pullulé ces dernières heures, note le journal.
Un épisode d'une rare intensité qui fait suite à l'autocongratulaton de l'élu à propos des résultats de sa loi. En 2024, avec près de 25.000 expulsions locatives, ces dernières atteignent un record et sont en hausse de 29% par rapport à 2023 et de 51% par rapport à 2019, selon Le Monde citant les chiffres du ministère de l'Intérieur.
"En huit ans de mandat, j’ai déjà eu des épisodes de ce genre, notamment lors de ma loi anti-squat (...) Mais il n’y avait encore jamais eu d’épisodes aussi violents", raconte-t-il au Figaro.
Soutien unanime du gouvernement
Sous son message posté ce lundi sur X, où Guillaume Kasbarian assure que "nous ne lâcherons rien", l'ancien ministre a reçu le soutien de plusieurs ministres et élus. C'est le cas de son successeur au ministère du Logement, Vincent Jeanbrun, qui lui apporte son "soutien" et dénonce une "honte" après ces menaces de mort.
Même "soutien" affiché publiquement par l'ancienne porte-parole du gouvernement Prisca Thevenot ou le député et rapporteur général du budget Philippe Juvin. La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, y va aussi de son commentaire: "Forza!" lance-t-elle au député.
L'actuel ministre en charge du Logement, Vincent Jeanbrun, compte d'ailleurs bien poursuivre dans la droite lignée de Guillaume Kasbarian. Le membre du gouvernement de Sébastien Lecornu expliquait le 30 octobre dernier vouloir durcir la loi anti-squat et que la possibilité d'expulser de son logement social toute personne ayant des liens avec les activités de trafic de stupéfiants soit élargie à d'autres délinquants.











