"C’est l’agence de com de Gabriel Attal": Élisabeth Borne dénonce l'évolution de Renaissance et affirme que "ce n'est pas un parti"
Élisabeth Borne et Gabriel Attal, alors Première ministre et ministre de l'Éducation nationale, lors d'une visite dans un collège parisien le 9 novembre 2023 - Bertrand GUAY / POOL / AFP
Entre Gabriel Attal et Élisabeth Borne, la compétition pour prendre les rênes de Renaissance n'a jamais vraiment eu lieu. La seconde, qui s'était lancée en outsider, a finalement jeté l'éponge en octobre 2024 au bénéfice du premier, avant même qu'il ne se déclare candidat, évitant de participer à ce match perdu d'avance.
De là à penser que les relations entre les deux anciens chefs du gouvernement se sont réchauffées, il y a un pas. Peut-être plusieurs même. La preuve: Élisabeth Borne ne s'est pas cachée ce week-end dans La Tribune Dimanche pour critiquer sans ambages l'action du patron de la boutique présidentielle.
"Renaissance, ce n’est pas un parti, c’est l’agence de com de Gabriel Attal", a asséné l'ex-ministre de l'Éducation nationale, redevenue députée du Calvados depuis la nomination à Matignon de Sébastien Lecornu.
"L'important, c'est d'avancer"
Il faut dire que l'action de son collègue ne passe pas inaperçue. L'ambitieux, qui occupe également les fonctions de patron des députés Ensemble pour la République, formule des propositions tous azimuts... Entre nouveau système de retraites, interdiction du port du voile aux moins de 15 ans, ou engagement d'une convention thématique sur l'autorisation de la GPA en France.
Aussi le parti doit changer de nom tandis que son siège a été délocalisé. Et, Gabriel Attal continue d'occuper le terrain en ce début d'année, même si le député des Hauts-de-Seine maintient le suspense sur la perspective d'une candidature à l'élection suprême.
Mardi, il organise des tables rondes au Palais Brongniart à Paris. Un événement intitulé "La nuit de la nouvelle République", du nom de ce concept égrainé lors de son discours de rentrée à Arras (Pas-de-Calais) le 22 septembre. Après les municipales, il publiera un ouvrage. Autant de signes qui donnent visiblement du grain à moudre à ces contempteurs.
L'intéressé, lui, a dit ce lundi sur RTL ne pas s'intéresser aux "commentaires". "L’important, c’est d’avancer."











