"Une situation un peu embêtante": le ministre de l'Éducation dit "ne pas être certain" de pouvoir organiser le concours d'enseignant en l'absence de budget

L'inquiétude monte chez les futurs enseignants. Faute de budget voté, la réforme permettant aux étudiants de troisième année de licence de se présenter au concours enseignant risque de ne pas être mise en place à temps. Les premières épreuves doivent débuter en mars, mais elles pourraient être annulées si le budget n'est pas voté à temps.
"Je suis dans une situation un peu embêtante", déplore Édouard Geffray sur le plateau de BFM ce samedi 17 janvier. "J'ai un nouveau concours cette année en L3, pour lequel j'ai 88.000 étudiants, inscrits actuellement et je ne suis pas certain de pouvoir l'organiser", fustige-t-il.
En l'absence de budget d'ici le mois de mars, l'examen sera annulé, car sans l'autorisation de la loi de finance à ouvrir le concours, le ministère de l'Éducation nationale ne peut pas l'organiser.
"Les salles sont réservées, les sujets sont prêts, les surveillants sont recrutés", assure Édouard Geffray au micro de BFM. Le ministre de l'Éducation nationale se veut tout de même rassurant après les annonces de Sébastien Lecornu vendredi 16 janvier d'orienter le budget vers la jeunesse. Il espère que l'allocution du Premier ministre contribuera à "débloquer cette situation".
"On est inquiets"
Les syndicats de leurs côtés pressent le gouvernement d'accélérer les choses. "Beaucoup comptaient sur cette alternance (...) et ce concours de L3" pour "sortir de la précarité" et "avoir un premier salaire", explique à BFM Clara Privé, trésorière de l'UNEF, alors que ce concours doit ouvrir aux étudiants de master une alternance. Ce qui permet ainsi aux élèves stagiaires de toucher une rémunération de 1.400 euros la première année et 1.800 euros la suivante.
"On est inquiets parce qu'on ne sait pas où on va", explique Chloé, 22 ans, étudiante en master Métiers de l'Enseignement, au micro de BFM. "Plus la décision tarde, plus l'anxiété augmente", ajoute la jeune femme.
Par ailleurs, les effectifs enseignants pourraient se voir priver de 3.500 stagiaires prévus pour renforcer les équipes. Selon Aurélie Gagnier, porte-parole du syndicat enseignant SNUIPP, "le budget prévu initialement prévoyait le nombre de titulaires et de stagiaires, pour faire fonctionner l'Éducation nationale à la rentrée 2026".












