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Emmanuel Macron a reçu Gérard Larcher, Yaël Braun-Pivet et Sébastien Lecornu en plein débat budgétaire

BFM M. H. avec AFP
Le président Emmanuel Macron attend l'arrivée du président du Conseil européen à l'Élysée, à Paris, le 15 septembre 2025.

Le président Emmanuel Macron attend l'arrivée du président du Conseil européen à l'Élysée, à Paris, le 15 septembre 2025. - Daniel Pier/NurPhoto

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Le chef de l'État s'est entretenu ce jeudi après-midi avec le Premier ministre Sébastien Lecornu et les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale, alors que se poursuivent les dernières discussions sur le budget au Parlement.

Emmanuel Macron a reçu ce jeudi 11 décembre les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale, Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet, en présence de Sébastien Lecornu, au moment où le gouvernement pousse les deux chambres à trouver un compromis sur le budget de l'État.

Le chef de l'État a raccompagné les deux présidents sur le perron de l'Élysée vers 15h, et s'est attardé pour poursuivre la discussion, notamment avec Yaël Braun-Pivet et le Premier ministre. Le chef du gouvernement est ensuite resté encore une vingtaine de minutes au palais présidentiel avec Emmanuel Macron.

La balle "dans le camp du Parlement"

Sébastien Lecornu a dit mercredi en Conseil des ministres que son "objectif" était "de doter la France d'un budget" de l'Etat "d'ici au 31 décembre", jugeant que c'était "possible" si la droite sénatoriale faisait un pas vers la gauche, avait rapporté la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

"Aujourd'hui, vous avez une forme de décalage horaire entre l'Assemblée nationale et le Sénat", avait-elle estimé, en reprenant une expression du Premier ministre.

Maud Bregon avait de son côté affirmé que la balle était "dans le camp du Parlement et significativement de la droite sénatoriale qui occupe une grande place dans la commission mixte paritaire" qui réunira la semaine prochaine sept sénateurs et sept députés pour trouver un compromis sur le projet de loi de finances. Sur le budget de l'État, l'Assemblée avait en effet rejeté à la quasi-unanimité le volet recettes en première lecture, envoyant ainsi la copie initiale du gouvernement au Sénat.

"Nous avons confiance dans le président du Sénat, dans les présidents des différents groupes qui composent le Sénat, pour être encore une fois force de compromis", avait encore dit Maud Bregeon mercredi.

Or, la droite sénatoriale semble peu disposée à bouger vers le Parti socialiste qui a obtenu très peu de concessions dans ce texte, contrairement au budget de la Sécurité sociale où figure la suspension de la réforme des retraites.