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Présidentielle - Page 2

Eric Zemmour le 22 avril 2021 à Paris

Eric Zemmour

Eric Zemmour, candidat à l'élection présidentielle, sillonne la France pour faire la promotion de son livre, La France n'a pas dit son dernier mot, et en profite pour s'inviter dans le débat public. Après avoir laissé planer le doute, il se déclare officiellement candidat à la course à l'Elysée le 30 novembre 2021. Dans les sondages, il gagne chaque semaine des places. Le polémiste d'extrême droite est désormais au coude-à-coude avec Marine Le Pen, pour la seconde place du premier tour de l'élection présidentielle 2022, selon les intentions de vote. En moins de deux mois, Eric Zemmour s'est hissé au rang de la candidate du Rassemblement national dans les sondages, avec une radicalité assumée. Lors de ses sorties, il adopte volontiers la théorie dite du "grand remplacement" et ses propositions sont souvent centrées sur la question migratoire: immigration zéro, fin du regroupement familial ou encore l'interdiction des prénoms étrangers et la suppression du droit du sol. L'auteur du "Suicide Français" dirige l'essentiel de ses critiques contre l'Islam et promeut des positions sociétales conservatrices, notamment concernant la place des femmes. Souvent poursuivi devant la justice pour discrimination et haine raciale Eric Zemmour a souvent été relaxé. En 2011, il est toutefois condamné de manière définitive pour des propos tenus dans une émission de télévision, où il assurait "que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes". A la suite de ces propos, le tribunal correctionnel estime que le discours de l'essayiste s’apparente bien à de la provocation à la discrimination raciale. Eric Zemmour est né à Montreuil le 31 août 1958. Il a 63 ans. Il est marié avec l'avocate Mylène Chichportich. Il n'appartient à aucun parti mais envisagerait de créer le sien, sous le nom de "Vox Populi". Son QG de campagne a été inauguré le 26 octobre 2021, en présence de son équipe et de sa proche conseillère Sarah Knafo.

La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse (ex-LR), le 8 avril 2021 à Paris

Valérie Pécresse

Présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2022, en passant "si nécessaire" par une primaire de la droite. Elle a quitté son parti Les Républicains en juin 2019 et fondé "Soyons libres", mouvement politique qui devient alors un parti. A l'approche du congrès d'investiture LR pour l'élection présidentielle, organisé le 4 décembre 2021, la présidente de région annonce qu'elle reprendra sa carte d'adhésion au parti. Elle l'emporte face à Eric Ciotti au deuxième tour de ce vote interne à l'issue duquel elle est désignée candidate. Elle fait alors un bond dans les sondages. Formée à l'ENA, d'abord conseillère auprès de Jacques Chirac, puis députée UMP des Yvelines (de 2012 à 2016), Valérie Pécresse devient ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en 2007, suite à la victoire de Nicolas Sarkozy. Elle fait voter la loi "LRU" sur l'autonomie des universités et entreprend une réforme du statut des enseignants-chercheurs, à l'origine de mouvements de protestation. En juin 2011, elle quitte le ministère pour devenir porte-parole du gouvernement et ministre du Budget. En 2009, elle est la candidate UMP à l'élection régionale de 2010 en Île-de-France, mais sa liste est devancée par celle de Jean-Paul Huchon (PS). Elle devient donc conseillère régionale mais conserve ses fonctions ministérielles jusqu'en 2012. En 2012 et 2013, Valérie Pécresse participe aux manifestations contre le projet de loi du "Mariage pour tous". Elue présidente du conseil régional d'Île-de-France en 2015, elle nomme en 2016 une opposante au mariage homosexuel à la commission "famille et action sociale". Valérie Pécresse est réélue présidente de région en 2020. Candidate à l'investiture pour l'élection présidentielle, elle dit avoir changé d'avis et ne souhaite plus "démarier" les couples homosexuels. Sur l'immigration, Valérie Pécresse dit vouloir "remettre de l'ordre" en expulsant les clandestins et en limitant le droit aux allocations. Sur les questions économiques, elle se dit "la plus libérale des candidats à droite" : retraite à 65 ans, réduction des dépenses publiques, dégressivité des allocations chômage, réduction des impôts et des cotisations sociales.

LE CHOIX D'YVES - Jordan Bardella serait-il un meilleur candidat que Marine Le Pen pour la présidentielle de 2027?

LE CHOIX D'YVES - Jordan Bardella serait-il un meilleur candidat que Marine Le Pen pour la présidentielle de 2027?

Alors que le procès en appel de Marine Le Pen s'ouvre ce mardi, et décidera le nom du candidat du RN à la prochaine présidentielle, Jordan Bardella, président du parti, s'exprime ce lundi 12 janvier pour ses vœux à la presse. Dans ses vœux à la presse, Jordan Bardella a assuré qu'il n'était pas candidat à la présidentielle de 2027, mais qu'il était candidat au poste de Premier ministre. 

SIGNÉ CONSIGNY - Possible victoire de Jordan Bardella pour la présidentielle de 2027 ? "Tout est possible", estime Charles Consigny, avocat

SIGNÉ CONSIGNY - Possible victoire de Jordan Bardella pour la présidentielle de 2027 ? "Tout est possible", estime Charles Consigny, avocat

Dans un entretien publié ce 28 décembre, dans La Tribune Dimanche, Marine Le Pen s'est confiée sur son avenir politique, intimement lié, selon elle, à son poulain, Jordan Bardella, numéro un du Rassemblement national. Le trentenaire ne s'est pas encore déclaré candidat à l'élection présidentielle, mais en cas d'inéligibilité de sa mentor, il pourrait briguer la fonction suprême en 2027.

Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, le 6 juillet 2021.

Xavier Bertrand

Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2022. Souhaitant concourir hors de toute primaire, il accepte finalement de participer au congrès d'investiture de Les Républicains, parti qu'il a quitté en 2017. Il souhaite convaincre les adhérents qu'il est le mieux placé pour représenter la droite à la présidentielle, face notamment à Valérie Pécresse et Michel Barnier. Ancien ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, ancien secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand a été réélu président des Hauts-de-France lors des élections régionales de 2021. Il se définit comme un "gaulliste social". Il propose de diminuer de moitié les impôts de production sur les entreprises. Pour compenser ce manque à gagner de plusieurs milliards d'euros, il propose des mesures de rigueur budgétaire : report de l'âge de départ à la retraite, durcicement des conditions d'allocation chômage, fin des 35 heures. En 2014, il appelle à la promulgation de la loi Taubira, refusant de marier des couples homosexuels dans sa ville de Saint-Quentin dans l'Aisne et laissant officier un adjoint. En 2017, il réaffirme son opposition au "Mariage pour tous" et à la PMA, mais ne propose plus d'abroger la loi. Il adopte des positions fermes en matière de sécurité et propose de créer des places de prison. Enfin, il s'affirme "pro-nucléaire" et désigne l'énergie éolienne comme un "scandale national". D'abord agent général d'assurance pour le groupe Swiss Life, Xavier Bertrand débute sa carrière politique dans l'Aisne, où il devient conseiller général, puis député de la 2e circonscription, maire de Saint-Quentin de 2010 à 2016 et président de la communauté d'agglomération de 2014 à 2020. Ministre dans les gouvernements Villepin et Fillon, il conduit une réforme des retraites et instaure le "service minimum" voulu par Nicolas Sarkozy. Il fait aussi face à la polémique du Médiator, le médicament n'ayant été interdit qu'en 2009 et ayant fait environ 1000 à 2000 morts. Entendu comme témoin au procès du Médiator, Xavier Bertrand admet avoir une part de responsabilité et affirme n'avoir « jamais cherché à dissimuler les défaillances ». Deux de ses conseillers au ministère de la Santé étaient aussi médecins pour les laboratoires Servier quand le remboursement du médicament a été maintenu en 2006, mais il affirme n'avoir jamais eu connaissance de ces liens de proximité. En 2011, Xavier Bertrand fait voter une loi pour réformer la sécurité sanitaire.