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SONDAGE BFMTV. Près de deux Français sur trois favorables à un barrage contre LFI aux municipales 2026

BFM Florent Bascoul
Jean-Luc Mélenchon lors d'une audition à l'Assemblée nationale le 6 décembre 2025

Jean-Luc Mélenchon lors d'une audition à l'Assemblée nationale le 6 décembre 2025 - Photo par BERTRAND GUAY / AFP

Deux Français sur trois sont favorables à un barrage contre La France insoumise lors des prochaines élections municipales, tel est l'un des enseignement d'un sondage Elabe pour BFMTV. Sur le même échantillon de sondés, 49% des Français approuvent un barrage anti-RN lors de nouvelles élections législatives.

Les candidats de La France insoumise aux élections municipales 2026 n'auront pas la partie facile. Selon un sondage "Opinion en direct" de l'institut Elabe pour BFMTV publié ce mercredi 10 décembre, près de deux Français sur trois souhaitent un barrage contre les candidats LFI qualifiés au second tour de ce scrutin local.

63% des personnes interrogées sont en effet favorables à un tel compromis. Plus précisément, 41% y sont tout à fait favorables et 22% à y être favorables. A contrario 36% n'y sont pas favorables (16% pas du tout favorables et 20% pas vraiment favorables) et 1% des sondés ne se prononce pas.

Sur ces 63% favorables à un barrage contre LFI aux municipales, le chiffre varie énormément en fonction du profil sociodémographique et professionnel. Ainsi, la proportion passe à 75% des sondés si l'on ne s'intéresse qu'aux Français âgés de plus de 65 ans. Le barrage anti-LFI recueille le moins de faveur chez les ouvriers et employés où il tombe à 51% d'assentiment.

En 2026, La France insoumise compte présenter un candidat dans toutes les villes de plus de 100.000 habitants. "Ce seront des élections politiques du fait du contexte actuel (...) nous serons à un an de l'élection présidentielle, dont ceci pourrait bien être un galop d'essai. Cette élection peut donc préfigurer le monde que nous voulons commencer", avait lancé Jean-Luc Mélenchon lors d'un meeting le 23 novembre dernier.

Le front anti-RN aux prochaines élections législatives

Les sondeurs ont également interrogé l'échantillon de Français sur la perspective d'élections législatives anticipées. En cas de scrutin organisé dans les prochains mois, 49% des personnes interrogées souhaitent que les partis et les électeurs fassent barrage au Rassemblement national pour éviter qu’ils obtiennent la majorité à l’Assemblée nationale.

Chez les jeunes de 18 à 24 ans, cette proportion atteint 60%. Le barrage anti-RN a également la côte auprès des habitants des communes rurales (55%), des cadres et professions intermédiaires (54%). Les électeurs de gauche sont 84% à prôner le vote pour faire barrage à l'extrême-droite, ceux de Renaissance et ses alliés sont 67% à le souhaiter. En revanche, chez Les Républicains, ils sont seulement 30% à se prononcer pour un tel front.

L'union des droites du LR à Reconquête avec le RN

Toujours dans le contexte des prochaines élections législatives, un petite majorité de sondés est favorable à la constitution d'une "union de droites" allant de LR à Reconquête en passant pour le RN. Ils sont 51% des répondants à l'avoir approuvé. Invité de BFMTV ce dimanche 7 décembre, Bruno Retailleau a déclaré qu'une telle union doit se faire "dans les urnes" plutôt que par "une tambouille d'appareils" qui serait "vaine".

Le sondage "Opinion en direct" fait apparaître des différences entre les électeurs des différentes sensibilités politiques de la droite. Ainsi, 100% des personnes votant Reconquête, le parti d'Éric Zemmour, sont favorables à cette union. Les électeurs du RN sont 79% à souhaiter cette alliance. Cette proportion tombe à 69% chez les sympathisants Les Républicains.

En revanche, l'idée d'une candidature unique représentant les différents partis de droite pour la prochaine élection présidentielle ne convainc pas: 52% des sondés y sont opposés.

Échantillon de 1.000 personnes, représentatif des résidents de France métropolitaine âgés de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, profession, région et catégorie d’agglomération. Interrogation par internet du 9 au 10 décembre.