Les députés rejettent le budget de la Sécurité sociale en commission, avant son arrivée dans l'hémicycle mardi

L'ESSENTIEL
- Les députés ont rejeté la taxe Zucman et sa version allégée. Lire l'article
- L'Assemblée a voté une première mesure de taxation des hauts patrimoines ciblant les holdings, dont la droite a largement limité la portée, au grand dam de la gauche. Lire la brève
- "Une comédie", "un séparatisme fiscal insupportable"... la gauche dénonce ce rejet. Lire l'article
- Les Insoumis ne "participeront pas" à la réunion entre ministres et groupes politiques annoncée par Lecornu. Lire la brève
- Les députés ont approuvé ce vendredi en commission la suspension de la réforme des retraites proposée par le gouvernement pour échapper à la censure du PS. Lire l'article
La taxe Zucman rejetée à l'Assemblée nationale, la suspension de la réforme des retraites en commission approuvée
Ce direct consacré à l'actualité politique est désormais terminé. Aujourd'hui, l'Assemblée nationale a voté contre l'adoption de l'article instaurant la taxe Zucman en fin de journée.
Au cours de la journée, les députés ont également approuvé la suspension de la réforme des retraites en commission et un amendement visant à mettre en place un "impôt sur la fortune improductive".
Une première mesure de taxation des hauts patrimoines ciblant les holdings, dont la droite a largement limité la portée, a également été votée. Merci de nous avoir suivis sur BFMTV.com.
Inspiré du programme de Marine Le Pen selon le RN, l'impôt sur la fortune improductive a été adopté par l'Assemblée nationale
"L'Assemblée nationale vote un impôt sur la fortune financière inspiré du programme de Marine Le Pen", se réjouit dans un communiqué de presse le RN que BFMTV a pu se procurer.
Un plus tôt dans la journée, les députés ont adopté un amendement visant à mettre en place un "impôt sur la fortune improductive".
"Cette mesure de justice attendue par les Français, a été votée malgré l'opposition de l'extrême gauche, de la droite et d'une partie de la macronie".
Les députés rejettent le budget de la Sécurité sociale en commission, avant son arrivée dans l'hémicycle mardi
Les députés rejettent en commission le projet de budget de la Sécurité sociale du gouvernement, malgré plusieurs irritants supprimés, et l'adoption de l'article suspendant la réforme des retraites.
Après avoir rejeté la partie recettes plus tôt dans la semaine, les députés ont rejeté celle consacrée aux dépenses, retoquant ainsi l'ensemble du projet de loi. Il arrivera dans l'hémicycle mardi, dans sa version initiale proposée par le gouvernement.
"Une nouvelle étape de franchie": le PS se félicite de la suspension de la réforme des retraites en commission
Plusieurs membres du PS se réjouissent de la suspension de la réforme des retraites en commission, à commencer par le patron des socialistes Boris Vallaud qui estime sur X que cette suspension est "une première étape indispensable... et utile à la vie des gens".
"Il faudra gagner pour aller plus loin en abrogeant la réforme Borne", a assuré de son côté le Premier secrétaire du PS Olivier Faure. "Une nouvelle étape de franchie", résume également sur X le compte des députés socialistes apparentées.
Les députés approuvent la suspension de la réforme des retraites en commission
Les députés approuvent la suspension de la réforme des retraites en commission proposée par le gouvernement pour échapper à la censure du PS, malgré les réticences du camp gouvernemental et d'une partie de la gauche, qui dénonce une suspension en trompe-l'oeil.
Toutefois, les votes en commission ou dans l'hémicycle ne sont pas définitifs, tant que les budgets n'ont pas été adoptés.
"Le RN a choisi son camp": Olivier Faure fustige la coalition des voix de l'extrême droite jusqu'au bloc central qui a repoussé la taxe Zucman
Le secrétaire général du PS Olivier Faure fustige la coalition des voix du "RN, de la droite et du bloc central" qui a "repoussé la taxe Zucman".
"Tout est désormais clair, le RN a choisi son camp: les milliardaires plutôt que les classes populaires", estime-t-il.
Les Insoumis ne "participeront pas" à la réunion entre ministres et groupes politiques annoncée par Lecornu
La France insoumise (LFI) a annoncé qu'elle ne participerait pas à la réunion entre ministres et groupes politiques à l'Assemblée nationale, décidée par le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, pour surmonter les blocages sur la fiscalité des plus riches.
"Les Insoumis ne participeront pas à la comédie du gouvernement Lecornu qui ne vise qu'une chose: contourner le Parlement et continuer les compromissions dans les réunions secrètes", a dit la cheffe des députés insoumis, Mathilde Panot, sur la plateforme X.
"Le peuple de France n'attend plus rien de ce gouvernement si ce n'est son départ et celui d'Emmanuel Macron", a-t-elle ajouté.
Pour Marine Le Pen, le Premier ministre "s'enfonce dans des compromis contradictoires"
La présidente des députés RN, Marine Le Pen a pris la parole en début de soirée dans l'hémicycle pour s'attaquer à Sébastien Lecornu.
"J'avoue avoir un certain plaisir à vous voir vous débattre dans une situation aussi inconfortable", a-t-elle déclaré. "Vous vous débattez dans des sables mouvants, plus vous bougez, et plus vous vous enfoncez dans des compromis qui vont devenir contradictoires".
L'ancienne candidate à la présidentielle a assuré que les députés de son groupe "essaie de rendre le [budget] le moins terrible possible" mais qu'il ne joue pas le jeu du compromis tel qu'il l'avait promis avant l'ouverture des travaux à l'Assemblée.
Lecornu se dit favorable à renoncer au gel des pensions de retraite et des minimas sociaux
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est dit "favorable" à l'abandon du gel des pensions de retraites et des minimas sociaux en 2026, mesures qui figurent dans le projet de budget de la Sécurité sociale.
"Le gouvernement sera favorable aux amendements qui dégèleront l'ensemble de ces minimas sociaux", a lancé le chef du gouvernement devant les députés, reconnaissant que "la question du gel des retraites" n'était "pas acceptable" ni "acceptée par nos concitoyens".
Il a en outre assuré ne pas vouloir se "défiler" sur la question des recettes sociales, citant notamment la hausse de la CSG sur le patrimoine, votée par les députés en commission ces derniers jours dans le budget de la Sécurité sociale.
Sébastien Lecornu en "profond désaccord" avec la gauche sur la taxe Zucman, affirme qu'il n'y a pas "d'impôt miracle"
Sébastien Lecornu se déclare en "profond désaccord" avec la gauche sur la taxe Zucman. Le Premier ministre a ajouté qu'il n'y avait pas "d'impôt miracle".
"Il n'existe aucun impôt" à "fort rendement" qui soit conforme à la Constitution, a-t-il précisé.
Avant le vote, Amélie de Montchalin a fait la lecture d'un avis du Conseil d'État sur la taxe Zucman. Pour les juges, cette taxe visant un millier de contribuables français constitue une rupture d'égalité devant l'impôt, qui est un principe défendu par la Constitution.
"Tout cela termine la comédie que nous vivons depuis une semaine": le député Éric Coquerel (LFI) dénonce un gâchis après le rejet de la taxe Zucman
Président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, le député insoumis Éric Coquerel a exprimé ce soir ses regrets après le rejet de la taxe Zucman ainsi que l'affaiblissement du dispositif pour taxer les holdings.
"Tout cela termine la comédie que nous vivons depuis une semaine comme quoi le gouvernement pourrait aménager son budget", a-t-il fustigé.
Le député PS Boris Vallaud fustige "l'intransigeance" du camp gouvernemental
Le chef des députés socialistes, Boris Vallaud, a fustigé ce soir à l'Assemblée nationale "l'intransigeance" du camp gouvernemental après le rejet dans l'hémicycle de plusieurs propositions de taxation des hauts patrimoines, notamment la taxe Zucman défendue par la gauche dans le projet de budget.
"Vous faites, par votre intransigeance, je le crains, le mauvais chemin. Je vous le dis, monsieur le Premier ministre, il n'y a pas, depuis que nous sommes dans cet hémicycle, le moindre compromis", a-t-il lancé à l'adresse Sébastien Lecornu.
Plus tard, Olivier Faure a rappelé au Premier ministre que "gouverner c'est choisir, c'est accepter l'idée de rechercher le compromis".
"Ça finira par voir le jour": l'économiste Gabriel Zucman estime que la taxation des hauts patrimoines sera au cœur de la campagne présidentielle
Peu de temps après le rejet de la taxe Zucman par l'Assemblée nationale, C à vous a diffusé la réaction de l'économiste Gabriel Zucman.
“Toutes les batailles de cette nature mettent du temps avant d’être gagnées. Ce sera un enjeu majeur de l’élection présidentielle de 2027. Je ne suis pas déçu, car ça finira par voir le jour”, a-t-il déclaré.
Il s'est plus longuement expliqué ensuite en publiant un long message sur X.
"Toutes les droites s'y sont mises": la députée Clémentine Autain dénonce le rejet de la taxe Zucman
La députée Clémentine Autain du groupe Écologiste et Social a dénoncé le rejet de la taxe Zucman.
"Toutes les droites s'y sont mises, c'est important de noter que l'extrême droite a prêté main-forte dans cette opération qui vise à laisser faire la cessation des milliardaires aujourd'hui, ce séparatisme fiscal insupportable contre lequel nous avions une proposition phare", a-t-elle déclaré.
Pour la cheffe des députés LFI, Mathilde Panot, "la seule solution qu'il reste face à ce pouvoir, c'est la censure de ce gouvernement"
Lors de la suspension de la séance après le rejet de l'instauration de la taxe Zucman ainsi que sa version allégée, Mathilde Panot, présidente du groupe des députés insoumis a appelé à la censure du gouvernement.
"La taxe Zucman, qui était le minimum de justice fiscale a été largement rejeté dans cet hémicycle parce que le RN a changé de position. Il s'abstenait dessus il y a huit mois, maintenant il vote contre", a dénoncé la députée du Val-de-Marne.
Elle a également dénoncé le manque de coopération du camp du chef de l'État. "Il n'y a absolument rien à négocier avec un pouvoir macroniste qui depuis qu'ils ont perdu les élections décide d'appliquer leur programme, tout leur programme, rien que leur programme", a-t-elle ajouté avant d'appeler à la censure.
"La seule solution qu'il reste face à ce pouvoir, c'est la censure de ce gouvernement et le départ d'Emmanuel Macron."
L'Assemblée nationale a rejeté l'adoption de l'article instaurant la taxe Zucman
L'Assemblée nationale a voté contre l'adoption de l'article instaurant la taxe Zucman.
Jean-Philippe Tanguy (RN) dénonce le "contre budget de Matignon, Bercy et du Parti socialiste" avant le débat sur la taxe Zucman
Interrogé dans la salle des quatre colonnes sur BFMTV, Jean-Philippe Tanguy, le député RN de la Somme, a dénoncé le "contre-budget de Matignon, Bercy et le Parti socialiste" avant le débat sur la taxe Zucman.
"C'est un slogan qui permet de sauver ce gouvernement de la censure des socialistes, j'espère que ça va échouer", a-t-il ajouté, regrettant que Sébastien Lecornu ne tienne pas ses engagements. "On est loin de la promesse que c'est le Parlement qui décide".
Avant Olivier Faure, Sébastien Lecornu a reçu toute la semaine les chefs des divers groupes parlementaires
Sébastien Lecornu a reçu tout cette semaine les présidents des groupes parlementaires à l'Assemblée nationale.
Il a commencé lundi avec ceux du "socle commun" (Gabriel Attal pour Renaissance, Paul Christophe pour Horizons et Marc Fesneau pour le MoDem).
Il a également revu Laurent Wauquiez pour LR, à part. Jeudi matin il s'est entretenu avec les écologistes avant ce vendredi d'échanger avec les socialistes Olivier Faure et Boris Vallaud.
La droite parlementaire se réjouit d'avoir limité la portée de la taxe sur les holdings
L'Assemblée a voté vendredi une première mesure de taxation des hauts patrimoines ciblant les holdings, dont la droite a largement limité la portée, au grand dam de la gauche qui s'apprête à défendre sa taxe Zucman dans l'hémicycle.
Elle a été adoptée par 224 voix, contre 10. Le chef des députés Les Républicains (LR), Laurent Wauquiez, s'est réjoui "d'arrêter la folie fiscale et la taxe mania" du projet de budget, auprès de l'AFP. Les groupes de gauche ont préféré s'abstenir.
L'Assemblée nationale adopte l'article instaurant la taxe sur les holdings
L'Assemblée nationale a adopté peu avant 16 heures l'article 3 du projet de loi de finance 2026 instaurant la taxe sur les holdings avec 224 voix pour et 10 voix contre.
Les députés vont à présent examiner un article sur la taxe Zucman.
Olivier Faure affirme après un déjeuner avec Sébastien Lecornu que "nous n'avons pas avancé ni abouti" sur le budget
Olivier Faure a confirmé cet après-midi sur X avait déjeuner avec Boris Vallaud et Sébastien Lecornu ce midi, information révélée par France Inter.
"Ce n’était ni discret ni secret. Nous avons répondu à la demande du PM qui souhaite revoir l’ensemble des groupes politiques. Et pour ceux qui veulent en connaître l’issue, nous n’avons pas avancé ni abouti".
LFI lance une pétition contre l'interdiction des découverts bancaires en 2026
La France insoumise a annoncé vendredi 31 octobre sur X l'ouverture d'une pétition, qui a déjà recueilli plus de "15.000 signataires", contre l'interdiction des découverts bancaires, une directive européenne qui doit entrer en vigueur en novembre 2026.
"À partir du 20 novembre 2026, être à découvert sera interdit. Vous devrez demander une autorisation à votre banquier à chaque découvert", dénonce dans sa pétition, la vice-présidente du groupe insoumis à l'Assemblée nationale, Clémence Guetté.
La députée PS Estelle Mercier se défend de "taxer les riches pour taxer les riches"
Estelle Mercier, députée PS de Meurthe-et-Moselle, a indiqué cet après-midi avant la reprise de la séance à l'Assemblée nationale que "des discussions avaient lieu à tous les niveaux" pour aboutir à un compromis.
"Nous nous l'avons toujours dit, ce que nous souhaitons c'est enlever toutes les horreurs qu'il y a dans le budget de la Sécurité sociale, il y en a pour dix à quinze milliards d'euros", a-t-elle déclaré.
Or, pour la députée la seule façon de financer ces dépenses de santé est d'accroître la pression fiscale sur les plus riches. "Ce sont eux qui contribuent le moins à la solidarité nationale, donc ce n'est pas taxer les riches pour taxer les riches, c'est de trouver une mesure nous permettant de ne pas faire peser l'effort budgétaire sur les plus pauvres, les plus fragiles et les classes moyennes".
"Un effet d'aubaine pour tous ceux qui veulent dépecer notre économie": l'ancien ministre Renaud Dutreil défend la niche fiscale qui porte son nom
Parmi les pistes de recettes budgétaires envisagées à l'Assemblée nationale, les députés de gauche veulent modifier ou supprimer les pactes Dutreil, cette niche fiscale qui exonère les transmissions d'entreprises familiales de 75% des droits de succession.
Ils estiment que son usage est détourné par les grandes fortunes pour optimiser leurs impôts.
Invité de BFMTV à la mi-journée, Renaud Dutreil, ancien ministre des petites et moyennes entreprises, s'inscrit en faux et craint que la suppression de cette niche ne "créée un effet d'aubaine pour tous ceux qui veulent dépecer notre économie".
Les suspensions de séance se succèdent, LFI dénonce des "petits deals de couloir"
Les débats reprennent après plusieurs suspensions de séance qui agacent les rangs à gauche. "Nous aimerions bien comprendre pourquoi le débat s'est arrêté pendant quasiment une heure alors qu'on est censé faire vite", scande notamment la députée LFI Aurélie Trouvé en reprise de séance.
"Est-ce que vous ne seriez pas en train de discuter dans les couloirs d'un amendement qui permettrait de finir de vider la taxe passoire qu'est la taxe holdings?", poursuit-elle. La patronne des députés LFI Mathilde Panot, elle aussi, dénonce des "petits deals de couloir".
Plusieurs dizaines d'amendements concernant l'article 3 du PLF restent à étudier. Le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est quant à lui installé dans l'hémicycle pour observer les débats.
Sébastien Lecornu est arrivé à l'Assemblée nationale
Le Premier ministre Sébastien Lecornu est arrivé à l'Assemblée nationale. Il sera présent dans l'hémicycle lors des débats autour de la taxe Zucman.
Le PS "va défendre la taxe Zucman bec et ongles", promet le député Arthur Delaporte
Si, au vu de la composition de l'Assemblée nationale, la taxe Zucman a peu de chance d'être votée par les députés, le Parti socialiste ne compte pas tirer un trait sur ce levier. "On va défendre la taxe Zucman bec et ongles" promet le député du Calvados Arthur Delaporte sur BFMTV.
"On sait que ni le RN, ni les macronistes ne veulent (de la taxe Zucman). (...) Mais quoi qu'il arrive, il faut trouver 15 milliards d'euros. On essaye de trouver des majorités, et derrière ils nous disent non à tout. À la fin, ils en paieront les conséquences", estime-t-il.
Rejet de l'entière suppression de l'article 3 du PLF instaurant une taxe sur les holdings
Les amendements suggérant la suppression complète de l'article 3 du projet de loi de finances, qui prévoit la création d'une taxe sur le patrimoine financier des holdings patrimoniales, n'ont pas été votés.
- Pour: 134 voix
- Contre: 262 voix
Les débats autour de cet article se poursuivent, avec encore plusieurs dizaines d'amendements à étudier.
Amélie de Montchalin appelle les députés à “un débat approfondi et de qualité"
"Ayons le débat", lance la ministre chargée des Comptes publics Amélie de Montchalin face aux députés après la présentation des amendements proposant la suppression de l’article 3 du projet de loi de finances.
"Il y a 70 amendements, il y a 70 propositions, il y a des choix politiques, je pense qu’ils méritent d’être regardés. (...) Je suis défavorable à ces amendements de suppression et je suis favorable à ce que nous ayons un débat approfondi et de qualité dans les heures qui viennent", a conclu la ministre.
"C’est Halloween et on va examiner une série d'horreurs fiscales": Guillaume Kasbarian ironise sur l'examen du budget
Les députés examinent actuellement l'article 3 du projet de loi de finances, qui prévoit la création d'une taxe sur le patrimoine financier des holdings patrimoniales.
Un débat qui a été ponctué par un trait d'ironie du député Renaissance et ancien ministre de la Fonction publique Guillaume Kasbarian, en référence à la date du jour. "Aujourd’hui c’est Halloween et on va examiner une série d'horreurs fiscales", a-t-il lancé dans l'hémicycle.
Les débats sur le projet de loi de finances reprennent à l'Assemblée nationale
Les débats ont repris à 9 heures à l'Assemblée nationale, avec la suite de l’examen en première lecture de la première partie du projet de loi de finances pour 2026.
Gabriel Zucman juge "irresponsable" le possible rejet par les députés de sa proposition d'impôt plancher
"Je pense que ça serait incompréhensible que les députés rejettent cet impôt plancher parce que ça reviendrait à accepter que les milliardaires ont le droit de payer zéro", a estimé l'économiste Gabriel Zucman sur franceinfo, évoquant la taxe éponyme qui sera discutée aujourd'hui à l'Assemblée nationale.
"Ça serait irresponsable dans la situation actuelle très dégradée des finances publiques", insiste-t-il. "On a besoin que les ultra riches fassent un effort."
Olivier Faure en appelle au "patriotisme des grandes sociétés"
Le Premier secrétaire du PS en appelle ce matin au micro de BFMTV et de RMC au "patriotisme des grandes sociétés".
"Il faut trouver de l’argent pour éviter que les classes moyennes et populaires ne soient elles-même taxées", explique Olivier Faure.
"Je ne sais pas si le véhicule sera la taxe Zucman, mais nous ne pouvons pas accepter qu’aujourd’hui il y ait des gens qui continuent à payer moins d’impôts que tous les Français et continuent à se plaindre."
Olivier Faure estime que "la taxe Zucman ne sera vraisemblablement pas votée"
Olivier Faure estime sur BFMTV-RMC que "la taxe Zucman ne sera vraisemblablement pas votée" à l'Assemblée nationale.
"Il faut qu'il y ait un budget, et pour cela il faut trouver à un moment un compromis. Ça suppose que Sébastien Lecornu dise, puisque la taxe Zucman ne sera pas votée vraisemblablement, quels outils il met à la place pour recueillir les milliards dont nous avons besoin?", demande le député PS.
Pour Olivier Faure, "beaucoup de choses ont avancé" cette semaine à l'Assemblée
Le premier secrétaire du PS, qui menace toujours de censurer le gouvernement si ce dernier ne modifie pas sa copie budgétaire, estime que les débats ont permis de faire avancer "beaucoup de choses" cette semaine. "La semaine dernière, il y avait une surtaxe pour les grosses entreprises de 4 milliards. Il y en a 6 milliards aujourd'hui", note par exemple Olivier Faure sur BFMTV-RMC.
"Le gouvernement comprends que si on avance pas, il y aura un vote en conscience contre le budget, où rien ne sera possible et où le gouvernement tombera", ajoute-t-il.
Dénonciation de l'accord franco-algérien votée à l'Assemblée: Olivier Faure reconnaît "une victoire symbolique de l'extrême droite"
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste reconnaît sur BFMTV-RMC "une victoire, certes symbolique, mais une victoire malgré tout de l’extrême droite" après l'adoption de la proposition du RN de résolution dénonçant l'accord franco-algérien.
Un verrou a-t-il sauté? "Je le crains", répond le député de Seine-et-Marne. "Le RN ne l'a pas remporté qu'avec ses seules voix", rappelle-t-il, déplorant l'absence des députés macronistes lors du vote.
Le RN censurera, Jordan Bardella réclame toujours la dissolution "le plus vite possible"
Invité sur RTL ce matin, le président du Rassemblement national Jordan Bardella confirme que son parti censurera Sébastien Lecornu, quoi qu'il y ait dans la copie du budget. Interrogé sur l'appel à la dissolution du RN, Jordan Bardella confirme toujours la souhaiter, "le plus vite possible".
"Parce que je ne vois pas ce qui peut émerger de sain dans la situation actuelle."
Et d'ajouter: "je déplore que les macronistes, pour rester coûte que coûte au pouvoir, ont décidé de remettre l'avenir du pays entre les mains des socialistes".
Laure Lavalette estime que la taxe Zucman va faire fuir les entreprises françaises
"La taxe Zucman s'attaque aux entreprises françaises", assure la députée RN du Var Laure Lavalette sur TF1. "C’est le moment de remettre de la justice fiscale", demande l'élue.
"Cette taxe Zucman, on nous a menti sur le mécanisme et sur l’argent qu’elle va rapporter", estime Laure Lavalette, qui prévoit que "les entreprises ne vont pas se faire avoir deux fois et vont quitter le territoire", si elles sont soumises à cette taxe.
Le Rassemblement national s'oppose à cette taxation ne la votera pas à l'Assemblée nationale.
Pour la ministre de la Santé, "le budget de la Sécurité sociale demande un effort collectif"
Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, estime que "le budget de la Sécurité sociale demande un effort collectif pour diminuer le trou de la Sécu" mais assure qu'"il propose aussi une augmentation de 5 milliards d'euros pour les dépenses en santé".
"Il y a un objectif de maîtrise des dépenses. (...) On veut pouvoir faire de nouvelles réformes", nuance-t-elle sur RMC. Elle sera présente à l'Assemblée nationale la semaine prochaine pour les débats sur le budget.
Sébastien Lecornu attendu dans l'hémicycle
Sébastien Lecornu devrait être présent dans l'hémicycle aujourd'hui pour participer aux débats, signe de l'importance du moment, a appris BFMTV auprès de son entourage. En parallèle, le PS menace de censurer en cas de refus du gouvernement d'imposer les hauts patrimoines.
La suspension de la réforme des retraites votée dans l'après-midi
La commission des Affaires sociales se réunit à partir de 9 heures pour poursuivre l'examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. Elle devra se prononcer sur la suspension de la réforme des retraites, réclamée depuis des mois par les socialistes.
Taxe Zucman ou Zucman "light", le gouvernement est "contre"
Le gouvernement s'oppose à la mise en place de la taxe sur les grandes fortunes proposée par l'économiste Gabriel Zucman, tant à sa version originale qu'à sa version édulcorée prévue par le Parti socialiste en cas de rejet de la première.
"Vous pouvez l'appeler taxe 'Zucman' ou 'Zucman light', à partir du moment où ça touche à l'appareil productif, aux usines, aux grandes start-ups, nous serons contre", avait insisté la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur BFMTV-RMC ce mardi 28 octobre.
Taxe Zucman et suspension de la réforme des retraites, le programme chargé de l'Assemblée nationale
Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à la suite de l'examen du projet de loi de finances pour 2026. Les députés s'apprêtent aujourd'hui à examiner et voter la taxe Zucman.
La suspension de la réforme des retraites est également à l'ordre du jour et sera discutée en commission.











