Suicide d'une lycéenne en Seine-et-Marne: le proviseur du lycée a été mis en retrait à sa demande
Le lycée Balzac de Mitry-Mory, au nord-est de Paris, en Seine-et-Marne, le 16 janvier 2026. (ILLUSTRATION) - BFMTV
À sa demande, le proviseur du lycée Balzac de Mitry-Mory en Seine-et-Marne a été mis en retrait de ses fonctions, a annoncé ce mercredi 21 janvier le rectorat de Créteil. Le chef d'établissement, se tient à la disposition des inspecteurs chargés de l'enquête administrative. Et ce, le temps de l'enquête sur le suicide de Camélia, 17 ans, qui, le 13 janvier, s'est suicidée en s'allongeant sur les rails du RER B en gare de Villeparisis.
Deux enquêtes ont déjà été ouvertes, avait indiqué le procureur de la République de Meaux, Jean-Baptiste Bladier, dans un communiqué. La première pour déterminer les causes de la mort de Camélia et la seconde du chef de "harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider", motif pour lequel la peine encourue est de dix ans de prison.
Par ailleurs, une enquête administrative confiée à l'inspection générale de l'Éducation nationale a été ordonnée concernant le suicide de Camélia, a déclaré le ministre de l'Éducation nationale. Cette enquête aura notamment vocation à déterminer le déroulé des faits, les réponses apportées par l'institution au harcèlement dénoncé et, le cas échéant, en tirer des conclusions.
Victime de harcèlement depuis décembre
L'académie de Créteil a expliqué à BFM que la jeune fille avait évoqué des faits de harcèlement avec son proviseur avant les vacances de Noël. Selon l'académie, le dossier avait été traité et semblait être résolu. Mais à la reprise des cours, Camélia s'est à nouveau plainte au proviseur de la situation qu'elle subissait, du harcèlement essentiellement sur les réseaux sociaux.
D'après le procureur, la famille a expliqué à la police que la jeune fille avait été victime de harcèlement scolaire depuis décembre et "qu'à la rentrée de janvier, la situation ne s'était pas améliorée", malgré la convocation des jeunes soupçonnés de son harcèlement.
Selon la famille, la "jeune femme avait été elle-même convoquée par le chef d'établissement le jour de son décès" et "au cours de cet entretien, l'intéressée avait été renvoyée à sa propre part de responsabilité dans les faits", a détaillé le procureur dans son communiqué.













