BFM

"L'agression a été très violente": un prisonnier dans le coma après avoir été "roué de coups" par son codétenu

BFM Sylvain Allemand
La maison d'arrêt d'Osny, dans le Val-d'Oise

La maison d'arrêt d'Osny, dans le Val-d'Oise - BFMTV

Téléchargez la nouvelle application BFM
Un détenu de 35 ans a été violemment agressé par son compagnon de cellule, le mercredi 19 novembre, dans la maison d'arrêt d'Osny, dans le Val-d'Oise. L'homme est actuellement dans le coma et son pronostic vital est engagé.

Une agression d'une rare violence. Un homme, âgé de 35 ans, incarcéré à la maison d'arrêt d'Osny, dans le Val-d'Oise, a été physiquement agressé par son codétenu dans la journée du mercredi 19 novembre. Il est actuellement dans le coma à l'hôpital Beaujon de Clichy où son pronostic vital est engagé.

"L'agression a été très violente, il a été roué de coups. Des projections de sang ont été retrouvées sur les murs de la cellule et la quasi-totalité de ses dents a été cassée", indique à BFMTV maître Boris Kessel, l'avocat de la famille de la victime.

Plusieurs demandes de changement de cellule

Cette agression arrive alors que le détenu, incarcéré pour outrage et violences sans ITT (incapacité temporaire de travail) sur personne dépositaire de l’autorité publique, ainsi que pour usage de stupéfiants, avait fait auprès de l'administration pénitentiaire "5 à 6 demandes" de changement de cellule, selon l'avocat de sa famille.

"Le jour de l'agression, il a dit à sa mère au parloir qu'il était prêt à dormir par terre pour changer de cellule et ne plus être avec ce codétenu", assure maître Kessel. Contactée, la maison d'arrêt n'a pas encore répondu aux sollicitations de BFMTV.

Le codétenu mis en examen

Une information judiciaire a été ouverte pour tentative de meurtre et un juge d'instruction a été nommé pour mener à bien ce dossier.

"L’agresseur présumé a été mis en examen pour tentative de meurtre et placé en détention provisoire", indique le parquet de Pontoise à BFMTV.

Depuis ce vendredi, la peine de la victime a été suspendue pour des raisons médicales. Ses proches pourront donc lui rendre visite à l'hôpital librement.