BFM

Réorganisation du festival d'Angoulême: les grands éditeurs de BD pas satisfaits, l'édition 2026 "compromise

BFM C.L avec AFP
À défaut de choisir entre eux, l'association propriétaire du festival de BD d'Angoulême (FIBD), menacé de boycott de sa prochaine édition, a prôné samedi le rapprochement des deux candidats à sa future organisation

À défaut de choisir entre eux, l'association propriétaire du festival de BD d'Angoulême (FIBD), menacé de boycott de sa prochaine édition, a prôné samedi le rapprochement des deux candidats à sa future organisation - YOHAN BONNET © 2019 AFP

Ce vendredi 14 novembre, plusieurs grands éditeurs de BD dont Casterman, Glénat, Delcourt ou Bayard ont rejeté le nouvel appel à projets annoncé par le festival d'Angoulême.

Les grands éditeurs de BD ont rejeté ce vendredi 14 novembre le nouvel appel à projets annoncé la veille par le festival d'Angoulême pour tenter de sortir de la crise, jugeant l'édition 2026 "compromise" en l'état, selon une déclaration de leur syndicat à l'AFP.

"La confiance est rompue. Nous attendons une réponse forte des pouvoirs publics qui doivent prendre la main pour proposer une solution qui satisfasse les différents partenaires. Sinon l'édition 2026 est compromise et le festival ne s'en remettra pas", a estimé Benoit Pollet, président du groupe BD du Syndical national de l'édition (SNE).

Une proposition "élaborée sans concertation avec les partenaires"

Ce jeudi, l'association propriétaire du festival de BD d'Angoulême (FIBD), plus grand rendez-vous mondial du secteur, a lancé un nouveau processus de sélection du futur organisateur de l'évènement et annulé sa décision contestée de reconduire la société 9e Art+, aux manettes depuis 2007 et critiquée de toutes parts.

L'association a aussi décider d'écarter d'emblée 9eArt+ de ce nouvel appel d'offres, espérant calmer la fronde d'auteurs et d'éditeurs qui appellent à boycotter la 52e édition du festival, prévue du 29 janvier au 2 février.

Dans sa réaction à l'AFP, le SNE, qui représente 24 éditeurs dont Casterman, Glénat, Delcourt ou Bayard, critique durement la proposition de l'association et de sa présidente Delphine Groux, qui a été, selon le syndicat, "une fois de plus élaborée sans concertation avec les partenaires du festival".

"Après avoir refusé de prendre en compte nos recommandations, après être revenue sur ses engagements, après avoir été l'artisan de ce chaos, elle (Delphine Groux, NDLR) ne peut pas piloter un nouvel appel à projets", tranche M. Pollet, par ailleurs directeur général des éditions Glénat.