La ville de Paris dévoile un plan de lutte contre les agressions sexuelles dans les école après un "MeToo des enfants"
Des enfants dans une école près de Bordeaux, en Gironde, le 2 septembre 2022. (Photo d'illustration) - Philippe LOPEZ / AFP
"Aller plus loin que les dispositifs existants" et plus rapidement. Auprès du Parisien, ce vendredi 14 novembre, la ville de Paris révèle son plan de lutte contre les agressions sexuelles à l'école.
Une initiative qui survient après plusieurs cas signalés à Paris ces dernières semaines. Ce jeudi, une plainte pour "viol aggravé" a été déposée par une mère de famille contre un animateur de maternelle dans le 11e arrondissement de la capitale.
"Il y a une libération de la parole des enfants au niveau national, une sorte de MeToo des enfants qui est une bonne chose", explique auprès du journal Patrick Bloche, premier adjoint (PS) de la maire de Paris et élu en charge de l’éducation.
Prévenir et améliorer la réaction
Pour assurer une meilleure lutte contre ces affaires, dont il "n’y a pas une explosion quantitative" note toutefois l'élu, la ville de Paris souhaite renforcer la formation des acteurs de l'enfance. L'objectif est de mieux prévenir ces actes, mais aussi le cas échéant de mieux les prendre en charge une fois révélés.
Ainsi, l'ensemble des nouveaux vacataires -ces personnes recrutées "pour accomplir une tâche précise et ponctuelle" selon le site des services publics- devront passer par une formation "obligatoire" de deux jours "avant la prise de poste", annonce Patrick Bloche.
"Ce temps permettra d’évaluer leurs profils. Et ils ne seront déployés sur le terrain qu’à la réussite de cette formation", assure par ailleurs l'élu.
Du côté des professionnels déjà dans les rangs des services en charge de l'enfance et au contact des jeunes à Paris, un programme de deux demi-journées de rappels des bons usages viendra s'ajouter aux deux années de formation qu'ils ont reçues avant leur embauche.
Un ancien magistrat sera aussi recruté par la ville de Paris via la création d'un poste de défenseur des enfants. Ce dernier, indépendant, sera joignable par tous et permettra aux acteurs de la petite enfance de "faire remonter des faits présumés sans craindre de passer par quelqu’un d’impliqué".
3018: le numéro national de lutte contre les violences en ligne
Si un enfant ou un adolescent est victime de cyberharcèlement, chantage à la webcam, usurpation d’identité, violences à caractère sexiste ou sexuel, exposition à des contenus violents, ou encore de "revenge porn", lui ou ses proches peuvent contacter le 3018, le numéro national de référence. Il est gratuit, anonyme et confidentiel, disponible sept jours sur sept, de 9 heures à 23 heures.











