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"Un régime d'esclavage": 15 Chinoises sauvées de l'exploitation sexuelle par la police aux Baléares

BFM L. V. avec AFP
Un agent de la Guardia civil, en Espagne, durant une intervention liée au trafic de drogue, le 12 juin 2024 (illustration).

Un agent de la Guardia civil, en Espagne, durant une intervention liée au trafic de drogue, le 12 juin 2024 (illustration). - JORGE GUERRERO / AFP

La police nationale espagnole a libéré 15 femmes chinoises victimes d'un réseau criminel qui les exploitait sexuellement et les forçait à être des esclaves. Les autorités ont arrêté 13 Chinois et un Espagnol dans cette sordide affaire.

La police espagnole a annoncé samedi 24 janvier avoir libéré 15 femmes chinoises victimes d'un réseau qui les traitait comme des esclaves et les exploitait sexuellement à Palma de Majorque, aux Baléares.

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, la Police nationale espagnole montre l'interpellation de plusieurs trafiquants ainsi que la saisie d'armes et d'une grande quantité d'argent en liquide.

Au total, 13 Chinois et un Espagnol appartenant à l'organisation ont été arrêtés, a précisé la police dans un communiqué. Sept de ces personnes ont été placées en détention provisoire. Douze ont été arrêtées aux îles Baléares, en Espagne, et deux à Barcelone (Catalogne).

"Les victimes subissaient un régime d'esclavage, devaient être disponibles en permanence et étaient forcées d'effectuer des services à domicile", a ajouté la police.

Exploitation sexuelle et trafic de drogue

Les femmes étaient contraintes de travailler "24 heures sur 24, sept jours sur sept, sans liberté de mouvement et sans possibilité de refuser aucun client".

"Certaines d'entre elles ont déclaré qu'elles se trouvaient" déjà en Espagne lorsqu'elles ont été piégées par ce réseau et "d'autres qu'elles avaient voyagé de Chine jusqu'en Espagne après avoir accepté de prétendues offres d'emploi comme masseuses à visée thérapeutique, avec un salaire d'environ 2.000 euros par mois, ou bien comme cuisinières ou aides à domicile", selon le communiqué.

Le réseau tirait profit non seulement de l'exploitation sexuelle, mais aussi de la vente de stimulants et de drogues aux clients, selon la même source.

Avec les revenus tirés de cette exploitation, "des envois d'argent étaient effectués à des citoyens chinois chargés de le changer en yuans, les fonds étant ensuite déposés sur des comptes bancaires en Chine".

L'enquête a pu être lancée grâce à deux dénonciations anonymes et au témoignage "crucial", de l'une des victimes qui avait réussi à s'échapper et a déclaré avoir subi des agressions sexuelles et physiques, selon la police. L'ONG Our Rescue a contribué à l'opération.