Le rythme du réchauffement climatique désormais inscrit dans la réglementation française
Cette photographie montre un thermomètre indiquant une température de 39 degrés Celsius à Rennes, dans l'ouest de la France, le 11 juin 2025. Le réchauffement climatique est resté la nouvelle norme, le mois dernier ayant été le deuxième mois de mai le plus chaud jamais enregistré sur terre et dans les océans, selon le service de surveillance du climat de l'Union européenne. - AFP
+4°C en France métropolitaine à horizon 2100, +2,7°C en Martinique, +2,9°C à La Réunion... Le gouvernement a inscrit dans la réglementation le rythme du réchauffement climatique, basé sur les projections mondiales, selon un arrêté au Journal officiel publié ce dimanche 25 janvier.
Attendu depuis plusieurs mois, l'arrêté fixant la Trajectoire de réchauffement de référence pour l'adaptation au changement climatique, ou Tracc, a été publié après une consultation publique lancée en septembre.
+2°C à l'horizon 2030 en métropole, +4°C en 2100
Cette trajectoire s'appuie sur les travaux des scientifiques du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) combinés à ceux des chercheurs français et de Météo-France.
Pour la France métropolitaine le réchauffement anticipé dans ce document est ainsi de 2°C à l'horizon 2030, de 2,7°C à l'horizon 2050 et de 4°C à l'horizon 2100. Pour la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin, le réchauffement attendu est de 1,4°C à l'horizon 2030, de 1,9°C à l'horizon 2050, et de 2,7°C à l'horizon 2100.
Pour la Guyane il est de 1,7°C à l'horizon 2030, 2,3°C à l'horizon 2050, et 3,5°C à l'horizon 2100. Pour La Réunion, respectivement de 1,5°C, 2°C et 2,9°C. Pour Mayotte il est de 1,5°C, 2°C, et 3°C.
La France, comme plus généralement l'Europe, devrait continuer, comme c'est déjà le cas aujourd'hui, à se réchauffer plus rapidement que la moyenne de la planète, d'après les projections des climatologues.
Le thermomètre mondial affiche depuis trois ans des niveaux jamais vus à l'échelle de l'humanité, avec une moyenne sur la période supérieure de 1,5°C au niveau préindustriel (1850-1900), a observé l'observatoire européen Copernicus dans son bilan annuel publié à la mi-janvier.
L'ensemble des plans, nationaux ou locaux, adoptés pour l'adaptation au changement climatique devraient ainsi se fier aux mêmes projections de températures.












