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"Nous dénonçons cet acte brutal d'agression": Cuba réagit aux menaces de Donald Trump d'imposer de nouveaux droits de douane sur le pétrole

BFM Business SB avec AFP
Des automobilistes font la queue pour faire le plein dans une station-service de La Havane, le 28 janvier 2026.

Des automobilistes font la queue pour faire le plein dans une station-service de La Havane, le 28 janvier 2026. - YAMIL LAGE / AFP

Le gouvernement cubain a vivement réagi après la signature d’un décret par Donald Trump, imposant des sanctions douanières aux pays fournissant du pétrole à l’île. Cette mesure vise à asphyxier l'économie cubaine, en ciblant ses approvisionnements énergétiques stratégiques.

Cuba a qualifié jeudi 29 janvier d'"acte brutal d'agression" la signature par Donald Trump d'un décret indiquant que les États-Unis pourraient frapper de droits de douane les pays vendant du pétrole à l'île communiste.

"Nous dénonçons devant le monde cet acte brutal d'agression contre Cuba et son peuple, soumis depuis plus de 65 ans au blocus économique le plus long et le plus cruel jamais appliqué à une nation entière, et que l'on promet désormais de soumettre à des conditions de vie extrêmes", a dénoncé sur X le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez. Bruno Rodriguez a dénoncé "une nouvelle escalade des États-Unis contre Cuba" et "une longue liste de mensonges visant à présenter Cuba comme une menace qu'elle n'est pas".

Le président américain, décidé à exercer une pression maximale sur Cuba, a signé un décret indiquant que les Etats-Unis "pourraient" frapper de droits de douane d'un montant non précisé les pays vendant du pétrole à La Havane. Selon le texte du décret, cette décision s'appuie sur la déclaration d'un "état d'urgence" en lien avec la "menace exceptionnelle" que fait peser Cuba sur la sécurité nationale américaine.

Cuba soumise à un embargo des Etats-Unis depuis 1962

Washington reproche notamment aux autorités cubaines de "s'aligner et de soutenir nombre de pays, organisations terroristes internationales et acteurs hostiles aux Etats-Unis" dont la Russie, la Chine, l'Iran, le Hamas ou le Hezbollah. Cuba est aussi accusée de "déstabiliser la région via l'immigration et la violence", tout en "propageant ses idées, programmes et pratiques communistes".

"La seule menace pour la paix, la sécurité et la stabilité de la région, et la seule influence maligne, est celle que le gouvernement des États-Unis exerce contre les nations et les peuples de Notre Amérique", a répondu Bruno Rodriguez qui a dénoncé le "chantage" et "la coercition" exercés par Washington.

Le président américain avait déjà signifié récemment à La Havane qu'il n'y aurait "plus de pétrole" pour Cuba sans "accord" avec les autorités. Donald Trump a placé sous contrôle américain le secteur pétrolier du Venezuela, qui depuis les années 2000 a été le principal fournisseur de pétrole à Cuba, son allié.

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La nouvelle menace du dirigeant républicain arrive alors que l'île connaît déjà une situation énergétique précaire. Cuba, soumise à un embargo des Etats-Unis depuis 1962, connaît depuis trois ans de fortes pénuries de carburant qui ont un impact direct sur sa production d'électricité. Le Mexique est un pays qui livre encore de l'or noir à Cuba.