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Moins de deux semaines après l'intervention américaine, la présidente par intérim du Venezuela appelle à une "réforme partielle" de la loi sur le pétrole

BFM Business J. Br. avec AFP
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Dans un discours devant les parlementaires, la présidente par intérim du Venezuela a évoqué une réforme "partielle" de la loi sur le pétrole, sans donner davantage d'indications précises sur le texte.

La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a évoqué jeudi dans un discours devant l'Assemblée nationale, une "réforme partielle" de la loi sur le pétrole, moins de deux semaines après l'intervention américaine qui a conduit à la capture du président Nicolas Maduro. Elle n'a pas donné d'indications précises sur le texte dans son discours sur l'état de la nation, mais a brandi un dossier rouge devant les élus, tout en déclarant: "Je demande à cet organe législatif d'approuver cette réforme partielle".

Le secteur pétrolier du pays, qui dispose des plus grandes réserves de la planète, est en mauvais état et nécessite d'immenses investissements, tant pour rénover les infrastructures existantes que pour exploiter de nouveaux gisements, alors que le pétrole est la principale source de revenus du pays.

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L'ensemble du secteur a été nationalisé en 1976 et il existe de nombreuses restrictions pour les entreprises voulant travailler dans le secteur. Cette réforme intervient alors que la présidente a signé des accords pétroliers avec les États-Unis et que le président américain Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises qu'il allait gérer le pétrole vénézuélien. Le pays dispose des plus grandes réserves du monde avec 303.221 millions de barils, selon l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), devant l'Arabie saoudite (267.200 millions) et l'Iran.

Embargo américain

Toutefois, des années de mauvaise gestion et de corruption ont fait chuter la production d'un pic plus de 3 millions de baril/jour (bj) à un plus bas historique d'un peu plus de 350.000 bj en 2020. Le pouvoir a fait des efforts pour redresser la barre et atteindre 930.000 bj en 2025, selon l'Opep. La production avoisinerait actuellement 1,2 million b/j selon les autorités.

Les États-Unis avaient durci leur embargo pétrolier sur le Venezuela en 2019 après la réélection contestée de Maduro en 2018. Le pays exportait alors son pétrole au noir et avec des rabais mais surtout n'attirait plus d'investisseurs. La compagnie géante publique Pétroleos de Venezuela (PDVSA) a annoncé la semaine dernière avoir conclu un accord avec les États-Unis pour la "vente de volumes de brut" selon un schéma similaire à celui de Chevron, qui dispose d'une licence spéciale d'exploitation octroyée par les États-Unis pour travailler au Venezuela malgré les sanctions.