Comment "Top Chef" entend "renverser la table" pour sa 17e saison
Glenn VIEL, Stephanie LE QUELLEC, Stephane ROTENBERG, Philippe ETCHEBEST, Helene DARROZE, Paul PAIRET. - Thomas BRAUT / M6
"Renverser la table", tel est le leitmotiv de la 17e saison de Top Chef. C'est ce qu'entend la chaîne en changeant de formule pour son concours culinaire. Les chefs restent néanmoins les mêmes - Hélène Darroze (trois étoiles), Philippe Etchebest (deux étoiles), Glenn Viel (trois étoiles), Paul Pairet (ex-trois étoiles) et Stéphanie Le Quellec (gagnante de la saison 2 en 2011, deux étoiles). Ils ne seront plus chefs de brigades - celles-ci disparaissent - mais simplement juges.
Exit le Guide Michelin - partenariat qui a fait couler de l'encre - place désormais à l'itinérance. Chaque semaine, les épreuves se dérouleront en dehors du traditionnel plateau télévisé. Un choix pour mieux "évoluer avec son époque et la gastronomie aujourd'hui", justifie Florence Duhayot, productrice de Top Chef.
"Pour toucher le plus grand nombre, les chefs quittent leur restaurant gastronomique pour investir de nouveaux formats, de nouveaux lieux, en ouvrant des chocolateries, des boulangeries, des pâtisseries, des fast-foods créatifs. Donc la cuisine est en train de se réinventer. Et 'Top Chef' aussi."
Ainsi, plusieurs thèmes se succèderont: la plage du Touquet dans la cabane de pêcheur d'Alexandre Gautier, l'Abbaye de Collonges en hommage à Paul Bocuse (qui aurait eu 100 ans en 2026), l'arène d'Amiens pour une épreuve avec un panel de Meilleurs Ouvriers de France, un marché de street food ou encore au château de Fontainebleau.
Le premier épisode, dont un extrait a été dévoilé en conférence de presse, se jouera ainsi à Tignes dans le restaurant panoramique du chef étoilé Clément Bouvier. Loin du confort des fourneaux, les candidats feront face à des contraintes difficiles à maîtriser, à 3.000 mètres d'altitude par -3°C.
Faire émerger des profils
À l'issue de chaque épreuve, les candidats passeront ainsi un "grand oral" pour défendre leur assiette face au jury. Les chefs étant seulement des juges, ils n'assisteront pas à la préparation des plats et ne donneront aucun conseil aux candidats pendant l'épreuve. Tout se jouera pendant ces dégustations. "Autant dire qu'il y a parfois de gros ratages", confie Stéphane Rotenberg.
L'idée est aussi de faire émerger des profils, des individualités qui pouvaient parfois être masqués par la compétition entre brigades. "Les candidats peuvent se recentrer sur leur personnalité à eux, ce qu'ils avaient envie de nous raconter. Cela leur a permis de proposer leur cuisine sans garde-fous, explique Stéphanie Lequellec. Quant à nous, cela nous a donné beaucoup d'objectivité - comme on les a moins connus en train de cuisiner, on les découvre simplement à travers leurs propositions culinaires à l'instar de ce qu'on peut vivre au restaurant."
Une manière de se renouveler aussi pour son 17e anniversaire - car avec une telle longévité, les audiences s'érodent forcément au fil des années. La saison 16 avait ainsi réuni 2,4 millions de téléspectateurs en moyenne, et sacré Quentin Mauro. Le jeune chef a pu ouvrir un restaurant éphémère sans parvenir à décrocher l'étoile - le graal promis par le partenariat avec le Guide Michelin - en raison de ses performances inégales tout au long de la saison.
L'émission, adaptée d'une franchise américaine, reste un véritable révélateur de talents et a dépassé le simple statut de télé-crochet, en gagnant en crédibilité au sein du milieu de la gastronomie. Depuis la première saison en 2010, 31 anciens candidats ont décroché une voire plusieurs étoiles.
La date de diffusion n'est pas encore connue.












