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Pour son dernier film, Chris Pratt aurait voulu confier le rôle d'une juge IA... à une IA, mais, visiblement, personne d'autre n'a trouvé l'idée bonne

BFM Business Kesso Diallo
L'acteur Chris Pratt.

L'acteur Chris Pratt. - Photo par JAMIE MCCARTHY / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP

Dans "Reconnu coupable", Chris Pratt incarne un détective disposant de 90 minutes pour prouver son innocence à une juge IA. Il a un temps voulu que celle-ci soit incarnée par une véritable IA.

Imaginez être accusé d'un crime et devoir faire face à une juge IA. C'est le scénario de Reconnu coupable, film qui sort en salles le 28 janvier et dans lequel joue Chris Pratt (Les Gardiens de la Galaxie, Jurassic World). L'acteur américain y incarne un détective accusé d'avoir tué sa femme et qui a 90 minutes pour prouver son innocence à une intelligence artificielle, faute de quoi il sera exécuté.

Si cette juge est incarnée par Rebecca Ferguson (Mission Impossible, Dune), Chris Pratt s'est un temps demandé s'il ne fallait pas confier ce rôle... à une IA. "Je me souviens avoir parlé des différentes personnes qui pourraient jouer ces personnages et au début, je me disais 'Devrions-nous opter pour une IA, où le juge serait en fait une IA, et où nous créerions une IA?'", a relaté l'acteur au magazine Entertainment Weekly.

Une IA douée de conscience

Son idée n'a cependant plu à personne et lui-même y a rapidement renoncé. "En réalité, cela n'a jamais été une possibilité, tout comme rien n'est jamais une possibilité lorsque vous vous concentrez sur le résultat final et les choix que vous allez faire. C'est un travail collaboratif", a précisé Chris Pratt.

C'est donc une humaine, en l'occurence Rebecca Ferguson, qui incarne une intelligence artificielle dans Reconnu coupable. "C'était un choix de casting parfait, car elle est si saisissante, si belle, son visage est si symmétrique qu'elle ressemble presque à une intelligence artificielle", a confié l'acteur.

Dans le film, la juge IA se comporte d'ailleurs avec le détachement robotique attendu d'un tel outil. Mais seulement au début car elle semble s'adoucir et éprouver de l'empathie au fur qu'elle en apprend davantage sur le détective interprété par Chris Pratt. Une interprétation qui était voulue, à l'heure où certains se demandent si l'IA est douée de conscience.

"On a longuement parlé [avec Rebecca Ferguson, NDLR] de son humanité, et à un moment donné, on a évoqué la possiblité qu'elle devienne plus humaine qu'elle ne le laissait paraître, sachant qu'elle serait remplacée ou reprogrammée pour être moins humaine", a expliqué Chris Pratt.

"C'est comme si elle commençait immédiatement à dissimuler sa véritable nature et, à cet instant précis, devenait consciente... Si quelque chose trompe intentionnellement pour se protéger, alors cela s'apparente en quelque sorte à l'éveil de la conscience", a-t-il ajouté.

Un moyen pour Chris Pratt et Rebecca Ferguson de montrer si la juge IA allait évoluer, apprendre quelque chose au fur et à mesure que le film avance. "Et c'est le cas. Nous voulions nous assurer de respecter cela, sans pour autant la rendre trop humaine et en respectant le fait qu'il s'agissait d'une IA", a-t-il nuancé.