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"Un texte de compromis": Sébastien Lecornu salue l'adoption définitive du budget de la Sécurité sociale pour 2026

BFM Ilyana Hamiti avec AFP
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L'Assemblée nationale a définitivement adopté mardi la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, premier texte budgétaire validé sans 49.3 depuis l'absence de majorité absolue dans l'hémicycle en 2022. Un texte qui "fixe une orientation financière sincère" pour le Premier ministre.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a salué "un texte de compris" sur X, après le vote du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, adopté ce mardi 16 décembre.

"Après un débat exigeant, sans utilisation de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, l’Assemblée nationale a su faire émerger un texte de compromis. Celui-ci freine la dérive budgétaire et fixe une orientation financière sincère", estime le Premier ministre.

Les députés ont confirmé leur vote ce mardi, avec 247 voix en faveur du PLFSS et 232 voix contre. La Sécurité sociale, qui englobe les dépenses de santé, les retraites et les prestations sociales, représente plus de 40% du budget de l'État français.

L'objectif reste "un déficit maintenu en dessous de 5%"

Le Premier ministre prévient néanmoins qu'il faudra, "dès janvier, travailler en concertation avec les différents acteurs à des mesures d'application et de pilotage pour tenir nos comptes sociaux".

"Dès à présent, le Gouvernement se mobilise pour l’adoption du budget de l’État. Ce sera plus difficile encore: le vote d’un budget est plus politique, et les positions de l’Assemblée nationale et du Sénat sont - à ce stade - très éloignées", prévient toutefois Sébastien Lecornu.

Sans 49.3, comment se déroule l'examen du budget à l'Assemblée nationale?
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Ce dernier a également indiqué que l'objectif du gouvernement reste "un déficit maintenu en dessous de 5%, c’est-à-dire avec de réelles économies et donc des baisses de dépenses", assurant que "la copie doit évoluer".  

Les tractations sur le budget de l'État continuent

Pour Sébastien Lecornu, cette étape couronne au moins temporairement sa méthode, à coup de consultations et de concessions successives, parfois annoncées par lui-même dans l'hémicycle.

Mais les tractations sur le budget de l'État, elles, se poursuivent avec des négociations décisives jusqu'au week-end, et un accord qui s'annonce bien plus complexe, alors que la date butoir du 31 décembre se rapproche.