BFM

Un rapport parlementaire propose l'interdiction de la vente d'alcool à la buvette de l'Assemblée nationale

BFM Alixan Lavorel
L'Assemblée nationale. Le 11 octobre 2025, Paris (France). (Photo d'illustration)

L'Assemblée nationale. Le 11 octobre 2025, Paris (France). (Photo d'illustration) - Photo par QUENTIN DE GROEVE / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP

Téléchargez la nouvelle application BFM
Emmanuel Duplessy, député (NFP-Génération.s) du Loiret, propose dans un rapport parlementaire d'arrêter la vente de boissons alcoolisées à la buvette de l’Assemblée nationale mais aussi de ne plus inclure les dépenses liées à l'alcool dans les frais de repas des députés.

L'alcool va-t-il bientôt faire ses cartons au palais Bourbon? C'est en tout cas le projet porté et présenté le 31 octobre dernier par Emmanuel Duplessy, député (NFP-Génération.s) du Loiret, qui souhaite interdire la vente d'alcool au sein de la buvette de l'Assemblée nationale.

Une petite révolution au sein de la chambre basse du Parlement, alors que l'élu de gauche détaille dans son rapport que les recettes des seules boissons alcoolisées de la buvette s'élevaient en 2024 à un peu moins de 100.000 euros.

Des commandes, qui ne sont pas uniquement à imputer aux députés puisque "ministres, collaborateurs, conseillers ministériels et anciens députés" y ont aussi accès.

"La vente d’alcool sur un lieu de travail interroge beaucoup les Français", note dans son rapport Emmanuel Duplessy.

Retirer l'alcool des frais pris en charge par l'Assemblée

L'élu souhaite également que les boissons alcoolisées ne soient plus remboursées dans les frais de repas des députés, compris jusqu'à présent dans l'avance mensuelle de frais de mandat (AFM).

L'AFM permet aux parlementaires de faire prendre en charge, pour eux mais aussi leurs collaborateurs et stagiaires, plusieurs dépenses liées à l'exercice du mandat comme les frais de transport, d'hébergement ou encore, donc, de repas. Une enveloppe totale qui s'élève à 6.353 euros "pour la majorité des députés".

Sur les 100.000 euros de recettes générées à la buvette de l'Assemblée nationale, "il est probable qu’une partie de cette somme puisse être remboursée au titre de l’AFM, ce qui, indépendamment du montant concerné, semble soulever une question de principe", expose Emmanuel Duplessy.

"Au-delà de la dimension de santé publique de la question, permettre au député d’imputer sur son AFM le verre de vin qu’il est susceptible de boire à la buvette parlementaire, et donc sur un lieu de travail, entre deux séances suscite au minimum l’interrogation", pointe le député du NFP.

Toutefois les boissons alcoolisées pourraient continuer d'être remboursées lors de "l'organisation de réceptions" ou lors de "diverses cérémonies" et "dîners de travail" amenant les députés à inviter "des personnes susceptibles de consommer de l’alcool".