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Un pas de plus vers une primaire? Édouard Philippe accepte d'en discuter avec Laurent Wauquiez

BFM Hugo Capelli et Neïla Latrous
Édouard Philippe s'adresse à la presse après une rencontre avec le Premier ministre pour discuter du scrutin proportionnel, à l'hôtel Matignon, le 22 mai 2025.

Édouard Philippe s'adresse à la presse après une rencontre avec le Premier ministre pour discuter du scrutin proportionnel, à l'hôtel Matignon, le 22 mai 2025. - STEPHANE DE SAKUTIN

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L'ancien Premier ministre Édouard Philippe rencontrera dans les prochains jours le chef de file des députés Les Républicains Laurent Wauquiez, notamment pour discuter d'une primaire en vue de la prochaine élection présidentielle.

Vers une rencontre entre Édouard Philippe, candidat déjà annoncé pour 2027, et le chef de file des députés Les Républicains Laurent Wauquiez ces prochains jours. Ce mercredi avait lieu un bureau politique du parti Horizons, dirigé par Édouard Philippe. "Il nous a annoncé qu’il était invité à échanger avec Laurent Wauquiez pour une primaire", confie à BFMTV l’un de ses proches.

Le président des députés LR à l’Assemblée nationale pousse toujours pour une primaire qui irait de Gérald Darmanin à Sarah Knafo, députée européenne et vice-présidente du parti Reconquête!.

"Wauquiez a eu la peau de Retailleau"

"Mais Knafo, elle peut gagner la primaire. Elle va refaire du Fillon, elle sait parler aux gens… Et si elle gagne, vous croyez vraiment qu’Édouard va aller soutenir Sarah Knafo?", poursuit cet élu du bureau politique.

"Wauquiez a eu la peau de Retailleau, il a le goût du sang, maintenant il passe à Édouard Philippe pour avoir sa primaire", analyse un adhérent Horizons de la première heure.

Jusqu’à présent, Édouard Philippe n’a jamais souhaité aller vers une primaire. En mars dernier, l'élu havrais observait que le socle commun "n'a pas été foutu de se mettre d'accord sur un contrat" de coalition.

"L'élection présidentielle, ce n'est pas le moment où les partis vont se parler pour bidouiller un truc", jugeait alors le patron d'Horizons, indiquant "ne pas voir d'espace pour cette primaire".

Peut-il changer d’avis? Au sein de la direction, on doute que les autres partis du bloc central poussent cette hypothèse. "Si le Modem n’y va pas, alors pourquoi Horizons se lancerait dans la primaire?", juge un participant à la réunion de ce matin.

De nombreux maires rappellent par ailleurs qu’Édouard Philippe a déjà les 500 signatures d’élus nécessaires pour déjà se lancer. "À Horizons il n’y a pas de débat sur notre candidat à la présidentielle, la primaire ne s’imposera pas à notre candidat", plaide ce député du parti. Jusqu’à quand?