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Olivier Faure appelle les députés socialistes à voter "pour" le budget de la Sécurité sociale

BFM Fanny Rocher
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Le premier secrétaire du Parti socialiste, invité de BFMTV/RMC ce lundi 8 décembre, a annoncé qu'il allait demander à son groupe de voter "pour" le projet de budget de la Sécu à l'Assemblée nationale.

"Chacun d'entre nous devra prendre ses responsabilités". Invité de BFMTV/RMC ce lundi 8 décembre, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a annoncé qu'il allait demander à son groupe de voter "pour" le budget de la Sécurité sociale, voté mardi à l'Assemblée.

"Quand nous sommes entrés dans le débat, nous étions absolument contre ce projet de budget (...)" et puis "il y a eu une série d'avancées".

"Aujourd'hui, c'est une copie qui est passable et donc c'est la raison pour laquelle demain, devant mon groupe, je plaiderai le fait que nous votions pour", a-t-il déclaré, décrivant un "budget de compromis".

"Le Premier ministre s'est engagé (sur la suspension de la réforme des retraites), il s'est montré fiable dans toute la discussion. Je souhaite que nous puissions à notre tour être fiables et faire en sorte que ce budget soit adopté", a-t-il expliqué, s'en prenant aux "ingénieurs du chaos à droite" qui ne voteront pas ce budget et menacent son adoption.

Réagissant sur France Inter, Gabriel Attal, le patron des députés Renaissance, s'est réjoui de cet appel qui "montre que ce travail (parlementaire) a permis de dégager des compromis".

Les LR, Horizons et le RN vont voter contre

Vendredi, le volet recettes du projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS) a été adopté grâce à plusieurs compromis (sur la CSG ou l'abandon de l'augmentation des franchises médicales...) mais aussi grâce aux nombreux absents dans l'hémicycle, notamment dans les rangs du Rassemblement national.

L'adoption, mardi, de la partie consacrée aux dépenses, avec la suspension de l'emblématique réforme des retraites, puis le vote sur l'ensemble du texte s'annonce beaucoup plus incertaine, au vu des divisions jusque dans les rangs de la fragile coalition gouvernementale, et le vote des socialistes et des écologistes prend une importance cruciale.

Deux mois après son départ fracassant du gouvernement, le patron des Républicains Bruno Retailleau a qualifié le budget de la Sécu de "hold-up fiscal" avec l'augmentation de la CSG, de "hold-up social" sur les retraites et de "hold-up démocratique" car, à ses yeux, "jamais le pays n'a été autant à droite et jamais un gouvernement, une politique n'a été autant à gauche".

"Ce texte n'est pas votable", nos députés "auront le choix de l'abstention ou de voter contre", a-t-il asséné dimanche sur BFMTV.

Il se retrouve ainsi sur la ligne de l'ex-Premier ministre Édouard Philippe. Le maire du Havre, candidat déclaré pour 2027, a jeté un pavé dans la mare en annonçant, qu'"en l'état", le groupe Horizons ne voterait pas ce budget. Et ses troupes se sont largement abstenues vendredi sur la partie recettes.

Sébastien Lecornu "s'est mis dans les mains des socialistes" avec les retraites et le renoncement à l'article 49.3, a dénoncé Bruno Retailleau. Il plaide pour un retour de cet outil constitutionnel, qui permet de faire adopter sans vote un projet de loi.

Nous serons "parfaitement nombreux et totalement présents" pour voter contre l'ensemble du projet de loi, a averti le député du Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy, invité dans le grand Jury RTL-Public Sénat-Le Figaro-M6.