"Ce serait un désaveu majeur": pour Jean-Philippe Tanguy, Sébastien Lecornu devra démissionner en cas de rejet du budget de la Sécurité sociale
Le député du Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy s'exprime lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 25 mars 2025. (Photo d'archive) - Bertrand GUAY © 2019 AFP
En cas de rejet du budget de la Sécurité sociale, Sébastien Lecornu doit "bien sûr" démissionner, a affirmé ce dimanche 7 décembre le député du Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy dans le Grand Jury RTL-Public Sénat-Le Figaro-M6.
Le député de la Somme considère que le rejet du budget de la Sécurité sociale serait "un désaveu majeur" pour le Premier ministre.
"Ce serait un désaveu essentiel de toute sa politique et en plus d'une politique qui nous a fait perdre beaucoup de temps. Donc je ne vois pas comment il ne pourrait pas démissionner", a-t-il jugé.
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a estimé à l'inverse dans La Tribune Dimanche que sa démission, si le budget de la Sécurité sociale n'était pas adopté mardi, "n'aurait pas de sens, sinon il aurait engagé la responsabilité du gouvernement", en ne renonçant pas à l'utilisation de l'article 49.3 de la Constitution.
Réclamant "plus que jamais", une dissolution de l'Assemblée, le député RN a argumenté: "Monsieur Macron nous a dit que, s'il n'y a pas de budget de Sécurité sociale ou de projet de loi de finances général, il y aura dissolution".
Un vote "revenant à une motion de censure"
Lorsque les journalistes lui ont fait remarquer que le chef de l'État ne parlait pas des budgets mais de motion de censure, Jean-Philippe Tanguy a rétorqué, qu'à ses yeux, un rejet du budget de la Sécu "revient à une motion de censure".
Alors qu'une cinquantaine de députés RN étaient absents au moment du vote sur la partie recettes du budget de la Sécurité sociale, il a promis que le RN serait "parfaitement nombreux et totalement présent" mardi pour voter contre l'ensemble du texte.
Enfin, alors que le président des Républicains, Bruno Retailleau, a appelé dimanche les députés LR à ne pas voter pour ce texte mardi, Jean-Philippe Tanguy a ironisé: "il n'y a pas de limite au dédoublement de personnalité".
Le député RN a rappelé que des ministres LR participaient au gouvernement. Ces derniers ont cependant été suspendus du parti mais c'est "une toute petite sanction" puisque Bruno Retailleau a dit "que, s'ils sortaient du gouvernement, ils redevenaient LR".
"Si c'est vraiment insupportable toutes ces taxes, tout ce budget, tout ce que fait le gouvernement Lecornu, ils devraient être virés à vie", a-t-il ajouté, jugeant que les députés LR ont pour le moment "voté plein de taxes" et "soutenu le gouvernement socialo-macroniste".











