BFM

Dermatose, Mercosur... La lettre de Sébastien Lecornu envoyée aux agriculteurs pour faire le point sur la situation

BFM Marie Chantrait avec Astrid Bergere
placeholder video
Télécharger la nouvelle app BFM
Le Premier ministre a envoyé une lettre aux syndicats agricoles, ce samedi 10 janvier, afin de faire le point sur les mesures du gouvernement pour les aider. Il a également proposé une nouvelle rencontre début février.

Une lettre de six pages. Un courrier a été envoyé aux syndicats agricoles ce samedi 10 janvier par le Premier ministre Sébastien Lecornu pour "faire le bilan global des échanges" de cette semaine.

Six points au total sont évoqués dans cette lettre: la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), les sujets européens, la protection des producteurs contre une concurrence "déloyale", un point plus précis en fonction des filières, la libération des contraintes "pesant sur la production agricole" et la question des revenus.

"Réagir demain de manière plus graduée"

Sur la DNC, Sébastien Lecornu écrit qu'il "n'y a plus eu de foyer d'épizootie en France depuis six jours". S'il estime que "cela reste fragile", cela permet quand même "de préparer l'avenir".

Une évolution du protocole, avec la fin de l'abattage systématique du cheptel en cas de maladie, est-elle à prévoir? Le Premier ministre indique "une fois le cheptel vacciné et après le délai nécessaire à la mise en place de l’immunité, si un cas de maladie devait se manifester, relevant alors d’une situation exceptionnelle, notre objectif est de pouvoir réagir demain de manière plus graduée".

Y aura-t-il des vaches au Salon de l’agriculture 2026?
Y aura-t-il des vaches au Salon de l’agriculture 2026?
3:07

Afin de trouver des solutions à l'avenir, il explique qu'"une mission a été confiée à une équipe de scientifiques sous l'égide du CIRAD pour examiner les modalités d'évolution du protocole sanitaire une fois l'immunité collective atteinte dans une zone".

À propos du traité de libre-échange avec le Mercosur, il affirme que "la France assume de dire non quand il le faut. Ce n'est pas un non de posture. C'est un non d'exigence" et assure que "la signature de l’accord n’est pas la dernière étape dans la procédure, car il devra ensuite recevoir l’approbation du Parlement européen".