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Jordan Bardella juge qu'il "serait profondément inquiétant pour la démocratie" que Marine Le Pen soit empêchée d'être candidate en 2027

BFM F.R. avec AFP
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Le président du Rassemblement national s'est exprimé, à la veille de l'ouverture du procès en appel, pour ses voeux à la presse. Il a estimé que "la démocratie suppose le libre choix du peuple, sans entrave ni acte de déloyauté".

Une condamnation judiciaire qui empêcherait Marine Le Pen de se présenter à la présidentielle de 2027 "serait profondément inquiétant(e) pour la démocratie", a affirmé lundi 12 janvier le président du Rassemblement national Jordan Bardella.

"La démocratie suppose le libre choix du peuple, sans entrave ni acte de déloyauté", a ajouté lors de ses voeux à la presse Jordan Bardella, qui a tenu à "redire avec force mon soutien total et mon amitié à Marine Le Pen", à la veille de l'ouverture du procès en appel de l'affaire dite des assistants parlementaires du Front national (ancien nom du RN).

Rendue inéligible en première instance

Rendue inéligible par sa condamnation en première instance, Marine Le Pen joue sa candidature à l'élection présidentielle de 2027 à l'occasion du procès en appel, qui se tiendra jusqu'au 12 février à Paris.

"Il serait profondément inquiétant pour la démocratie que la justice prive les Français d'une candidate à l'élection présidentielle, déjà qualifiée à deux reprises pour le second tour et aujourd'hui donnée comme favorite incontestée du scrutin", a asséné Jordan Bardella, en présence de Marine Le Pen qui assistait elle-même à cette rencontre de début d'année avec les journalistes.

"Elle démontrera son innocence à l'évidence", a-t-il martelé. "Faire de la politique ne vous place pas au-dessus des lois, mais cela ne vous place pas non plus en dessous", a-t-il ajouté.

"Pas de différence politique" entre Bardella et Le Pen

Jordan Bardella a précisé que comme en première instance, "d'un commun accord" avec Marine Le Pen, il n'assisterait pas lui-même au procès mais qu'étant en contact avec la cheffe de file des députés RN "plusieurs fois par jour", il aurait "un regard naturel" sur son déroulement.

Il a réaffirmé également qu'il n'y avait "pas de différence politique" entre les deux têtes du RN et qu'il n'était "pas candidat à l'élection présidentielle" mais "au poste de Premier ministre".

Il a aussi réitéré que la dissolution de l'Assemblée nationale, que l'exécutif agite de nouveau devant le risque de censure du gouvernement sur le budget, était "le seul choix qui puisse permettre de rétablir de la stabilité dans le pays".