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Jean-Luc Mélenchon appelle à "faire front ensemble" contre le terrorisme

BFM D. N. avec Christophe Hondelatte
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Comme d'autres voix politiques avant lui  d'ordinaire plus promptes à torpiller le gouvernement, Jean-Luc Mélenchon  a fait taire les critiques sur le dossier sécuritaire des attentats. Sans oublier de dire aux Républicains de "baisser d'un ton" sur ce sujet.

Face aux critiques formulées par Les Républicains à l'encontre des services secrets français qui n'ont pu empêcher l'attentat de vendredi en Isère, Jean-Luc Mélenchon a appelé samedi soir sur BFMTV à "faire front ensemble" pour "défendre notre démocratie" contre le terrorisme.

"Personne n'a songé à imputer à Nicolas Sarkozy les crimes de Mohamed Merah", a-t-il ironisé. "Je suis certain que les services de notre pays et ceux que je critique d'habitude très sévèrement, M. Cazeneuve ou M. Hollande font du mieux qu'ils peuvent. (...) Notre devoir est de ne pas nous éparpiller dans des querelles secondaires de manière à pouvoir afficher tous un moral de combattant et de résistant. Si nous commençons à dire, 'nous ne sommes pas défendus, tout est fait n'importe comment', nous ouvrons clairement la porte à la victoire de l'agresseur. Il ne faut pas le faire", a-t-il continué.

Le député européen a aussi précisé que ce devoir d'unité impliquant de ne pas critiquer le gouvernement sur ce dossier "lui coûte". "Nous défendons notre démocratie face à des abrutis dont nous espérons la défaite et la déroute totale", a continué le coprésident du Bureau national du Parti de gauche.

"Il ne fallait pas détruire le régime de Saddam Hussein"

Jean-Luc Mélenchon est aussi revenu sur l'attentat à Sousse, en Tunisie qui à coûté la vie à 38 personnes. A la question de savoir ce que l'on peut faire pour aider la Tunisie, il suggère tout "d'abord, de ne pas nous disperser intellectuellement". "Il faut bien comprendre que toutes les guerres de religions ont été l'habillage de guerres territoriales. Ce qui se déroule dans cette région du monde, c'est une bataille entre puissances régionales qui s'affrontent à travers des groupes armés. Les responsabilités de l'Europe et des Etats-Unis sont considérables. Il ne fallait pas détruire le régime de Saddam Hussein. Et nous devons remercier le président Chirac de ne pas nous avoir entraîné dans la deuxième guerre (du Gofle, ndlr) ", explique le député. Selon lui, "la Tunisie est le plus beau résultat du Printemps arabe" et certains ont intérêt à détruire cette démocratie qui possède "la constitution la plus avancée du monde arabe".