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Nicolas Sarkozy condamné: son avocat dénonce une décision "choquante et mal fondée en droit"

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L'ancien président Nicolas Sarkozy a été condamné ce jeudi 25 septembre à cinq ans de prison avec mandat de dépôt à effet différé avec exécution provisoire, dans l'affaire des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007.

L'ESSENTIEL

  • Nicolas Sarkozy a été condamné hier à cinq ans de prison avec mandat de dépôt à effet différé avec exécution provisoire. Lire l'article
  • L'ancien président sera convoqué le 13 octobre pour connaître les modalités de son incarcération. Lire l'article
  • Son avocat, Jean-Michel Darrois, a dénoncé ce matin sur BFMTV-RMC une décision "choquante et mal fondée en droit". Lire la brève
  • Henri Guaino, proche de l'ancien président, a fustigé "un coup d'État judiciaire". Lire la brève

Au lendemain de la condamnation de Nicolas Sarkozy, sa défense "n'en revient toujours pas"

Ce direct est désormais terminé, merci de l'avoir suivi en notre compagnie sur BFMTV.com.

Au lendemain de la condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison pour "association de malfaiteurs", son ancien conseiller spécial Henri Guaino a dénoncé un "coup d'État judiciaire" et a affirmé ne "plus avoir confiance dans la justice de (s)on pays".

Invité sur BFMTV, l'un des avocats de l'ex-chef de l'État, Jean-Michel Darrois, a reconnu "ne toujours pas revenir" de la condamnation de son client. Il a également déclaré qu'il n'était "pas dans la mentalité" de Nicolas Sarkozy de "demander la grâce (présidentielle) parce qu'il veut démontrer son innocence".

Sébastien Lecornu "n'oublie pas" ce que Nicolas Sarkozy "a fait et donné pour notre pays"

Membre de l'UMP et des Républicains avant de rejoindre Emmanuel Macron en 2017, Sébastien Lecornu exprime dans un entretien au Parisien son "amitié pour l'homme et sa famille" après la condamnation de l'ancien président de la République à cinq ans de prison avec effet immédiat. "Je n'oublie pas ce qu'il a fait et donné pour notre pays", ajoute le chef du gouvernement.

Sébastien Lecornu déclare toutefois qu'il ne "commentera pas une décision de justice" et qu'il "ne remettra jamais en cause l'autorité judiciaire". "C'est l'un des fondements de l'État de droit", souligne-t-il. "Mais si une loi pose débat, il appartient au Parlement de s'en saisir."

Une vingtaine de pétitions lancées sur Change.org pour soutenir Nicolas Sarkozy

Après l'annonce de la condamnation de l'ex-président, plus de 20 pétitions ont été lancées pour soutenir Nicolas Sarkozy sur Change.org, indique la plateforme par voie de communiqué.

"Les demandes exprimées par les citoyens vont de l’appel à ne pas incarcérer Nicolas Sarkozy, à la proposition de privilégier une mesure alternative à la détention, jusqu’à des requêtes adressées à Emmanuel Macron pour une grâce présidentielle", précise le communiqué.

"Il n'y a pas de date butoir": quand la France aura-t-elle son nouveau gouvernement?

Sébastien Lecornu veut attendre le renouvellement du bureau de l'Assemblée nationale les 1er et 2 octobre prochains avant de former un gouvernement, a appris BFMTV de plusieurs parlementaires.

Car nommer un député de son camp au sein du gouvernement veut aussi dire un député qui ne peut plus voter pour les postes clés au palais Bourbon. Or, les scrutins s'annoncent serrés au vu du contexte actuel.

"Il n'y a pas de date butoir, mais ça n'est pas imminent car le Premier ministre souhaite prendre le temps", justifie l'entourage de Sébastien Lecornu.

"On est très loin de la fumée blanche... Il ne dit rien sur le casting", abonde un député de droite qui connaît bien le Premier ministre.

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Les agriculteurs se mobilisent et souhaitent être reçus par Sébastien Lecornu

Une centaine d'agriculteurs et quelques tracteurs se sont installés devant le château de Versailles, dans les Yvelines, répondant à l'appel de FNSEA et des Jeunes Agriculteurs.

Présent, le président de la FNSEA a déclaré vouloir "attirer l'attention du chef de l'État" sur l'accord UE-Mercosur ou les droits de douane américains.

Le nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, "doit nous recevoir urgemment et faire en sorte qu'on soit capable de redonner un cap pour notre agriculture" car "le questionnement est grand dans nos fermes", a ajouté le président de la FNSEA.

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"Aucun traitement de faveur": à quoi va ressembler le quotidien en prison de Nicolas Sarkozy?

Nicolas Sarkozy connaîtra la date de son entrée en détention le 13 octobre prochain, jour où il est convoqué au parquet national financier.

De par son statut et son âge avancé, l'ex-chef de l'État sera placé dans un quartier destiné aux personnes vulnérables. Surface des cellules: 9m2.

"Il aura sa douche en cellule, le frigo, la télé, comme tous les autres détenus. Il n'y aura aucun traitement de faveur", explique au micro de BFMTV, Hugo Vitry, secrétaire local FO Justice à la maison d'arrêt de la Santé.

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"Humiliation", "déshonneur", "choc": les réactions de la presse internationale

Le visage de Nicolas Sarkozy s'affiche sur la une de tous les grands journaux. En Allemagne, le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung décrit l'ex-président comme "un poison pour la démocratie". Il a "sapé les principes républicains en s'attaquant aux juges" (...). Maintenant, le bling-bling, c'est fini".

La condamnation de Nicolas Sarkozy constitue pour d'autres "une défaite contre la justice", souligne le journal allemand conservateur Die Welt, malgré la "voix influente" de l'ancien locataire de l'Élysée "auprès de nombreux sympathisants de la droite".

De l'autre côté de l'Atlantique, la presse américaine n'est pas plus tendre. Le New York Times évoque le "coup le plus sévère porté à l’héritage de Nicolas Sarkozy". Il s'attarde enfin sur les mots du juge lors du procès d'hier: un "acte extrêmement grave", de nature à "saper la confiance des citoyens envers ceux qui les représentent".

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"Les magistrats n'ont pas de tableau de chasse" assure le secrétaire général adjoint de l'Union syndicale de la profession

Aurélien Martini, secrétaire général adjoint de l'Union syndicale des magistrats exprime son inquiétude après la sortie de Marine Le Pen affirmant que ces derniers avaient un "tableau de chasse auquel ils veulent pouvoir afficher quelques politiques".

"C'est extrêmement dangereux de dire cela et inquiétant que certains le croient. (...) Les magistrats n'ont pas de tableau de chasse", fustige Aurélien Martini.

Jean-Michel Darrois confirme la présence de la présidente du tribunal dans une manifestation contre Nicolas Sarkozy en 2011 mais "ne veut pas croire que ça ait pu influencer sa décision"

L'avocat de Nicolas Sarkozy confirme que "oui", la présidente du tribunal ayant condamné hier l'ex-chef de l'État a participé à une manifestation contre Nicolas Sarkozy en 2011.

"Je veux respecter la justice, je ne veux pas croire que ça ait pu influencer sa décision. Maintenant, je comprendrais que d'autres le pense", ajoute Jean-Michel Darrois.

Le tribunal était composé de trois magistrats qui ont pris une "décision collégiale".

Nicolas Sarkozy ne demandera pas la grâce présidentielle "parce qu'il veut démonter son innocence"

L'avocat de Nicolas Sarkozy fera "en sorte que sa détention soit la plus courte possible", assure ce dernier sur BFMTV-RMC ce matin.

Pour autant, "ce n'est pas dans sa mentalité de demander la grâce (présidentielle) parce qu'il veut démonter son innocence", assure Jean-Michel Darrois.

L'avocat de Nicolas Sarkozy "n'en revient toujours pas" près de 24 heures après la condamnation

Jean-Michel Darrois, avocat de Nicolas Sarkozy, dénonce sur BFMTV-RMC la façon "perverse" dont a été annoncée la condamnation de Nicolas Sarkozy.

Les relaxes de l'ex-président sur les "accusations les plus graves" ont d'abord été annoncées, détaille l'avocat, avant que celle sur l'association de malfaiteurs ne vienne à la fin de l'énoncé de la condamnation.

"On se disait 'ça ne peut pas être grave', et patatrac: cinq ans. On a tous été stupéfaits (...) Je n'en reviens toujours pas", assure ce dernier.

L'avocat de Nicolas Sarkozy juge sa condamnation "mal fondée en droit" et "choquante"

Jean-Michel Darrois, avocat de Nicolas Sarkozy, assure sur BFMTV-RMC que la décision d'hier "est mal fondée en droit" et "choquante".

"Ni le financement illégal de la campagne (de 2007), ni la corruption" n'ont été démontrés, rappelle l'avocat sur notre antenne.

Le RN "attend" et "n'a pas la censure pavlovienne" comme LFI défend Sébastien Chenu

Le vice-président du Rassemblement national assure sur BFMTV-RMC que le parti à la flamme ne "censure pas tout ce qui bouge" et "n'a pas la censure pavlovienne" comme LFI.

Son groupe "attend" de voir les propositions de Sébastien Lecornu avant de décider de censurer le (futur) gouvernement ou non.

Sébastien Chenu affirme que pour l'heure aucun rendez-vous n'est fixé entre les représentants du RN et le Premier ministre pour des discussions.

Sébastien Chenu considère les élus LR comme des "sacrés faux-culs"

Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national, juge sur BFMTV-RMC que les élus des Républicains sont des "sacrés faux-culs" au sujet de l'exécution provisoire d'une peine de prison.

"Quand c'est Marine Le Pen pas de problème, quand c'est Nicolas Sarkozy finalement ils considèrent que l'exécution provisoire pose problème", s'offusque ce dernier.

Le vice-président du RN dénonce une justice "qui a envie de se payer des politiques souvent marqués à droite"

Le vice-président du Rassemblement national note sur BFMTV-RMC une justice "qui a envie de se payer des politiques, souvent marqués à droite".

Sébastien Chenu cite Hubert Falco, ex-maire de Toulon condamné à une peine d'inéligibilité avec exécution provisoire. "Cette exécution provisoire, pas obligatoire, pose un vrai problème et pose une question de droit sur lequel le législateur devrait se pencher", poursuit-il.

La justice "désespère" Sébastien Chenu et dénonce "la politisation d'un certain nombre de ses magistrats"

Sébastien Chenu, député RN du Nord, rappelle qu'il a "confiance" dans la justice mais note que par "la politisation d'un certain nombre de ses magistrats" et des décisions jugées "impartiales", cette dernière "donne le bâton pour se faire battre" et le "désespère".

Sébastien Chenu soutient que "la vengeance remplace la justice"

Sébastien Chenu, député RN du Nord, estime sur BFMTV-RMC que "la vengeance remplace la justice" après la condamnation de Nicolas Sarkozy.

L'exécution provisoire d'une peine "ruine le deuxième degré de juridiction", estime le vice-président du Rassemblement national.

Une grâce présidentielle pour Nicolas Sarkozy? Henri Guaino juge l'idée "pas absurde sur l'exécution provisoire"

Henri Guaino, ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l’Élysée, juge sur RTL qu'il est "possible et serait sain" de gracier l'ancien chef de l'État au lendemain de sa condamnation.

"Pas absurde qu'il soit gracié sur l'exécution provisoire", précise ce dernier.

Henri Guaino dénonce "un coup d'État judiciaire"

Le jugement prononcé hier à l'encontre de l'ancien président de la République "est un coup d'État judiciaire", fustige sur RTL Henri Guaino, ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l’Élysée.

"Aujourd'hui, je n'ai plus confiance dans la justice de mon pays", poursuit ce proche de l'ex-chef de l'État.

La condamnation de Nicolas Sarkozy est "l'apothéose du jugement sans preuve" pour Henri Guaino

Henri Guaino, ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l’Élysée, estime sur RTL que la condamnation de l'ancien président est "d'une gravité exceptionnelle" et "l'apothéose du jugement sans preuve".

Sébastien Chenu est l'invité du "Face-à-Face" à 8h30

Le député RN du Nord et vice-président du parti d'extrême droite Sébastien Chenu sera l'invité du "Face-à-Face" à 8h30 sur BFMTV et RMC.

Plusieurs personnalités de droite ont apporté leur soutien à l'ancien président

À droite, plusieurs élus ont volé au secours de Nicolas Sarkozy, à l'instar du président des députés LR Laurent Wauquiez qui a partagé sa "reconnaissance" envers l'ex-chef de l'État "qui a tant donné à notre pays".

De son côté, le président Les Républicains du Sénat Gérard Larcher a partagé son "questionnement grandissant" sur "l'exécution provisoire" des peines.

Brice Hortefeux se dit "affecté et en colère" sur BFMTV après sa condamnation

Sur BFMTV, Brice Hortefeux s'est dit "affecté et en colère" après sa condamnation, expliquant qu'il n'y a eu "aucun enrichissement personnel", qu'"il a été établi qu'il n'y a eu aucune corruption" et "pas de preuves de financement".

L'ancien ministre de l'Intérieur a été déclaré coupable d'association de malfaiteurs et a été condamné à deux ans de prison pouvant être aménagés avec un bracelet électronique avec exécution provisoire et devra payer 50.000 euros d'amende.

Condamné à cinq ans de prison, Nicolas Sarkozy ira en prison

Bonjour à tous et bienvenue sur ce direct consacré à l'actualité politique, au lendemain de la condamnation de Nicolas Sarkozy. L'ancien président a été condamné à cinq ans de prison avec mandat de dépôt à effet différé avec exécution provisoire dans l'affaire dite "libyenne" du financement présumé de sa campagne présidentielle en 2007.

L'ex-chef de l'État sera convoqué le 13 octobre par le Parquet national financier pour connaître les modalités de son incarcération.