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Une "volonté de nuire" à Brigitte Macron: jusqu'à six mois de prison ferme pour ses cyberharceleurs

BFM C.L. avec AFP
La Première dame Brigitte Macron à Paris le 17 juillet 2025

La Première dame Brigitte Macron à Paris le 17 juillet 2025 - Photo par ALAIN JOCARD / AFP

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Le procès de ces dix personnes s'était tenu en octobre dernier devant le tribunal correctionnel de Paris. Elles avaient relayé sur les réseaux sociaux des insultes et fausses informations. Une rumeur est alors devenue mondiale, selon laquelle la femme du président français serait une femme transgenre.

La fausse information a fait le tour de la planète. Les cyberharceleurs de Brigitte Macron, accusés d'avoir diffusé ou relayé insultes et rumeurs liées à son genre et à son écart d'âge avec le président, ont été condamnés ce lundi 5 janvier à Paris à des peines allant jusqu'à six mois de prison ferme, la plupart écopant de sursis.

Huit prévenus ont été condamnés à des peines de quatre à huit mois de prison avec sursis en raison d'une "volonté de nuire à la plaignante", dans des "termes malveillants, dégradants et insultants" sur sa "prétendue pédocriminalité", a détaillé le président du tribunal, Thierry Donnard. La peine de six mois de prison ferme a été prononcée contre un des prévenus en raison de son absence à l'audience.

Parmi les personnes condamnées, Aurélien Poirson, aussi surnommé Zoé Sagan, a écopé de 8 mois de prison avec sursis ainsi qu'un stage de sensibilisation au respect des personnes dans l'espace numérique. Son compte sur les réseaux sociaux est par ailleurs suspendu. Amandine Roy a été condamnée à 6 mois de prison avec sursis, avec les mêmes peines complémentaires que pour Aurélien Poirson.

"Dégradation des conditions de santé"

Des peines de prison de trois à 12 mois avec sursis et des amendes allant jusqu'à 8.000 euros avaient été requises à l'encontre des dix cyberharceleurs. Les réquisitions les plus lourdes avaient été prononcées à l'encontre de trois prévenus: la médium Amandine Roy, le galeriste Bertrand Scholler et Aurélien Poirson-Atlan, alias Zoé Sagan, désignés comme des "instigateurs" de l'infox, selon le procureur Hervé Tétier.

Au procès, la fille de Brigitte Macron s'était exprimée, dénonçant la "haine" à l'encontre de sa mère. Tiphaine Auzière avait également regretté la "remise en cause systématique" de "son identité, son sexe" et "sa probité". Elle avait par ailleurs déploré une "dégradation des conditions de santé" de sa mère, cible de cette fausse information mondiale.

"Ce tourbillon (de messages), qui ne s'arrête jamais, a un impact croissant sur (les) conditions de vie" de Brigitte Macron et son état de "santé", avait détaillé l'avocate de 41 ans.