Déjà 70 évasions de détenus recensées en 2025, dont 22 lors de permissions de sortir

Photo d'illustration d'une prison. - AFP
Une permission qui ne fait pas l'unanimité. La justice a autorisé un ancien narcotrafiquant détenu dans le quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) à quitter sa cellule, ce lundi 24 novembre, pour un rendez-vous professionnel en vue de sa réinsertion.
Des syndicats se sont insurgés contre une décision "absurde" et le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a indiqué qu'il allait présenter début 2026 un texte de loi pour "revoir" le "cadre législatif".
Quelques jours après qu'un détenu s'est échappé lors d'une sortie au planétarium de Rennes, la polémique pose aussi la question du risque d'évasion.
Des chiffres faibles mais constants
Les évasions sont assez fréquentes et relativement constantes même si elles ne concernent qu'un très faible pourcentage de détenus sur les 83.500 qu'abritent les prisons françaises, selon des chiffres de la Direction de l'Administration pénitentiaire transmis à BFMTV.
Sur l'année 2025, les autorités ont déjà constaté l'évasion de 70 détenus, soit 0,0008% des personnes incarcérées. Ce chiffre était de 63 en 2024 et de 82 en 2023.
Cette année, 22 détenus se sont évadés alors qu'ils étaient sous la garde d'agents pénitentiaires et 48 se sont évadés alors qu'ils n'étaient pas escortés. Par ailleurs, sur ces 70 détenus, 22 se sont évadés dans le cadre de permissions de sortir.
Concernant l'ancien "baron" de la drogue incarcéré à Vendin-le-Vieil qui se rend ce lundi en région lyonnaise pour rencontrer un potentiel employeur, il ne sera pas "escorté", a précisé son avocate sur BFMTV. Mais la Direction nationale du renseignement territorial (DNRA) est toutefois mobilisée pour le suivre, a appris BFMTV.












