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Une affiche accuse Valérie Pécresse de complicité de "génocide" à Gaza, son entourage dénonce une "infamie"

BFM Nicolas Dumas, avec Alexis Lalemant
La présidente de région Valérie Pécresse lors de la commissions permanente de la région Île-de-France le mercredi 31 janvier 2024.

La présidente de région Valérie Pécresse lors de la commissions permanente de la région Île-de-France le mercredi 31 janvier 2024. - Région Île-de-France / Capture d'écran Youtube

INFO BFM Paris-Île-de-France. Valérie Pécresse indique vouloir porter plainte pour diffamation, à la suite de la découverte d'une affiche placardée à Paris, l'accusant de "finance(r) un génocide".

"Une infamie et une cible dans le dos". Voilà comment l'entourage de Valérie Pécresse, dénonce auprès de BFM Paris Île-de-France les accusations de participation indirecte à "un génocide" sur une affiche découverte dans les rues du quartier de Barbès à Paris.

Sur cette affiche, on peut voir une photographie de la présidente de la région Île-de-France avec un bandeau "Stop au génocide", l'accusant de complicité et de "finance(r) un génocide avec notre argent". Cette inscription fait référence à la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza contre le Hamas.

"Cette décision de Pécresse démontre bien que pour elle, toutes les vies ne se valent pas", est-il écrit.

"Mise en danger de la vie d'autrui"

Les accusations lancées à l'encontre de la présidente de la région Île-de-France interviennent alors que fin 2023, la région Île-de-France a accordé une subvention de 125.000 euros à une ONG israélienne nommée Latet. Sur son site internet, l'organisation explique venir "en aide au peuple d'Israël et aux forces de sécurité sur la ligne de front avec des kits de soins d'urgence contenant de la nourriture et des produits d'hygiène".

"La Région Île-de-France a saisi le Fonds social juif pour avoir confirmation que les 125 000 euros qu'il a versés à l’association humanitaire Latet sont utilisés conformément au rapport voté par le Conseil régional, c'est à dire une aide aux populations civiles, ce que le Fonds social juif a confirmé. Aucun euro n’est allé au financement de Tsahal ni au financement du Hamas. La vocation de l’aide de la Région est purement humanitaire, elle va exclusivement au soutien des populations civiles victimes de la guerre", avait indiqué la région IDF dans un communiqué de presse en décembre. 

A la suite de ces accusations, qualifiées de "mise en danger de la vie d'autrui" par son entourage, Valérie Pécresse a indiqué vouloir porter plainte pour diffamation. L'ex-candidate (LR) à l'élection présidentielle de 2022 a d'ailleurs procédé à une demande de protection fonctionnelle de la région le 11 mars dernier, selon les informations de BFM Paris Île-de-France.

De multiples aides financières votées ces derniers mois

Cette demande devrait être approuvée en commission permanente la semaine prochaine par la région Île-de-France et lui permettrait une prise en charge de tous les frais de procédure par la région dans le cadre de cette action en justice pour diffamation.

"Il s’agit d’une accusation extrêmement grave et totalement mensongère dépassant la simple polémique politique", est-il notamment écrit dans l'exposé des motifs du rapport de la région pour la demande d'attribution de la protection fonctionnelle à Valérie Pécresse.

En février dernier, la région a voté une aide de 100.000 euros à destination de l'Unicef pour venir en aide aux enfants victimes dans les territoires palestiniens. Une somme qui faisait suite à une première subvention de 500.000 euros accordée en novembre 2023.

Cette dernière était destinée aux besoins de première urgence et de première nécessité à destination des victimes israéliennes des attentats terroristes du Hamas du 7 octobre, par le biais des ONG Maguen David Adom et Latet. Une somme de 250.000 euros était aussi prévue pour aller à destination des populations civiles palestiniennes via les ONG Acted et Croix Rouge.

La région précise à BFM Paris qu’il "y aura bien une plainte en diffamation et mise en danger d’autrui".