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"Nuit calme" à Corbeil-Essonnes, après plusieurs épisodes de violences urbaines

BFM F.B. avec AFP
Vue d'une barre d'immeubles de la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes, le 20 mars 2020

Vue d'une barre d'immeubles de la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes, le 20 mars 2020 - Maryam EL HAMOUCHI © 2019 AFP

Jeudi dernier, deux frères ont été interpellés par la police pour rodéo urbain et violences envers les forces de l'ordre. Lors de cette arrestation musclée, leur mère a été repoussée avec du gaz lacrymogène par un policier, alors qu'elle se dirigeait vers l'un de ses fils, plaqué au sol.

La nuit de mardi à mercredi a été "calme" à Corbeil-Essonnes (Essonne), a indiqué la police à l'Agence France-Presse (AFP), après cinq nuits consécutives de violences urbaines dans le quartier sensible des Tarterêts.

Ce mercredi matin, "aucun incident" n'avait été enregistré par la police à Corbeil-Essonnes, à 39 km au sud de Paris, selon la même source. "Ça a été la première nuit calme depuis jeudi dernier", a commenté Jennifer Lattay, commissaire divisionnaire, restant toutefois prudente sur la "durabilité" de cet "épisode de repos".

Jeudi dernier, aux Tarterêts, deux frères, qui seront jugés en janvier, ont été interpellés par la police, pour rodéo urbain et violences envers les forces de l'ordre. Lors de cette arrestation musclée, leur mère a été repoussée avec du gaz lacrymogène par un policier, alors qu'elle se dirigeait vers l'un de ses fils, plaqué au sol.

"La colère de nombreux jeunes"

Cette scène, filmée et largement diffusée sur les réseaux sociaux, "a déclenché la colère de nombreux jeunes de tous les quartiers de la ville de Corbeil-Essonnes, entraînant des nuits d'émeute", a alors expliqué à l'AFP Azdine Ouis, responsable d'un collectif d'associations locales.

Une colère qui s'est aussi répandue à d'autres villes du département, également théâtre de violences urbaines.

La police a notamment été visée par des tirs de mortiers d'artifice et des jets de boules de pétanque, déplorant deux blessés légers dans ses rangs. Quatre interpellations ont eu lieu.

Des réunions prévues pour apaiser les tensions

Selon la préfecture, le policier ayant utilisé du gaz lacrymogène à l'encontre de la mère de famille n'avait pas "conscience à ce moment-là qu'il s'agissait de la mère". Ce fonctionnaire, "se sentant en danger" a utilisé "à une reprise et pendant un bref instant du gaz lacrymogène pour la repousser", a insisté la préfecture auprès de l'AFP.

Pour calmer la situation, la mairie de Corbeil-Essonnes a organisé dès lundi une rencontre entre mères du quartier des Tarterêts et des policiers. D'autres rencontres doivent avoir lieu.